D’égoût et des couleurs

Signe des temps, même le plus trivial des quotidiens est source d’inspiration pour les designers. Si vous faites partie de ceux que les plaques d’égoût invitent au voyage dans l’imaginaire poétique de Pont-à-Mousson, vous ne serez pas étonnés d’apprendre que ces aménagements urbains peuvent également investir nos maisonnées.
Délicieuses et originales, ces plaques d’égoût en forme de coussin – ah non, pardon, c’est l’inverse – imaginés par les prodigieux designers de Fred,n’ont pas leur pareille pour mettre un peu d’humour sur une chaise un peu terne. Et comme il est de bon ton d’interdire d’interdire, rien ne nous empêche d’en faire de moelleux tapis de sol ou de jeux et d’avoir ainsi un prétexte tout trouvé pour dérober insidieusement les jeux de construction de vos petits et vous transformer en un spécialiste de la voirie efficace et inspiré.

Et pour un total look à la gloire de nos sous-sols urbains, vous pouvez même donner le la de vos inspirations citadine dès le seuil de votre demeure, avec ces paillassons circulaires imitation plaque d’égoût frappés aux lettres de votre cité de prédilection (quoiqu’il ne faille pas être amoureux de Stockholm ou Kuala Lumpur, à ce jour, vous pouvez vous imaginer être à Londres, New York ou Paris). Il est en pneu recyclé, comme son lointain cousin de chez Nanimarquina, et rend hommage à toutes les inventions qui refusent le gaspillage.


Petit bémol cependant, je ne suis pas foncièrement convaincue de la haute fonctionnalité d’un paillasson rond… à moins d’avoir une porte concave… avis aux créateurs.

Ultime hommage – floral cette fois – à la DDE : ce vase-plot en céramique très astucieux, idéal pour tous les lofts et intérieurs inspirés du design industriel.

A bientôt pour de nouvelles tendances déco…

J’veux du soleil (2) : mens sana in balneariis sanis

Suite de notre grande série sur l’influence d’une déco réussie sur nos humeurs matinales, aujourd’hui :

les ablutions du matin.

Si comme moi vous possédez une chaudière à gaz vieille génération, vous connaissez le cruel dilemme entre la douche écossaise et le supplice de l’ébullition… ce choix cornélien suffisant à gâcher la plupart de mes matinées, j’essaie d’agrémenter ma salle de bain de façon à avoir le coeur et l’esprit occupés par d’autres considérations.
Et c’est au niveau de l’éclairage que – comme toujours souvent – tout se joue… Difficile, dans une salle de bain, de ne pas rapidement sombrer dans le kitsch, si vous avez comme moi passé de longs moments à arpenter les rayons luminaires des magasins en quête d’une applique qui ne rappelle pas irrémédiablement le coin douche d’un hôtel des années 30, vous comprenez sans doute mon tourment.

Comme si souvent, le salut est transalpin, je ne vois guère qu’Artemide pour sauver les apparences… Rondes ou carrées, ses appliques résistantes à l’humidité sont idéales pour les pièces d’eau et les esprits scientifiques ou littéraires. Cela change des éternels plafonniers en papier pliables…

Naturellement, il reste toujours un peu compliqué de se démarquer totalement dans le domaine de la salle de bain : quoi que l’on fasse, les pré-requis indispensables sont peu ou prou identiques, lavabos, douche/baignoire/meuble(s) de rangement/serviettes-jetées-en-vrac-pour-s’imprégner-d’humidité…
Mais il semblerait que la folie des loisirs créatifs touche de plus en plus sûrement le monde du design ; j’ai très récemment découvert un lavabo qui réjouira les plus audacieux – et fortunés – d’entre nous qui n’est pas sans rappeler les dessous de plat à décorer soi-même, vous savez, ces modèles en double vitrage avec des petits compartiments que l’on peut agrémenter à l’envi de mille et une petites choses. Voici une version géante un modèle 100% transparent en verre (très résistant) de chez Italbrass, non seulement très élégant, mais aussi formidablement subversif puisqu’il peut faire office d’aquarium…

Tout est prévu, des ouvertures au sommet amovible, de l’éclairage au filtre, pour animer la salle de bain…

Si le fait de vous démaquiller au-dessus d’un vivarium vous dérange – moi-même ne suis pas sûre d’y trouver mon compte -, il est également possible d’agrémenter ce lavabo de sable et de fleurs séchées, de coquillages, de billes, de plantes, ou de souvenirs de vacances.

