Cartes sur table

City Plates notNeutral

Il me prend ces derniers temps des envies de renouveler ma vaisselle de tous les jours… une certaine lassitude, sans doute, à utiliser depuis plus de dix ans les mêmes vestiges, pas vraiment élégants et assez mal assortis, de ma vie étudiante.

J’avoue que je craquerais volontiers pour les assiettes cartographiques de notNeutral, qui reproduisent les plans de 20 villes réparties sur les cinq continents.

Les City Plates ont été imaginées en 2006, à la suite d’un projet cartographique sur l’espace urbain menée par le cabinet de design Rios Clementi Hale Studios dans le cadre de la convention de l’American Insitute of Architects à Los Angeles.

NotNeutral (marque fondée par Rios Clementi Hale Studios) s’est alors inspiré des diagrammes issus de ce projet, et les a littéralement transcrits sur céramique, déclinant cinq séries mettant chacune l’accent sur une thématique urbaine particulière.

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City Plates collection 2 : Culture and Capital(ism)

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City Plates collection 4 : Empire Building

Les assiettes ne sont en effet pas de simples reproductions de plans routiers, mais mettent en lumière, par le jeu des couleurs, des lignes et des espaces, une réflexion sur les héritages et les interconnexions qui font la spécificité de chaque unité urbaine, avec un rendu graphique évidemment aussi original que réussi.

City Plate st petersbourg notneutral

Saint-Pétersbourg

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Tokyo

J’aime tout particulièrement les visions stylisées de Saint-Pétersbourg, de Tokyo et de New York, mais le reste de la collection est à l’avenant…

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NY

Quant à Paris, sachez qu’elle fait partie de l’ultime série des City Plates, consacrée aux cités visionnaires. Cocorico!

Culture et plaisirs déco avec Neopodia

Rien de tel, pour bien commencer le weekend, que de parfaire sa connaissance de l’histoire de l’art et de la décoration!

C’est ce que je vous propose de faire en ma compagnie, et surtout celle de Neopodia Maison et Loisirs, ce joli site de vidéos gratuites portant sur tous les thèmes de la maison et du jardin, en visionnant deux reportages passionnants sur l’histoire de la toile de Jouy.

D’aucuns souriront peut-être à l’évocation de ce tissu qui traine à tort une réputation de kitcherie, et que j’ai moi aussi eu tendance à considérer avec circonspection.

Cependant, outre une mise au point historique aussi utile que didactique proposée par Sophie Rouart (responsable des archives chez la maison Pierre Frey), on (re)découvre avec (Monsieur) Pierre Frey – ambassadeur de cette même maison) toute l’intemporalité de cette toile à histoires si particulière, aujourd’hui revisitée par des grands noms du design contemporain tels que Jean-Charles de Castelbajac.

Si toutefois la toile de Jouy n’est pas votre tasse de thé, rien ne vous interdit de filer sur Neopodia, le site regorge de sujets et de jolis conseils pensés pour tous les âges et tous les goûts !

70′s revival

C’est bien connu, le propre des modes est de revenir à intervalles réguliers en nous faisant croire qu’elles sont le dernier cri de l’innovation. J’ai heureusement échappé de peu à celles des santiags et autres mèches décolorées, et ne redoute à présent qu’une chose : que ces lubies attendent l’adolescence de mes enfants pour refaire surface…

En revanche, je me réjouis souvent de constater que la culture des années 70 a encore de beaux jours devant elles… Il faut dire qu’en termes de style, elle est plutôt riche et diversifiées : des amateurs des pantalons larges au néo-hippies en passant par les aficionados du cuir et du daim, difficile de ne pas trouver son bonheur, surtout quand ce dernier est mâtiné de petites touches plus modernes qui en subliment l’éclat.

Et si je vous disais qu’il en est de même en matière de décoration, que le total look seventies a la vie dure, vous me croirez?

Comment ça non?

