Joindre le futile à l’agréable

Passion du dispensable, quand tu nous tiens… Tâchant depuis plusieurs années de ne pas me jeter de façon complètement écervelée dans la fièvre consumériste, je me fais un devoir de ne pas trop souvent acheter ce dont je n’ai objectivement pas besoin.

Et comme j’essaie aussi d’avoir deux doigts de jugeote, je sais bien que ce qu’il y a d’intéressant à désirer quelque chose, c’est bien la délicieuse période de latence préalable, celle où nous sentons monter en nous la joie promise de posséder enfin l’objet tant espéré…

Mais j’ai beau me soumettre à cette (monacale, il va sans dire) discipline de mesure et de tempérance, mon naturel futile a tendance à revenir au galop… je me laisse forcément prendre au piège jeu des menus accessoires et autres belles choses dont il me semble que l’acquisition rendrait ma vie ô combien plus délectable… Il ne me reste donc plus qu’à me livrer à une joute rhétorique et dialectique avec moi-même afin de pouvoir justifier de l’absolue nécessité de mes caprices à la bonne marche du foyer… Travaux pratiques :

comment tout mettre à sack

comment tout mettre à sack

Au rang des stimuli actuels de ma mauvaise foi, il y a le vase Sack, en prévision duquel j’ai échafaudé un argumentaire tout à fait infaillible : vous avez certainement comme moi remarqué qu’on n’a jamais le récipient adéquat lorsqu’on nous offre des fleurs. Il est toujours trop large, trop grand, trop étroit… Pour mettre en valeur les belles graminées. Avec lui, fini les moments passés à découper en toute hâte – et pour un résultat assez navrant – une bouteille d’eau minérale pour faire tenir ensemble une jolie composition florale : en effet, il se transforme à volonté grâce à sa composition en pvc thermoformable.

Le principe est simple : il devient malléable passé sous l’eau chaude, puis se rigidifie à l’eau froide une fois la forme idoine trouvée. Cette idée lumineuse nous vient de PA Design, qui se surpasse décidément pour nous proposer des objets du quotidien revisités par le biais de l’humour et de la différence.

Maintenant que je me suis (légitimement) accordée une nouvelle sauteuse, ma (future hypothétique) cuisine (aménagée) s’avère déjà plus reluisante. Hélas – trois fois hélas, je n’ai toujours que de banales casseroles, qui ne me permettent pas de mijoter ni d’étuver comme il se doit mes emplettes maraichères du marché…

après le fridayware, le cookware

après le fridayware, le cookware

Heureusement Royal VKB a pensé à moi : j’avoue rester complètement sans voix devant la beauté vintage de la gamme de faitouts Cookware – un faitout, exactement ce qui me manquait ! c’est fou comme la vie est bien faite.

Ils ne sont pas magnifiques, ces récipients conçus par le designer néerlandais Jan Hoekstra, ici en pleine démonstration?

Il a pensé sa gamme en tenant compte des aspirations de chaque amateur de cuisine à la maniabilité et la performance : même si pour vous cuire un œuf relève de la gageure, vous vous êtes forcément un jour ou l’autre confronté à la difficulté de vider l’eau d’une casserole sans vous ébouillanter et/ou répandre la moitié du contenu dans l’évier évidemment encombré de toute part parce qu’il est tellement plus drôle d’attendre que les reliefs des précédents repas se soient fossilisés sur les assiettes pour commencer à les laver.

Ici, le problème est doublement facilité grâce au système de fermeture des couvercles qui vous offrent le luxe de vider ladite eau majestueusement, et aux anses enfin larges et recourbées qui permettent une prise en main totale. Il va falloir que je trouve le moyen de rendre mes outils de cuisson inutilisables.

En matière de décoration intérieure, j’ai un Trouble Obsessionnel Compulsif, celui des petits luminaires. Ma collection commence à être conséquente, entre lampes, photophores et bougies. Mais ce n’est naturellement jamais assez, j’en trouve toujours de plus attrayantes.