Une idée qui fera sans doute son chemin… je parie une boîte de chocolat que ce genre de trouvaille configurable au gré de ses humeurs fera son chemin dans plus d’une pièce de la maison.

C’est en tout cas une manière diablement originale de distinguer sa salle de bain et de prendre plaisir à y pénétrer, même après une nuit trop courte.

Mais l’agrément peut prendre des formes plus accessibles, et sur ce point, je continue de penser que les accessoires ont un rôle fondamental à jouer. Un écueil à éviter cependant : le foisonnement outrageux (il n’est pas nécessaire de muer la pièce en gadget-mobile). Mais quelques menus objets pratiques et originaux auront le don d’égayer votre espace tout en favorisant son organisation.
Un petit exemple sympathique (attention, esprits pudibonds s’abstenir) : ces amusantes patères Fifi et Fafa imaginées par Banal Extra détournant de façon coquine les attributs masculin et féminin pour accueillir peignoirs et draps de bain.

Vulgaire? point du tout, regardez bien ces lignes naïves, ce design sobre, ces couleurs unies, il y a beaucoup d’humour et de détachement dans ces objets, et de quoi forcer l’admiration de vos amis, qui, eux, n’oseraient jamais pareil trait d’humour.

Ne désespérez pas si vous êtes plus fleur bleue, à vous aussi, élégance et légèreté sont accessibles! Il suffit de peu de chose pour conférer à une pièce d’eau un petit air frais et joyeux, par exemple une bonde originale créée par Funtastique Plastique, à l’image de ce bouchon de bain fantaisie à flotteur en forme de bateau.

Il n’est pas craquant, ce petit bateau digne de nos meilleurs pliages d’enfant ?

Autre bonne idée, champêtre celle-ci, avec ce véritable organiser de lavabo en caoutchouc vert de chez Umbra, qui avec ses longs fils imitation herbage est idéal pour entreposer brosses à dents et dentifrices pour petits et grands.

Et pour défier les lois de l’apesanteur et avoir en toute circonstance des serviettes propres et bien pliées à disposition, je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir, toujours chez Umbra, le porte-serviette invisible, véritable étagère murale intelligente pourvue d’une fine lamelle dans laquelle se glisse le drap de bain, créant un support stable et unique, donnant l’impression de flotter dans les airs à la manière d’un ravissant tapis volant.

Adieu mauvais matins, la salle de bain devient une pièce design à part entière !

A bientôt pour de nouvelles aventures déco….

J’veux du soleil (1) : lève-toi et marche

Changement d’heure et climat automnal, voilà qui n’est pas forcément pour donner l’envie de quitter gaillardement son nid lit douillet pour arpenter couloirs frisquets, cuisines gelées et salles de bain glaçantes…. Si certain(e)s d’entre vous ont des idées pour mettre de la bonne humeur et de la chaleur dans nos cabines de douche, qu’ils se fassent connaître!

Je n’ai évidemment pas attendu mon âge avancé et l’aventure de ce blog pour tâcher de rendre plus agréables mes lever… reste que mes efforts n’ont pas toujours porté leurs fruits, j’entends par là que je ne saute pas forcément de mon lit en entonnant un chant à la gloire des “réveils en beauté”…

Je m’emploie cependant à faire de ce moment matinal délicat le prélude à une journée réussie, dont voici, humeur et idées déco à l’appui, les différentes étapes cruciales

déco du matin, tout va bien

déco du matin, tout va bien

Première étape : le petit déjeuner, pas toujours évident quand tout est sombre et froid… autant tâcher de se réchauffer au plus vite, et pour ce faire, rien de tel qu’un bon thé.

Ah, le thé, une cérémonie à elle toute seule, les amateurs ne me contrediront pas… et pour un thé réussi, bien sûr, une eau idéalement chaude (entre 70 et 95°C selon les types de thé) est de rigueur

J’ai découvert avec émerveillement la bouilloire sans fil des Américains de Morphy Richards. En l’espèce, rien de révolutionnaire dans le mécanisme, mais quel raffinement dans l’aspect… Je ne m’attarde pas sur ses lignes élancées, son design sobre et la fonctionnalité de son anse large et de son système sans fil, non, ce qui change tout avec cette bouilloire, c’est sa transparence éclairée… je m’explique : non seulement elle est en verre teinté transparent qui permet, pour une fois, de mesurer avec exactitude le niveau d’eau de l’appareil, mais surtout dispose-t-elle d’un sublime et astucieux système d’éclairage qui se met en route quand l’eau arrive à ébullition, et enveloppe la pièce d’un halo bleuté à la puissance hypnotique incomparable.