La couleur marron chocolat et son succès des plus actuels m’en sont témoins, rien n’est plus tendance, en déco, que le style des 30 Glorieuses…

Sachez que Branex Design ne s’est pas arrêté à la seule réédition des tabourets Tam Tam dont j’ai déjà évoqué tout le bien que je pensais il y a peu… La marque a en effet développé toute une gamme de mobilier directement inspirés de cet objet culte. J’ai suis particulièrement charmée par la table basse de la collection, pas vous ?

On a beau aimer le vintage, il est tout de même judicieux de vivre avec son temps, et c’est chose possible grâce au ITam Tam, un bijou de technologie qui dissimule une station pour baladeurs numériques et autres téléphones portables nouvelle génération de la marque à la pomme.

Alors, convaincus ? Je vous l’avais dit que le post-Woodstock avait de beau jour devant lui…

ps : pour en savoir plus sur le tabouret Tam Tam, allez faire un tour de côté de chez Manuel

100 % VIP(P)

C’est l’été, entre torpeur et vacances, je me sens un devoir de vous proposer un peu de culture déco en lançant une grande série ludo-éducative :

Toi aussi découvre l’histoire qui se cache derrière une marque “.

Aujourd’hui, penchons-nous sur la marque Vipp, un bonheur de design scandinave aux origines danoises bien ancrées… Saviez-vous que cette marque de prestige (si vous ne me croyez pas je vous laisse le soin de compulser les prix) devait son existence à un simple salon de coiffure ?

Non ?

Chouette, vous vous coucherez avec le sentiment d’avoir gagné votre journée !

L’objet phare de Vipp, celui par lequel la notoriété arrive, c’est la poubelle, or, ladite poubelle fut inventée le jour ou Madame Vipp, coiffeuse de son état, sollicita son métallurgiste de mari pour qu’il fabrique la poubelle de sa future enseigne.

    [La scène se passe au Danemark, en 1939]

    [Madame Vipp (de son vrai nom Marie Nielsen)] — “Dis-moi Holger, elle en est où cette poubelle? Comment veux-tu que je me fasse une clientèle si le sol de la boutique reste est couvert de cheveux ?

    [Monsieur Vipp alias Holger Nielsen] — (Elle m’agace avec ses histoires de poubelle, je suis tourneur fraiseur moi, pas Géo Trouvetou…) [tout haut] J’y travaille mon ange, j’y travaille !…

(Note de l’Auteur : les dialogues et le contexte sont purement fictionnels. Toute ressemblance avec des faits existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.)

La poubelle en question eut un succès immédiat et foudroyant auprès de la clientèle, marquant le début du succès et de la renommée pour M. Nielsen et sa création qu’il baptise “Vipp“, verbe danois signifiant “basculer”, en référence au mécanisme à pédale.

La fabrique prend de l’ampleur, mais le modèle évolue peu, gardant à cœur de conserver des lignes carrées adoucies par des angles arrondis…

Son second succès commercial, Vipp le doit à la fille cadette des Nielsen, qui reprit l’entreprise à la mort de Monsieur, et décida de proposer les poubelles aux particuliers – jusque là, seuls les professionnels y avaient accès.

Aujourd’hui, on n’arrête plus la marque : après le lancement de sa collection de linge de maison en 2006 – les serviettes en coton et fibre de bambou – ce sont les accessoires pour la salle de bain qui ont le vent en poupe… Le design reste caractéristique, mais la palette (y compris graphique) se diversifie, et il est à parier que la petite marque danoise nous réserve d’autres surprises pour les saisons prochaines…

Serais-je victime d’une malédiction sanitaire ? c’est bien inconsciemment que les derniers posts en date sont consacrés à une thématique commune :)

Réfléchir le design

“La culture c’est l’aventure”. 

Vous vous souvenez peut-être que tel s’énonçait le slogan de France Culture dans les années 1980, délicieusement susurré sur fond de musique planante.