Alors pour m’autoriser cette brique lumineuse éditée par Suck, qui renferme une ampoule photovoltaïque (ce qui implique l’absence totale de tout système électrique), je vais tout simplement me contenter faire jouer la carte de l’émotion et de l’économie écologique.

Je suis sûre que vous débordez vous aussi de ressources et d’inventivité pour vous accorder de petits plaisirs décoratifs… Maintenant que je vous ai livré quelques uns des miens, j’attends les vôtres !

(Dés)Ordre dans ma cuisine

Rangement et organisation étant au programme de ce mois de janvier, je n’ai pas pu m’empêcher de faire un rapide état des lieux des tâches à réaliser pour que mon intérieur puisse figurer en couverture de Homes & Gardens.

C’est en considérant ma cuisine que j’ai pris conscience du caractère foncièrement utopique de cette aspiration.

Comme toute cuisine parisienne qui se respecte, la nôtre est d’une superficie plus que réduite… Le génie inventif qui sommeille en moi tente de pallier cette exiguité à grands renforts d’amoncèlements plus ou moins audacieux. Prenant prétexte de mon intérêt pour la chose culinaire, je voue une véritable passion aux petits ustensiles de cuisine, ce qui me donne une raison valable de continuer à accumuler dans la pièce susmentionnée un fatras invraisemblable, qui me conforte dans l’idée qu’une cuisine aménagée a décidément de forts bons côtés.

Aujourd’hui, c’est la planche à découper intelligente des designers anglais Joseph & Joseph, passés maitres dans l’art des accessoires de cuisine ergonomiques et amusants. Amatrice – en toute humilité – de cuisine, je me dispute assez régulièrement avec mes légumes émincés qui, au choix :

    - s’enfuient sur le plan de travail
    - retombent partout sauf dans la marmite

Joseph Joseph a pensé aux maladroit(e)s de mon espèce et ont conçu, avec Mark Sanders une planche en polyproylène dont l’aspect rappelle un peu celui de la pelle à neige. La légèreté n’est que la moindre des qualités de l’ustensile : ses rebords flexibles se replient pour nous permettre de transporter sans risque nos juliennes de légumes vers le récipient idoine. Il fallait y penser !

préposé aux cuisines propres

préposé aux cuisines propres

Et puisque que j’en suis aux confidences gastronomiques, je ne résiste pas au plaisir de vous présenter ma future sauteuse, mon antiquité ayant enfin !!!! rendu le manche l’âme, me permettant d’entamer le renouvellement longtemps fantasmé de ma batterie de cuisson.

Alléluia

Alléluia

Il n’y a certes rien que de très élémentaire dans ce modèle Medusa de chez Beka, mais il me fait de l’œil depuis un long moment déjà.

J’aime beaucoup les rivets qui tiennent le manche et le couvercle – reste à souhaiter qu’ils sont aussi solides que plaisants à regarder, c’était bien le point noir de sa défunte congénère. La bonne nouvelle avec Beka – en dehors de ses origines germaniques :) – c’est que la marque a mis en place depuis quelques mois un label vert, fort singulièrement baptisé Eco-logic. Même si je ne suis pas complètement dupe de la dimension marketing de ce type d’appellation qui ne signifie certainement que le produit concerné soit sans incidence aucune pour l’environnement, je ne peux que louer l’initiative, qui atteste – en attendant mieux ? – que cette sauteuse ne contient pas d’acides perfluoro-octanoïques (rassurez-vous, on les désigne plus souvent par leur abréviation anglophone de PFOA), une substance chimique couramment utilisée dans la fabrication de produits ménagers et qui pourrait s’avérer néfaste pour notre santé aussi bien que pour la nature.

Et pour parachever en beauté cette exaltante acquisition, je vous propose cette petite création, fruit de mes apprentissages graphico-numériques. Enjoy !

La cuisine est un art

La cuisine est un art

I wish you…

… une meilleure forme que la mienne en ces périodes de ripailles et joyeusetés diverses et variées.