Rien de tel pour imaginer lagunes et chaleur même dans les plus polaires des cuisines

Pour le breuvage lui-même, je suis assez puriste, le thé nature fumé restant mon optimum… Heureusement, l’engouement croissant pour ce genre de breuvage a permis de largement relever le niveau et la qualité de ces feuilles à infuser. Pour tous ceux qui souhaiteraient découvrir l’inénarrable richesse du thé qui, tout comme le vin, dispose d’une infinité de crus et de saveurs, Tea Forté propose une assez bonne entrée en matière. Le packaging est séduisant et original, avec des sélections variées – “natures” ou aromatisées, quoique j’appartienne la catégorie des puristes qui considèrent qu’un thé aromatisé n’est déjà plus un thé – présentées dans de jolies pyramides, et des coffrets réellement réussis… autant de bonnes idées cadeaux en prévision d’un Noël approchant

Il existe en outre une grande inventivité dans le domaine des réceptacles de nos liquides chauds ou froids. J’aime beaucoup le design gentiment rétro des mugs et bols Menu, leur décoration géométrique et acidulée est un hommage au designer danois Verner Panton. Petit plus, la fabrication thermos qui permet d’éviter les brûlures tout en gardant nos breuvages bien au chaud.

Si vous êtes plutôt portés sur le café, sachez que mes amis (voir le premier article de ce blog) de Bosch, toujours à la pointe, ont élaboré une cafetière digne des plus rutilants des zincs, qui propose en un tournemain la quintessence du café franchement moulu… Je sais que nous sommes là à mille lieux des jolies dosettes en aluminium qui fleurissent au rayon café de nos grandes surfaces et des machines idoines les perforant avec amour, mais, sans même tenir compte de la question environnementale soulevée par lesdites capsules, y a-t-il réellement une comparaison possible – n’en déplaise aux fans de George – entre un percolateur quasi-professionnel et un pseudo-gadget galvaudé ?

Reste cependant un souci de taille pour les moins du matin d’entre nous : celui de la lumière blafarde qui ne manque souvent pas d’aveugler nos petits yeux fatigués. Il est toujours compliqué de trouver un juste milieu entre un éclairage tamisé délicat mais peu performant et la puissance aveuglante d’un néon… A cœur vaillant, rien d’impossible, Laurent Baulé a créé une suspension dont la forme me rappelle un peu celle d’un butagaz de camping, et qui agit comme un filtre salvateur pour mettre de la gaité dans nos ampoules et un effet disco réjouissant dans nos cuisines.

Adieu réveils moroses, une journée réussie ne peut que commencer !

Rendez-vous très prochainement sur ce blog pour la suite de mes aventures déco du matin… prochain épisode : l’art de vivre dans ma salle de bain.

Ménagons-nous

des poubelles qui inspirent

des poubelles qui inspirent

Ce qu’il y a de frustrant à côtoyer au quotidien l’univers du design, c’est de déceler assez rapidement que, faute de bourse suffisamment approvisionnée, de place ou tout simplement de réel besoin, les mille et unes sémillantes inventions de la mode des objets restent pour la plupart hors de portée. J’ai par exemple récemment pris toute la mesure de la beauté fonctionnelle des poubelles Brabantia, en particulier des modèles Touch Bin qui depuis n’ont de cesse de me faire regarder avec un profond mépris ma ridicule poubelle en plastique. Malheureusement pour moi, celle-ci est encore en parfait état, et je ne suis pas si violente qu’il ne me vienne une pulsion mortifère à son égard. Mais quel effroi quand je la considère, avec son couvercle à pousser naturellement perméable à toutes les odeurs et les déchets collants. Et dire que j’ai été si heureuse lors de son acquisition, pour la première fois, j’avais le sentiment d’être en possession d’un réceptacle adéquat, vaste (30 Litres !) cylindrique, sobre enfin, qui me faisait rentrer dans la cours des grands en m’offrant de me livrer à des considérations sans fin sur les différentes marques de sacs poubelles et de ne plus me tenir à l’affût des sacs plastiques dont j’essaie par ailleurs de faire un usage des plus restreints, fausse bonne conscience environnementale oblige.

