Une fois n’est pas coutume, je vais vous raconter aujourd’hui une petite histoire…
Il était une fois un appartement parisien au potentiel prometteur, comme on dit, mais dont la sublimation se mesurerait en heures de labeur acharné pour lui (re ?)donner un cachet à la hauteur de son âge émérite…
Il était notamment un couloir exigu, dont la curiosité poussa deux amateurs de déco à sonder à grand renfort de marteau et de lames de couteau usagées le ragréage de ciment, et qui découvrit une fort charmante tomette un peu vieillie, là était bien son charme, que nos amateurs de sols naturels se promirent de remettre à jour et à neuf.

Las, quelle ne fut pas la stupeur de nos compères bricoleurs quand ils découvrirent, au beau milieu de leur patient travail d’exhumation, que sur près d’un quart de la surface, les tomettes n’avaient pas survécu au passage des ans et des anciens occupants, et qu’elles avaient été remplacées par une dalle de carrelage en mini damiers à l’esthétique pour le moins discutable.
S’en suivirent des mois de tentatives plus ou moins réussies de dissimulation, allant du peinturlurage méthodique de la dalle onnie – pour tâcher de jouer sur les différences de matière – à l’escamotage sous une volumineuse armoire. Mais la frustration était réelle, et l’objectif, non atteint, dans tous les esprits.
Un brin de chance et de recul plus tard, à la faveur d’un don providentiel de tomettes directement ôtées d’un sol voisin, nos bricoleurs désormais plus avertis se sentirent d’attaque pour entamer la restauration, et de faire revêtir à ce sol rafistolé ses complets atours ocres tant espérés.
Après un long labeur – vous n’imaginez pas ce que des tomettes usagées peuvent traîner avec elles de résidus de colle, de ciment et de poussière –, de weekends passés à faire tremper les tomettes dans des bassines d’eau chaude additionnée de citron et de vinaigre, à les brosser, les buriner et les gratter, le stock était constitué, et l’objectif à quelques toutes petites étapes de sa concrétisation.
Dans l’ordre, il fallut encore :
- desceller les tomettes déjà existantes
- marteau-piqueur-iser la dalle de carrelage pour le plus grand bonheur de tout le voisinage
- ragréer le sol puis l’ensabler en prévision de la pose
- agencer les tomettes, les couper, les raboter, pour les faire tenir sur l’ensemble de la surface et les faire s’ajuster correctement
- les joindre, naturellement, en les recouvrant entièrement, le ciment se consolidant dans les interstices, et étant ensuite à évacuer sur la surface.



Et pour finir, sous les yeux émus de nos patients bricoleurs, profiter, enfin, d’une entrée chaleureuse et élégante, si ardemment désirée !

Pourquoi diable vous conté-je aujourd’hui cette expérience vécue, qui, vous l’aurez sans doute devinée, fut la mienne voici un peu plus d’un an ?
D’abord, pour vous faire partager une expérience décorative qui s’apparenta à un vrai accomplissement esthétique, et que nous aurions aimé, à l’époque, pouvoir concrètement partager.
Alors quand BlogBang m’a contactée pour me parler du concept des Troc’heures, je leur ai naturellement prêté une oreille particulièrement attentive.
Les Troc’heures, c’est en effet une sorte de potlatch du bricolage et de la décoration, une plateforme d’échanges de coups de mains et de conseils pour mutualiser nos compétences, notre temps, et nos savoir-faire dans une perspective d’entraide et de complémentarité.
Le principe est simple et totalement gratuit : en s’inscrivant sur les Troc’heures, chaque particulier peut proposer d’échanger, à la mesure de ses besoins et de ses capacités, des heures de bricolages.
Simple, gratuit, efficace, les Troc’heures mettent en avant deux valeurs qui me plaisent : l’échange et la solidarité, sans faire rentrer en ligne de compte des considérations mercantiles.
Pour résumer, si les Troc’heures avaient existé à l’époque de nos grands travaux de rénovation de sol, nous aurions pu, au hasard, échanger 2 heures de grattage de tomettes contre le changement d’une vitre sur une fenêtre, troquer le transport de quelques sacs de ciments contre la peinture d’un portail, ou proposer de coller quelques lés de papier-peint en échange d’une participation au déscellage des tomettes existantes… en un mot, de nous rendre nos travaux plus conviviaux et agréables en facilitant ceux d’autres bricoleurs en mal de soutien !
Pour fêter le lancement de son nouveau site de bricolage participatif, Castorama vous permet, heureux lecteurs, de parfaire votre équipement du bricoleur solidaire en vous faisant gagner 1 bon d’achat d’un montant de 100 euros.
Pour cela, rien de plus simple : laissez-moi un commentaire pour me donner votre avis sur ce nouveau concept, et attendez paisiblement le tirage au sort qui aura lieu le 29 juillet…
Affaire à suivre, les Troc’heures n’ont pas fini de faire parler d’elles !
Prêts à troquer ?
Article sponsorisé par BlogBang