Point d’excès pour ma part, si ce n’est de mon lit, ce qui m’a également empêchée d’être devant mon clavier pour vous adresser mes meilleurs vœux et un Noyeux Joël.

En retard et en avance, je vous souhaite donc de merveilleuses fêtes, et espère que Papa Noël vous aura gâté à votre convenance…

À présent que le premier round des réjouissances est terminé, nous avons quelques jours pour nous remettre et surtout nous préparer à faire tourner les serviettes pour enterrer 2008 avec le sourire.

Si pour vous réveillon rime avec flonflon, paillettes et cotillons, ne renoncez pas pour autant à l’élégance-attitude en optant pour des contenants qui feront rire ou sourire vos convives et changeront un peu des sempiternels gobelets en plastique, souvenir de soirées étudiantes moins fortunées.

Pour un pied de nez plein d’humour aux gobelets susmentionnés, vous avez le choix entre une version chic de Rob Brandt, qui reproduit en version céramique et à s’y méprendre les inévitables froissures de nos temporaires compagnons de soirée… et une version qui revisite le concept du bal masqué (ohé ohé). Les gobelets fantaisie Pick your Nose trompe l’oeil la bouche de chez Fred qui nous transforment, le temps d’une gorgée, en jolie moustachue ou en pétillant Cyrano… Petit plus environnemental appréciable, ils ne sont pas en plastique mais en carton recyclable et cependant très résistant

Si vous êtes plutôt – comme moi ! – versé dans le cocooning hivernal, et que pour vous l’an neuf se célèbrera à la lueur des chandelles, au coin du feu ou au fond du canapé, décor floral et atmosphère douce seront certainement vos meilleurs amis.

Pour trinquer – tout de même – à la santé de la Saint-Sylvestre, je me laisserais bien tenter par cette mignonne création de l’Atelier du Vin, le seau Rose & Bulle qui réunit en un seul élément seau à glace et soliflore… Un tel atout-charme à l’appui, vous n’aurez plus de raison de ne pas offrir à votre dulciné(e) le souvenir d’une soirée éternellement romantique et la certitude d’un nouvel an qui pourrait commencer plus mal, surtout associé à ce qui suit…

Vous avez peut-être remarqué qu’il est de bon ton ces derniers temps d’inclure de la lumière dans tout ce que le quotidien peut comporter d’objets et d’accessoires. Aujourd’hui, c’est donc au tour de la table basse de s’illuminer de l’intérieur pour faire briller vos soirées et apéritifs de circonstance. Total look garanti et fantaisie en option avec ce cube lumineux en polyéthylène de chez Slide avec câble et douille électrique que vous pourrez choisir de garnir à votre gré d’une ampoule blanche ou colorée. J’ai quelques doutes quant au bien fondé de l’esthétisme de l’objet en extérieur sachant qu’il requiert de se trouver à une distance raisonnable d’une prise de courant, mais l’idée n’en demeure pas moins attrayante…

Bon intermède festif à tous et à très bientôt pour des vœux de fin d’année dynamiques et circonstanciés !

J-7… on ne panique pas

Alors, vous non plus vous n’avez pas terminé vos achats en dépit de vos bonnes résolutions passées ? je partage de tout cœur votre inquiétude, moi qui ne suis pas loin d’être dans le même cas.

Cependant, toute désorganisée que je sois, je n’en demeure pas moins bonne fille qui rechigne pas à vous livrer mes ultimes recommandations idées pour un Noël réussi (et pour le top 5 de mes idées cadeaux, rendez vous ici).