C’est donc avec une joie non dissimulée que j’ai désormais la possibilité de pallier ce manque en mesurant toute la nécessité qu’il y a à posséder une poubelle de salle de bain. Comme c’est un accessoire qui lui fait encore défaut, je n’ai pas à hésiter plus longtemps.

Cette note légère dissimule toutefois un vrai tourment intérieur pour l’amatrice d’entretien d’intérieur que je suis. Ne vous méprenez pas, j’ai évidemment plus de projets dans la vie que de vivre dans le ménage et les détergents, mais comme beaucoup, j’ai une petite tendance à la maniaquerie pour ce qui touche à la propreté, même si je ne prétends pas être irréprochable sur ce plan. Pour en revenir à mes tourments ménagers – qui rejoignent quelque peu mes difficultés au rangement rationnel de tout mon bazar -, je rêverais de renouveler intégralement tout ce qui peut participer de l’hygiène ménagère

Même cause et mêmes effets pour ce qui concerne la lessive… je n’ai pas à me plaindre puisque je dispose depuis peu d’un panier à linge sale tout à fait ravissant en bois et tissu qui serait parfait si sa qualité de fabrication relativement fantasque ne faisait se détendre les coutures pour le faire ressembler ressembler à son contenu : un amas de linge en désespérance. J’ai dans l’idée de doubler ce panier rudimentaire d’un second, plus solide sans doute – il n’y a pas que Brabantia dans la vie, visez un peu le modèle Vipp au design minimaliste irréprochable…

ceci n'est pas un thermos

ceci n'est pas un thermos

…Et de lui proposer une nouvelle destinée en le transformant en panier pour linge à repasser… car c’est bien joli de pouvoir cacher son linge sale, encore faut-il pouvoir faire de même une fois le linge propre et sec, tout le monde n’a pas la chance d’avoir une femme de ménage.

En dépit d’un équipement parfois lacunaire, j’essaie de tenir mon domicile à l’abri de la saleté. Je vous livre en bonus quelques petits trucs de nettoyage efficaces sans être trop agressifs pour l’environnement : vinaigre blanc (un grand classique) pour faire briller les chromes et éliminer le calcaire, et bicarbonate de soude pour blanchir l’émail. Toute la subtilité réside dans le fait de déposer la poudre en couche épaisse et de laisser agir quinze minutes avant de frotter et rincer. Résultat miraculeux garanti! Et pour la poussière, adoptez la glycérine : imprégnez votre chiffon de quelques gouttes de ce liquide un peu visqueux, la poussière est captée par le chiffon et vos meubles brilleront de mille feux. Si vous avez d’autres conseils de nettoyage ou des suggestions d’indispensables de l’entretien, n’hésitez pas à les laisser en commentaires!

Deep purple

Ayant toujours eu un goût prononcé pour toutes les variations de la gamme chromatique entre le violet et le lilas, j’ai plutôt tendance à me réjouir de la prise de conscience de la mode actuelle pour ces coloris trop souvent dénigrés… avec parfois un brin de nostalgie pour l’époque où ces tons pénétrants étaient encore confidentiels, j’avais alors encore l’illusion d’être au rang des happy fews détenant le bon sens inné du goût et de l’élégance :)
Avez-vous remarqué qu’après le vêtement, le mauve envahit l’intégralité des secteurs ayant de près ou de loin trait à l’ornement – je choisis à dessein ce terme un peu précieux qui est suffisamment vague pour concerner pléthore de domaines – ? Cela est si vrai d’ailleurs que même la pomme de terre vitelotte bleu violacé qui ne brille pas nécessairement par sa saveur se fait de plus en plus présente même dans la grande distribution – cf. le rayon chips de la plupart des enseignes.