Si le slogan a changé, il n’en demeure pas moins pertinent, l’aventure consistant en tout premier lieu pour l’auditeur novice de ce trouver happé par des considérations passionnelles aussi insoupçonnables qu’insoupçonnées.

tout-arrive-27-mai-2009

Écoutant d’une oreille un peu distraite l’émission “Tout Arrive”, diffusée chaque midi entre 12h02 et 13h30 (j’ai toujours adoré les horaires atypiques si caractéristiques de France Culture), j’eus rapidement l’attention happée par des mots-clefs évocateurs, qui formèrent bien vite un nuage de tags bien senti dans mon petit cerveau : “Design, Matali Crasset, art, création, inspiration, designer, design industriel”.

“Diantre, me dis-je, voilà qui me concerne”… Un des thèmes abordés n’était rien moins que “Design et littérature”, ceci, à l’occasion de la publication de l’ouvrage éponyme commis par Esther Henwood, écrivain et journaliste qui a exploré pour nous les relations plus intimes que l’on imagine entre création industrielle et création littéraire…

Le livre est paru le 22 avril dernier aux éditions Norma

designetlitterature

L’auteur s’est livrée à une investigation en règle, et a interrogé un certain nombre de designers actuels, dont, précisément, Matali Crasset, véritable icône du design industriel dont les inspirations et les réalisations sont multiples.

Bref, si vous voulez clouer le bec à vos amis intellos qui jugent le design superficiel et peu digne d’intérêt, vous savez, moyennant 49 euros, ce qu’il vous reste à faire.

Pour plus d’informations ou réécouter l’émission pendant une semaine après sa diffusion, rendez-vous là-bas.

Concours #1 : le gagnant et l’interview

Un grand merci pour votre participation à ce tout premier concours !!!

La réponse était bien évidemment la Fernsehturm de Berlin, Tour de la télévision pour les non-germanistes, qui, du haut de ses 368 mètres, domine l’Alexanderplatz et qui offre une vue unique sur la ville, en particulier grâce à son restaurant panoramique qui a la particularité de tourner sur lui-même.

La main du Hasard en a décidé ainsi, (merci, Lucile, de m’avoir permis de découvrir le très addictif God Designate !), c’est Sophie, qui m’a écrit d’Aleçon, qui remporte le sticker ardoise.
god-designate-concours-rephorm

Bravo à toi Sophie, envoie-moi vite ton adresse par courriel.

Rassurez-vous, vous aurez bientôt l’occasion de retenter votre chance. Et ne tournez pas les talons, le lot de consolation en vaut la chandelle !

Plutôt que de me livrer à un long discours sur la modernité sobre et urbaine de ses créations, je vous propose en exclusivité mondiale un petit entretien que Michael Hilgers, fondateur de Rephorm, a eu la gentillesse de m’accorder, dans lequel vous découvrirez son œuvre et sa philosophie.

Enjoy !

    Michael Hilgers

    Michael Hilgers

    Comment devient-on un « designer pour balcons » ?

    En réalité, je suis d’abord architecte, spécialisé dans les projets de vente au détail [NdT : autrement appelé retail]. C’est un peu par hasard que j’en suis venu aux balcons, tout simplement en me rendant compte que, s’il existe des produits spécialement conçus pour tous les espaces à vivre, ce n’est pas le cas des balcons, pour lesquels nous sommes contraints d’acheter des objets qui n’ont absolument pas été créés en tenant compte des spécificités d’un tel espace . Et c’est ainsi que fut élaboré en 2006 le pot de fleurs Steckling. Ce premier projet connut alors un certain retentissement, et voilà…

    Y a-t-il en Allemagne un engouement particulier pour la décoration des balcons, des terrasses ou des fenêtres ? Quelles sont les principales attentes des utilisateurs ?

    À mon avis, il y a partout un intérêt commun pour les balcons. C’est d’ailleurs ce qu’attestent les produits imaginés aussi bien au Brésil qu’en Scandinavie ou aux USA … Le balcon est un « salon vert », limité en taille, lequel, du fait de la rareté de « beaux » produits, est souvent rencardé au rang de débarras. Et pourtant, dans les grandes villes, c’est bien souvent le seul espace vert que nous ayons directement sous le nez.

    Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?

    A l’heure actuelle, je travaille à un projet de mangeoire à oiseaux transformable pour le « Steckling » : l’hiver venu, on retire les plantes du bac et on y insère à la place une mangeoire spécialement conçue à cet effet.

    Un petit mot (un conseil, une idée, une suggestion…) pour les amateurs de balcons en France ?

    Je suggèrerais aux Français qui disposent d’un balcon de renouer avec la culture de leur balcon laissé en friche ! Pourquoi avoir dans son salon du mobilier design, et, à une vitre de distance, de vulgaires pots en plastiques couleur terracotta… ?

Je vous laisse à ces considérations, si vous souhaitez mieux connaître Michael et ses passionnantes créations, rendez-vous sur le site internet de Rephorm ainsi que sur le passionnant blog de Michael

Un drôle d’oiseau et un concours

Vous l’avez peut-être constaté vous aussi, après nos intérieurs, la tendance décorative s’est emparée de l’agencement de nos balcons, fenêtres, et autres ouvertures sur le monde extérieur. Je ne pouvais donc que profiter de la mode et de l’occasion pour vous présenter le travail d’un designer spécialiste du sujet, et dont j’aime énormément la créativité : Michael Hilgers. Ce jeune créateur berlinois est l’heureux fondateur de la marque Rephorm, toute entière dédiée à l’aménagement des balcons et des terrasses, qu’il s’agisse de pots de fleurs, de mobilier ou d’accessoires.

Fort d’une créativité qui ne semble pas affectée par l’angoisse de la page blanche, Michael Hilgers a créé une gamme de produits sobre et élégantsce qui n’est pas forcément très simple lorsqu’il est question de mobilier outdoor, sauf à côtoyer les sphères de l’interdit bancaire – qui mérite qu’on s’y attarde pleinement.

Le premier succès vint avec le bac à fleurs Steckling - littéralement la bouture -, une création simple, innovante et ergonomique qui se pose tout bonnement sur le rebord de la fenêtre sans requérir le moindre outillage, idéal quand comme moi on se fracture un doigt dès qu’il s’agit de manipuler un marteau…

Depuis, les projets ont foisonné, les bonnes idées aussi…

J’ai un petit faible pour un des derniers-nés de la collection, le cendrier Rohrspatz. Ce ravissant volatile urbain – Rohrspatz est le petit nom allemand du passereau -, à l’instar de son congénère ovipare, aime à nicher sur les rebords et accueillera les mauvaises habitudes de vos convives qui ne rechigneront certainement plus autant à aller fumer sur le balcon !

Si Rephorm connaît un certain succès, d’ailleurs amplement mérité, un des projets qui a le plus retenu mon attention, la lampe de balcon modulable Sling, n’a malheureusement pas encore pu voir le jour de la fabrication à grande échelle… Industriel de goût, si tu me lis, contemple cette lampe d’allure post-moderne… et entends mon appel : qu’attends-tu pour lui laisser sa chance?

Avant de pouvoir m’enorgueillir d’avoir contribué à la production de ce luminaire hors du commun, je souhaitais lui offrir une utilité plus directement pratique en l’associant au tout premier jeu-concours de ce blog

Pour gagner un fabuleux séjour d’une semaine à Berlin – gardons tout de même les pieds sur terre – sticker-ardoise grenouille de chez Coco-Bohème, rien de plus simple :

Derrière les deux derniers clichés de ce post se cache un monument très ultra connu de la capitale allemande. Envoyez-moi vos réponses et un petit laïus sur ledit monument à julie@monblogdeco.com avant lundi, minuit – le cachet de la poste faisant foi – un tirage au sort aléatoire désignera l’heureux gagnant…

Bonne inspiration et bonne chance à tou(te)s, rendez-vous mardi pour la réponse et un cadeau bonus pour tous les participants…

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Et pour quelques détails techniques de plus :