ReCommençons notre sélection hebdomadaire avec quelques basiques autrement appelés choix au goût très sûr qui sauront satisfaire chacun :

photo-saule

un saule design pas pleureur

Comme vous, j’ai assisté depuis quelques années à la montée en puissance de la photographie numérique et au déclin conjoint des bonnes vieilles photographies argentiques. Même si je suis comme beaucoup très heureuse d’avoir la possibilité de mal cadrer mes clichés sans gâcher de pellicule, je nourris une certaine nostalgie pour les tirages papiers, ceux qui nous causaient de jolies surprises et une attente mâtinée d’excitation à l’idée d’en découvrir l’aspect après avoir déposé la petite boîte chez le photographe. C’est aux nostalgiques de mon espèce que je dédie tout particulièrement l’arbre à photos façon saule pleureur Fotofalls de chez Umbra (qui a dit encore ?) qui nous offre de faire autre chose de nos instantanés que de les remiser au fond d’un album que nous ne regarderons plus guère qu’au soir d’une journée de déprime passée à ruminer sur notre jeunesse perdue. Plus sérieusement, je suis emballée par cette trouvaille qui, savamment orné, est un authentique objet de déco personnalisable à l’envi.

Après avoir filé une douce romance, Mme Clinquant et M. Disco se marièrent et eurent beaucoup d’enfants de toutes les couleurs :

jolies lampes pour ambiance à définir cherchent foyer

C’est en effet, tout conte de fées mis à part, l’ascendance naturelle qui me vient tout naturellement à l’esprit quand je contemple les jolies lampes acryliques Incidence toutes en transparences irisées. Amusantes, rétro, baroques et modernes à la fois, elles feront une lampe d’ambiance idéale pour les entrées et les salons cosy. Personnellement, j’ai un petit faible pour la noire, coloris tendance du moment s’il en est.

tableau d'heures

Cadeau utile, cadeau futile ? que nenni, surtout s’ils proviennent de chez Black&Blum, deux designers d’obédience helvetico-anglo-américaine qui savent réinventer nos objets fonctionnels pour leur donner une nouvelle jeunesse dimension, à l’image du tableau-horloge Time Square sur lequel vous aurez tout loisir pour au choix :

- concevoir votre menu de réveillon et les emplettes liées

- organiser vos rendez-vous les plus urgents

- afficher les photos de vos vacances/chérubins


Quoique la saison ne s’y prête pas, j’ai un vrai coup de cœur que je souhaite partager pour les bacs à plantes avec réservoir de chez Rephorm, livrés avec une barre de fixation ajustable à tous les encadrements, qui vous permettra de verdir vos balcons et fenêtres sans risquer de voir votre plante chuter en contrebas. De là me donner la main verte, il y a un canyon un pas que je n’oserai toutefois certainement pas franchir. Pour autant, c’est me semble-t-il un cadeau tout trouvé pour les jardiniers en herbe, qui pourront l’étrenner aux premières heures du printemps, garantissant ainsi à votre présent une destinée plus que durable…

Bon courage à tous pour les dernières foulées du marathon ante-christmas

J-20, à mesure que le temps passe…

… l’inspiration trépasse

A moins de trois semaines des réjouissances, il ne s’agit pas de céder aux sirènes de l’angoisse. Pour vous aider à décompresser et réveiller le découvreur de bonnes idées qui sommeille en vous, je vous propose aujourd’hui une sélection volontairement placée sous le signe du décalage et du détournement. Détendez-vous, je m’occupe de tout…

Vous n’osez pas l’avouer, mais la prestance des trophées de chasse trônant au-dessus de la cheminée de votre oncle chasseur ne vous laisse pas indifférent,en dépit de votre répugnance pour tout ce qui a trait à la vènerie ? Avec les têtes d’élan Vlamesch en contreplaqué de bouleau, vous pourrez apporter une touche rustique à votre salon sans renoncer à votre militantisme en faveur de nos amies les bêtes. Attention toutefois, le butin se mérite et ne s’offrira à vous qu’après un assemblage soigné… vous qui redoutez les après-midi pluvieux de janvier, vous aurez en prime une activité paisible et entrainante à proposer à vos chères têtes blondes avant la rentrée.

veilleur de nuitLesdites têtes blondes n’ont-elles de cesse de pousser chaque jour un peu plus loin les limites de votre amour parental, en prétextant tous les fantômes et la noirceur du monde pour retarder à l’envi l’arrivée du marchand de sable ? Suggérez donc à Papa Noël de confier à cette toute jolie veilleuse en forme de bocal de chez Suck le sommeil de vos enfants. Économique et écologique, elle est dépourvue de fils et de piles, puisque captant, grâce à son couvercle photovoltaïque, la lumière du jour qu’elle renvoie en une lueur rassurante et délicate. Idéale pour calmer les peurs nocturnes de vos chérubins, vous pourrez aussi la leur emprunter et agrémenter votre table de chevet ou os étagères de sa douce clarté.