produit de la pêche aux bonnes idées violettes

produit de la pêche aux bonnes idées violettes

Désormais, je me sens un peu comme un enfant dans un magasin de jouets, la tendance me permettrait presque d’offrir à mon appartement un total look placé sous le signe du pourpre.
Côté cuisine et arts de la table, la toute jeune marque Fous de dinette est à la page et propose toute une série d’accessoires et de linge de cuisine où le violet est à l’honneur… sans compter l’inventivité avec laquelle elle revisite assiettes et plats où batifole une ménagerie de silhouettes aux lignes très épurées qui permettent de réaliser une table originale, à la fois dépareillée et élégante. Je rêverais de combiner ces différents motifs pour un repas sur le thème de l’exotisme ou des végétaux ! … et d’y associer les calices mauves transparents de la dernière collection Cristal d’Arques… cette gamme néo-baroque de ce mastodonte de la verrerie me permet aussi de réviser mon jugement sur le caractère un peu galvaudé des Cristal d’Arques … j’avais un souvenir prégnant du kitch tordant des publicités de mon enfance, mea culpa.
Même les toilettes s’ouvrent à la noblesse violacée. Le constructeur Vipp décline depuis peu ses modèles. Outre une colorisation fort agréable des poubelles à pédale caractéristiques, une gamme de produits dérivée a vu le jour. Je trouve la gamme violette particulièrement réussie avec des tons presque fluorescents qui égaient une pièce capitale pour la maison et notre réputation.

Dans un registre moins accessoire, je remarque que le violet peut investir des dimensions plus conséquentes, chaises, poufs ou canapés par exemple. Les designers belges de Sit on It sont très créatifs dans ce domaine avec plusieurs gammes de coussins à microbilles qui sont à mille lieux de l’horrible pouf en poire des décennies passées – c’est une expérience personnelle, mais je me rappelle encore de l’héritage d’un pouf poire noir dont les coutures craquaient de partout et libéraient des jaillissements de microbilles qui se répandaient partout dans l’appartement. C’était très amusant au demeurant, mais beaucoup moins sympathique en terme de ménage, plusieurs années après, j’en retrouve encore dans l’aspirateur. Depuis, j’en ai conçu une sainte haine de ce genre de pouf. Avec Sit on it, le problème de la fontaine aux perles se pose moins, les coutures étaient réduites à la portion congrue. Parfaitement adaptable à la forme du corps, ces coussins semblent tout indiqués pour toutes les occasions, et bien sûr, Sit on It a eu la bonne idée de les décliner en un joli coloris mauve violacé.
Chez Nanimarquina aussi, le pourpre est à l’honneur. J’ai déjà dit tout le bien que je pensais de cette formidable créatrice espagnole et de sa démarche résolument éthique et équitable, bis repetitas donc, car non contente de réaliser de magnifiques tapis, Nanimarquina conçoit aussi des accessoires irrésistibles, comme les coussins en parallélépipède Zoom ou les poufs Tomato à la forme évocatrice. S’ils existent en plusieurs coloris, je fonds naturellement devant les modèles violets mats, qui me semblent conférer une réelle profondeur en même temps qu’une invitation au plaisir de la vie.

La liste pourrait être longue, et il n’est pas dit qu’elle ne s’allongera pas. Mais que les amateurs d’autres couleurs se rassurent, je ne suis pas exclusive, d’autres tons viendront.

Chaises hautes pour enfant : oser la classe

les enfants ne sont pas négligés par les designers, pour preuve, la nouvelle génération de chaises hautes aussi fonctionnelles qu'esthétiques

les enfants ne sont pas négligés par les designers, pour preuve, la nouvelle génération de chaises hautes aussi fonctionnelles qu'esthétiques