- Bac à plantes “Steckling” en polyéthylène ajustable sur les rebors de balcon jusqu’à 60 mm
59 euros

- Cendrier de balcon “Rohrspatz” en acier à fixer sur le garde-corps (rectangulaire ou cylindrique) jusqu’à 50 mm de diamètre
Disponible à partir de juillet 2009
45 euros

Petit plaisir régressif

Est-ce l’approche du printemps et du renouveau de la nature ? Je me sens ces temps-ci pleine de nostalgie pour les menues sensations de notre enfance, de celles qui, bon an mal an, continuent de nous envahir bouleverser sans crier gare, en effeuillant un Carambar ou en humant l’odeur des cahiers neufs…

Ma madeleine de Proust à moi se situe plutôt du côté des déjeuners à la cantine, guère pour la succulence des repas, mais pour les inusables couverts qui, de maternelle en primaire, de primaire en secondaire, sont devenus d’inusables compagnons de route.

Inutile de vous avouer, donc, que j’eus presque la larme à l’œil quand, par le nom alléchée, je contemplai la French carafe (sic) proposée par Royal VKB. A première vue, rien que de très basique, une carafe donc, qui en plus d’être plutôt jolie se veut astucieuse, puisqu’elle permet en son sommet d’y tenir empilés quatre verres….

Et ces verres, en réincarnation inattendue des Duralex nationaux, n’ont évidemment pas manqué de faire vibrer la corde sensible en réveillant en moi les souvenirs enfouis des déjeuners passés à comparer nos âges au fond de nos godets… Je ne sais pas si Royal VKB a poussé l’hommage jusqu’à numéroter les fonds, mais ce détail ne m’empêche cependant pas d’applaudir à tout rompre

Petit, Petit, Petit

tout est mimi chez Anne-Claire Petit

Pour la non-tricoteuse/couseuse/brodeuse que je suis, les créations issues de petites mains expertes relèvent du miracle. J’ai découvert assez tardivement le monde merveilleux de Anne-Claire Petit, qui imagine depuis 10 ans (déjà!) des jouets et accessoires destinés aux enfants mais que tous les adultes de goût sont à mon avis légitimés à s’approprier…

Anne-Claire Petit, qui a fait ses premières armes chez Esprit, a eu la réjouissante idée d’imaginer des menus objets et accessoires pour enfant entièrement réalisés au crochet… J’en suis même à me demander si elle n’a finalement pas joué un rôle de précurseur dans la reconversion des activités manuelles de tous ordres en incarnation de tendance branchée et à suivre… Ce n’est pas à vous que j’apprendrai qu’il est de très bon ton de troquer les cours de gym pour des séances d’initiation au tricot…

L’originalité du procédé et de la technique, artisanale, se double de celle des produits, qui changent un peu des traditionnels modèles de lapin et de nounours, qui sont de toute éternité de grands classique au firmament des cadeaux de naissance. Avec Anne-Claire Petit, c’est tout un univers chamarré qui est réinventé sous forme de doudous et d’accessoires de décoration : bassets, terriers, chimpanzés, éléphants, girafes, mais aussi guitare, fleurs, champignons, voitures… j’en passe (et des meilleurs!), il semble que tout objet, même le plus élémentaire de la vie courante, soit source d’inspiration pour la formidable créatrice.

Non contente de briller par son imagination, Anne-Claire Petit se démarque par une démarche éthique très intéressante. Outre le recours, en priorité, à des matières premières biologiques, la marque s’inscrit dans un processus de commerce équitable, en employant des femmes issues de communautés rurales des pays d’Asie, leur assurant ainsi un revenu tout en préservant leur équilibre social et familial.

Avec un brin d’impatience et d’excitation, j’ai pu découvrir avec ravissement que la collection printanière de la marque tient toutes ses promesses, avec une gamme élargie de modèles et de coloris, et des nouveautés tout aussi exaltantes.

En bonne amatrice de thé, j’ai forcément sauté de joie en contemplant ces jolis services plus vrais que nature aux coloris toujours réussis.