Votre soeur ne connaît hélas pas le même bonheur conjugal que votre personne, et se retrouve célibataire et désemparée à quelques encablures de Noël… Bigre, voilà un état proprement cauchemardesque, vos retrouvailles familiales annuelles s’en trouveront-elles définitivement sabotée ?
Que nenni, vous serez à même de lui redonner le sourire grâce à au plaid anti-solitude fidèle et entrainant, imprimé d’une épaule charitable sur laquelle il fera toujours bon se reposer.

e buddy

tu viens faire un petit câlin ?

C’est aux truculents designers de La Tête au Cube que nous devons cette gaie création en laine et polyamide qui n’a pas renoncé, sous prétexte d’être stylisée, au confort et à la chaleur.

Ces mêmes pétillants designers, qui n’ont décidément pas l’inspiration dans leur poche, ont également imaginé un miroir qui, par temps de buée, rend hommage au maître du suspense, et que vous pourrez par exemple offrir à l’ex de votre sœur, ou plus sérieusement à tout cinéphile averti que la provocation n’outrage pas.

Et puisque comme chaque année, nous espérons Noël placé sous le signe de la paix intérieure et mondiale -…-, nos Têtes au Cube ont spécialement imaginé un vase démilitarisé en porcelaine de Limoges. A pois ou doré, le vase Tank you accueillera avec bienveillance les assauts floraux de toutes natures.

love is in the air.

Green peace

Faites-vous partie de ces heureuses mains vertes qui réussissent à coup sûr plantations et ornements floraux?

J’envie votre chance et votre talent, que je ne partage malheureusement pas. En dépit de toutes mes attentions, les plantes ont le mauvais goût de dépérir à mon contact. A l’heure où j’écris ces lignes, vous me voyez pleine d’inquiétude pour la superbe orchidée qui m’a été récemment offerte , et qui n’a pas encore subi cette terrible malédiction – vous pourrez légitimement arguer du fait que je place la barre très haut et qu’une orchidée est suprêmement fragile et délicate à entretenir… mais est-il ornement floral plus gracieux que les orchidacées ?

Cette réalité est d’autant plus regrettable que les plantes animent avantageusement tous les intérieurs, et participent à ce titre intégralement d’une décoration réussie. Plus encore, verdure, fleurs et autres graminées investissent désormais l’univers du design et de l’architecture urbaine, à grand renfort de murs végétaux, de toitures jardins et de matériaux naturels. Sans vouloir crier derechef à la révolution culturelle, la combinaison du minéral et de l’organique étant sans conteste une réalité ancestrale, je suis en admiration devant les initiatives verdoyantes qui fleurissent (notez la métaphore filée…) au gré des rues et de certains bâtiments publics.

Mais revenons-en à nos moutons la question des végétaux dans la décoration intérieure. Les infortunés de mon espèce, qui ont renoncé à enrichir jardineries et fleuristes en investissant dans des plantes prétendument résistantes, lesquelles n’auront, pour finir, pas survécu 30 jours à leur nouveau domicile, considèreront sans doute d’un œil avisé l’extension de la taxidermie au monde floral. Les plantes stabilisées de Meamea, sous forme de tableaux à suspendre ou en pot, peuvent en effet offrir un bon expédient à tous ceux qui anéantissent jusqu’aux cactus.

greendayLe principe est simple et efficace : de véritables végétaux sont sélectionnés et traités de façon à remplacer leur sève par de la glycérine – une nouvelle vertu à ajouter à la longue liste des qualités de ce composé aux mille usages -, figeant ainsi feuilles, tiges et couleur. En respectant quelques précautions d’emploi, vous pourrez enfin être fiers de vos plantations, tout en vous épargnant arrosages, effeuillages et rempotages. Notons que le procédé de stabilisation est non-polluant et totalement biodégradable, et que ces créations sont prévues pour durer plusieurs années.