Jeunes parents – ils se reconnaîtront -, rendez service au bon goût et à vos petits, choisissez des chaises dignes de ce nom qui leur offre de savourer leurs repas dans un contexte idéal.
Je n’ai qu’un goût très modéré pour les chaises hautes en plastiques qui me font l’effet d’un Transformer croisé avec un tracto-pelle. Ce sont de véritables mastodontes souvent un peu criards qui, en plus de prendre une place invraisemblables, s’accommodent systématiquement le plus mal possible avec les cuisines et salons de leurs propriétaires.
Puisque le design fait une entrée massive dans les univers d’enfant, il serait malvenu de ne pas rendre hommage à des modèles aussi sécurisants que ravissants, variés aussi, qui peuvent convenir à toutes les ambiances ou presque…
Les Australiens de Mozzee ont même été jusqu’à imaginer un véritable nid à la touche délicieusement seventies. Cette chaise haute au piètement ajustable inspiré des tabourets de bar permet d’adapter la taille de la chaise pour que votre petit se joigne à toutes les occasions. Et puisqu’il revient à notre époque de mettre en valeur la protection et le cocooning de nos têtes blondes, son siège arrondi est furieusement dans l’air du temps. Côté sécurité, tout à été prévu pour un confort sans crainte : stabilité totale, harnais ajustable et garde-fou.
Ce qu’il a de désagréable avec les chaises hautes, c’est qu’ils sont rigoureusement indispensables tout en ayant une durée d’utilisation somme toute limitée… les petits ont en effet tendance à ne plus trop goûter le confort d’un siège où ils se sentent à l’étroit dès que les 2 ans approchent…. et l’avantage avec cette chaise toute en rondeur, c’est qu’elle se convertit en siège pour enfant dès les 36 mois révolus et ce jusqu’à l’entrée de votre petit à l’école primaire… ingénieux, n’est-ce pas?
Même principe avec les modèles plus classiques et formidablement raffinés des menuisiers allemands Sirch. Ils ont conçu deux modèles – l’un avec pied araignée, l’autre avec pied tulipe – très sobres entièrement adaptables pour tous les âges : chaque élément peut se retirer au fil des mois, et leur forme minimaliste permettent d’asseoir les enfants directement à table, au plus prêt de leurs mets préférés.
Et pour tous les bikers et leur progéniture, les créateurs de Bloom ont imaginé un délicieux ovni : une chaise haute qui soit en même temps un transat et un fauteuil, un investissement certain mais qui durera de la naissance à 6 ans… voire plus. Avec ses courbes qui la font ressembler à une heureuse rencontre du siège spatial et du fauteuil de dentiste, elle est sans doute à ce jour la plus fonctionnelle et la plus chic du marché.

Scotchant

Ahh, les stickers, que d’aucuns – puristes de la langue française – qualifieraient d’adhésifs, passion de tous les amateurs de déco à l’affût de toutes les tendances. Je suis fascinée par l’attrait croissant que ces petits accessoires suscitent depuis quelques années. C’est bien simple, les autocollants stylisés deviennent un quasi must-have de tout intérieur qui se respecte.
Personnellement, je reste circonspecte, comme beaucoup, je ne suis pas insensible aux charmes chatoyants de ces motifs qui ont l’avantage d’introduire un peu de profondeur dans des pièces trop blanches et austères… mais je ne m’aventurerais pas à y voir une révolution de l’esprit déco, d’autant que je continue de penser qu’ils trouvent une place privilégiée dans des espaces enfantins. Affaire de goût sans doute.
Si je pousse la réflexion un peu plus loin, je crois que je suis un peu gênée par le manque de relief de ces lisses apparats… un peu trop sages, un peu trop beaux pour être vrais.
Un modèle cependant ne me laisse pas indifférente : les adhésifs pour plafond imitation plafonnier, une fantaisie plutôt charmante qui pourrait satisfaire tous ceux qui désespèrent d’habiter un difficilement abordable “moulure-parquet-cheminée”.

Conçus par la très internationale et talentueuse graphiste Sofia Antonovich, ces stickers vinyles ajustables seyants à souhait ont le bon goût de la délicatesse et une élégance au juste croisement de la sobriété et du foisonnement.

L’imagination de Sofia Antonovich semble ne pas connaître l’angoisse de la page blanche, elle conçoit sans relâche depuis plusieurs années des autocollants pour quasiment toutes les pièces de la maison, des plus abstraits aux plus figuratifs : silhouettes, trompe l’oeil, fleurs, frises… tout y passe, et elle n’est pas la seule sur le créneau.
Dans un registre un peu différent, le collectif Cocobohème formé par Catherine Fouchard et Christian Mégevand a repensé le concept de tableau noir en imaginant des pense-bête ardoise autocollants en forme d’animaux ou de végétaux dont les silhouettes épurées ne peuvent pas laisser indifférent. Plaisants et fonctionnels, ils ont un je-ne-sais-quoi de douceur naïve qui explique sans doute assez la réussite consensuelle du produit.
Autrement plus subversif, le groupement Domestic s’oriente plus radicalement dans une esthétique à mi-chemin entre le néo-réalisme et le style comics. Dans ce cadre, l’artiste Geneviève Gauckler a développé une série fantasmagorique de gentils monstres et d’énigmatiques bonshommes pour décorer les chambres d’enfants, lesquels ont plutôt tendance à m’effrayer, mais qui ont une réelle épaisseur, du fait précisément de leur aspect étrange et inattendu.