Tea time !

Tea time !


Mais c’est bien le coussin-télévision qui a retenu tous mes suffrages (le comble sans doute pour une anti-petit écran convaincue), peut-être parce qu’elle reproduit avec une fidélité toute nostalgique les mastodontes antédiluviens qu’en dépit de mon grand âge je n’ai moi-même pas connus….

ou comment la télé devient décorative

ou comment la télé devient décorative

C’est déjà demain

L’année 1995 est à marquer d’une pierre blanche, non pas parce qu’à cette époque je passais innocemment le bac, mais parce que c’est cette année-là que Maison et Objet vit le jour.

Mais qu’est-ce donc que Maison et Objet ?

Et bien quelque chose comme cela, en quelque sorte,

nuage-maison-et-objet
(si toi aussi tu veux t’amuser à créer tes nuages de tags, c’est ici)

et bien plus encore…

Créé à l’initiative de la Chambre syndicale des Ateliers d’Arts de France, le salon Maison et Objet est un rassemblement international de tous les professionnels du secteur, et un formidable carrefour d’idées et de découvertes qui tient immanquablement ses promesses de donner à voir, à entendre, à ressentir et à toucher les nouveautés et tendances de la Décoration avec un grand D, donc de l’art de vivre, des objets, des meubles, de tout ce qui concerne de près ou de loin l’habitat et l’ornement.

Rien qu’avec cela il y a de quoi faire, vous en conviendrez.

Mais le salon est aussi un dénicheur de talents qui récompense les idées et produits les plus inventifs du marché…

Bref, nous nous trouvons ici devant la caverne d’Ali Baba pour tous ceux que l’inspiration décorative ne laisse pas indifférent, doublé d’une torture mentale sans précédent du fait de son douloureux label reserve.

Heureusement, si cette petite confidentialité interdit au commun des mortels de se rendre en banlieue nord de Paris pour arpenter le moindre recoin de ses multiples espaces, elle est la promesse alléchante de moultes découvertes réjouissantes, qui ne manqueront pas d’être relayées par toute voie médiatique connue. Pensez donc, l’édition de septembre dernier du salon a ressembé près de 70 000 visiteurs et 3356 journalistes…

Et elle commence quand, me direz-vous, cette réjouissance? Et bien pas plus tard que demain figurez-vous. Le Parc des Expositions de Villepinte deviendra donc d’ici quelques heures, et jusqu’au 27 janvier, le centre névralgique international de la décoration, avec à l’honneur le cultissime Karl Lagerfeld, promu pour l’occasion créateur de l’année 2009. Alors pour patienter un peu avant de connaître les nouvelles trouvailles de la saison prochaine, je vous propose en toute subjectivité un exemple de ce qui fut récemment découvert et apprécié durant l’événement.

Mon choix de non initiée se porte sur les sculpturales et révolutionnaires créations de la marque française Beau et Bien. Plus qu’une lampe, ce sont ici de véritables bijoux qui nous sont proposés, associant technologie de pointe – les désormais incontournables LED, ultra performantes et presque inusables – et raffinement – une allure souple, un dessin sobre tout de rondeur et de fluidité – qui réinventent notre relation à l’éclairage. Je suis particulièrement sensible au parasol lumineux, qui me semble pouvoir très allègrement remplacer les services des halogènes et diffuser dans nos salons une ambiance suavement surnaturelle. Et comme il fonctionne avec un chargeur, sa beauté n’est en rien altérée par quelque fil électrique que ce soit.

Je tiens à profiter de l’occasion pour m’autoriser un petit aparté lexical : on a souvent tendance à qualifier de bisannuel un événement qui se déroule deux fois dans l’année. C’est faux ! bisannuel est un adjectif synonyme de biennal, et réfère à ce qui a lieu une fois tous les deux ans. En l’espèce, Maison et Objet, dont les salons se tiennent deux fois par an, intervient donc à une fréquence semestrielle.