Une chose est sûre, pour les amateurs du genre, le bonheur est parti pour durer.

un lustre et des monstres, de quoi occuper les après-midi d'automne

un lustre et des monstres, de quoi occuper les après-midi d'automne

Ranger la vie

Des boîtes de rangement comme on les aime

Des boîtes de rangement comme on les aime

Si vous faites partie de ceux qui ne font que rêver à un intérieur beau et net sans jamais accéder à cette aspiration élémentaire, ce sujet devrait vous intéresser. Comme vous, je suis une désorganisée-née, incapable en dépit de toute ma bonne volonté de ranger et archiver comme il se doit papiers, documents, magazines et autres bibelots. C’est bien simple, plus je m’y essaie, plus l’immensité de la tâche me désespère.
Le bon côté des choses, c’est qu’en contrepartie je suis toujours à l’affût du moindre accessoire qui me permettra de mettre un terme au capharnaüm ambiant. Je vous en particulier une passion absolue aux boîtes de rangement. Attention, pas ces boîtes en carton tristounettes et furieusement conventionnelles, non, je parle des véritables boîtes à archivage en dur, avec ou sans couvercle, mais dont la solidité laisse au moins espérer qu’on n’y entrepose davantage qu’un dossier et quatre enveloppes.
Toutes les occasions sont bonnes pour en acquérir une : une flânerie chez le papetier du coin, une ballade dans un centre commercial inconnu, une couleur, une matière attrayante… En bonne fashion victim de l’accessoire de rangement, je pourrais même désormais archiver l’histoire de mes trouvailles dans une nouvelle boîte…
Je m’interroge continuellement sur le bien-fondé et l’efficacité de cet engouement, avec les années, je dois reconnaître que mon petit plaisir a plutôt tendance à accumuler les problèmes qu’à m’épauler dans mon espoir de devenir un jour la gérante efficace de mon chez-moi. On ne se refait pas… dernièrement, j’ai complètement fondu devant une boîte pliable en simili-tissu achetée dans un grand magasin de bricolage à l’enseigne verte et blanche. Naturellement, cela n’a pas révolutionné les choses, tout s’accumule et se bouscule, mais au moins suis-je heureuse en ouvrant mon armoire de découvrir ce rangement fidèle déjà débordant de mille petites choses aussi inutiles qu’indispensables. A présent, ai-je vraiment envie de compléter le lot et de retourner acheter tous les coloris disponibles? Pas si sûr…

Alors, naturellement, quand j’ai découvert l’existence des boîtes de rangement en cuir Calligaris – tant de beauté suave en un si petit objet, le designer ne pouvait être qu’italien – mon sang n’a fait qu’un tour et mon cœur à tremblé. Une nouvelle tentation s’offre à moi avec la promesse d’une addiction durable. Élégantes, sobres, spacieuses, solides, il semblerait qu’elles rassemblent beaucoup de qualité… Je n’ai pas encore franchi le pas de l’achat, pour une fois le prix est tout de même plus conséquent – mais ma paix intérieure ne vaut-elle pas un véritable investissement? -, mais il est fort à parier que je ne saurai pas longtemps résister à cette tentatrice à manipuler qui libérera les trésors de mon imagination pour inventer la bonne tenue de mes affaires… Verdict après expérience !

Les pieds dans le tapis

Nani Marquina ou la douceur de vivre

Nani Marquina ou la douceur de vivre

En règle générale, les tapis ne m’inspirent guère. Véritables usines à poils et à poussière, pouponnières à miettes – vous avez remarqué que plus nous les secouons et aspirons, plus ils semblent regorger de délicieuses surprises? -, ils sont aussi les réceptacles privilégiés de toutes sortes de liquides, de préférence collants…
Ils ne trouvent guère plus grâce à mes yeux au niveau de leur effet ornemental, se rapprochant plus du moment kitch incontournable que de l’objet de déco indispensable… Mais la créatrice espagnole Nani Marquina me confronte avec grâce à tous ces a priori. Premier choc pour la sceptique que je suis : pour la première fois, ces tapis me font l’effet d’une grâce esthétique hors du commun. Beaux voire sublimes, ils incarnent à eux seuls le bon goût et la douceur à laquelle nous aspirons – je l’imagine – tous. Deuxième choc : au-delà de cette réussite, je découvre l’engagement de Nani Marquina et de sa société contre le travail des enfants et sa participation assidue aux programmes de coopération régulés que l’on traduit souvent par le terme de “développement durable”. Si les inventions sont multiples et toutes plus raffinées les unes que les autres, l’investissement est de son côté radicalement citoyen. Les créations Nanimarquina sont réalisées à la main, notamment en Inde et au Pakistan, encourageant ainsi l’activité économique locale et promouvant de fait des techniques et savoir-faire réputés – j’ai beau ne pas trop aimer les tapis, je suis au courant de l’héritage tisserand et de la réputation d’une certaine région du monde en ce domaine.
J’ai particulièrement apprécié la série presque tri-dimensionnelle Little Field of Flowers, aux couleurs qui peuvent rappeler les quatre saisons, particulièrement charmante avec ses motifs cousus en forme de feuilles et de fleurs. Une création très originale m’a également plu, celle d’un tapis composé à partir de pneu de vélos recyclés… Une démarche originale!
Serais-je sur la voie de la réconciliation avec le commun des mortels? Quoi qu’il en soit, j’ai d’ores et déjà trouvé une marque à surveiller et à admirer, en espérant que de nouvelles collections verront bientôt le jour.

Toutou you too – le chien dans le design: de l’art et du cochon

Quand l'univers canin inspire le design

Quand l'univers canin inspire le design

Avez-vous remarqué combien nos compagnons à quatre pattes inspiraient les créateurs du moment? Qu’il s’agisse du fond, de la forme ou de l’usage, la référence animale, en particulier canine, est constante…

Naturellement, un certain nombre de ces réalisations, quoique d’un caractère révolutionnaire relatif, ne peuvent pas ne pas être plaisants, voire attachants, voire indispensables, à l’image de plusieurs doudous repérés au gré de mes flâneries. La société Anima Peluches, spécialisée dans la fabrications de peluches ultra réalistes, a évidemment investi sur l’aspect attachant et sécurisant du meilleur ami de l’homme en version inoffensive et furieusement douce. Mais j’ai plus encore craqué devant les doudous en crochet de la créatrice néerlandaise – son nom ne l’indique pas! – Anne-Claire Petit.
Cette femme propose une véritable ménagerie de jouets petits et grands, tricotés main et en coton bio… mais elle semble avoir été gagnée par la fièvre canine, et a le mérite de proposer des modèles de toutous un peu différents de ceux que l’on rencontre habituellement, comme les bassets ou les terriers, le tout déclinable en plusieurs tailles et coloris, des plus sages aux plus psychédéliques…

Mais le meilleur ami de l’homme inspire bien au-delà des accessoires pour enfants, à l’image des designers déjantés de Normann Copenhagen qui ont eu l’idée d’un cache-câbles ma foi assez élégant et astucieux en forme de chien. Si le côté ultra fonctionnel de Woofy – c’est son petit nom – peut laisser songeur, je ne suis personnellement pas insensible au design global de l’objet, et au fait qu’il pourrait m’être bien utile pour me débarrasser des fils qui traînent partout chez moi.

Pour filer jusqu’au bout la métaphore canine, impossible de passer à côté de ce qui à mon humble avis mérite le hot d’or de l’accessoire le plus vulgaire du moment, j’ai nommé le Sex Toy pour chien Hot Doll dont l’arrivée sur le marché est salué avec une bonhommie déconcertante par l’ensemble de la presse spécialisée… Sans nier le fondement créatif de cette invention (?) du brillant designer Clément Eloy et la libido débordante de Rex, je dois bien dire que cet étrange croisement entre un lévrier et un canard sauvage à l’orifice évocateur ne m’inspire pas outre mesure. Mais je mets cette frilosité sur le compte d’un arrière-fond d’éducation luthérienne… N’en déplaise à ses créateurs, je reste sceptique quant aux vertus de l’engin sur le bien-être de Rex, sans parler des doutes qui m’étreignent quant à son entretien… Je m’arrête là, sinon je vais être obligée de crypter.
Je suis en revanche beaucoup enthousiaste devant un autre produit dédié, très conventionnel peut-être, mais dont la fabrication semble tout simplement réinventer le principe de la corbeille pour les dodos de Médor. Les Belges de Sit on it ont eu la brillante idée de réinventer le concept pour nous permettre d’offrir à notre meilleur ami un tatami qui soit autre chose qu’un monceau inénarrable de tissus râpeux recouverts d’une couche de poils, et à la propreté discutable en dépit de tous nos efforts. Non seulement leurs poufs sont élégants et ultra simple à entretenir car en nylon, mais également finement décalés grâce à la légende latérale qui confère une touche d’humour et de fantaisie à l’ensemble.