Quoique ayant un petit faible pour les tableaux végétaux de la gamme, je ne suis cependant pas très à l’aise avec le principe, qui n’est pas sans me rappeler celui de la naturalisation de nos amies les bêtes. cela étant, cette considération reste personnelle : certes ne suis-je pas pleinement en accord avec les prosopopées qui demandent : “Objets inanimés, avez-vous donc une âme/Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer?”… Cela ne m’empêche cependant pas de louer l’aspect remarquable de ce concept ni de voir en Lamartine une charmante incarnation du romantisme.

Peut-être devrai-je cependant un jour mon salut jardinier à mon intérêt pour la chose culinaire. En bonne amatrice de cuisine et de petits plats, j’ai un intérêt très marqué pour les épices et les aromates de toute sorte. C’est évidemment dans la fraicheur que ceux-ci révèlent l’absolu de leur saveur, et j’ai depuis un certain temps dans l’idée qu’un mini-potager apportera à mes préparations une plus-value gustative appréciable, tout en m’ouvrant la voie à un apprentissage horticole accéléré.
Cruel dilemme qui est le mien cependant : lequel, parmi les pots à herbes aromatiques imaginés respectivement par Saga et par Royal VKB, remportera mon suffrage ?


Le premier, tout en grès, est ravissant avec ses trois bacs siamois montés sur une réserve d’eau facile d’accès, et le second n’est rien moins qu’un véritable jardin en miniature, avec ciseaux de taillage discrètement intégrés à la structure en résine de mélamine à l’entourage légèrement grisé. Nul doute que la décision va être difficile à prendre…

In vino veritas

Noël approche, et comme chaque semaine, je vous propose ma sélection de cadeaux chics et chocs qui vous permettront de faire fureur sous le sapin.

Avez-vous remarqué que les arts de la table sont sur le point de supplanter les passions et passe-temps les plus fondamentaux de la fin du XXème siècle ? Exit les abonnements aux clubs de sport du quartier ou les soins en institut – sauf si ceux-ci sont destinés à vous Messieurs -, désormais, la détente hors temps de travail se joue sur le terrain des ateliers culinaires et autres cours d’œnologie. A ma grande honte, je dois bien reconnaître que je suis devant l’univers des vins aussi pure qu’un chaton qui vient de naître. A peine saurais-je distinguer un très grand cru du Beaujolais nouveau, et comme je n’ai jamais arrondi mes fins de mois estivales en me lançant dans l’aventure des vendanges, j’ai également de véritables et profondes lacunes sur la géographie des cépages. J’appartiens de ce fait de plein droit au public-cible des innovations marketing dans le domaine.

Si mon emploi du temps de ministre et le fait que je ne sois pas titulaire du petit carton rose m’empêchent à ce jour d’orienter mes prochaines vacances sur la route des vins, je pensais suggérer à Papa Noël d’aller faire un petit tour du côté de l’Atelier du Vin et de me ramener dans sa hotte le coffret du parfait candide de la dégustation : le coffret Wine discovery, réalisé sur le principe “apprendre en s’amusant”, capsules olfactives et fiches de dégustations à l’appui… Un cadeau tout trouvé si vous avez déjà épuisé le concept de la sélection de grands crus envoyés à domicile, ou en préalable à cette délicate attention. (et je sais de quoi je parle).


    Forte de cet apprentissage, je serai peut-être en mesure, l’an prochain, de consacrer mes efforts et mes recherches à la meilleure façon de gérer ma cave personnelle en dépit de l’absence cruelle d’espace idoine.
    Si vous faites partie de ceux qui jouent déjà dans la cour des grands, voici quelques salutaires trouvailles, qui vous permettront, je le souhaite, d’optimiser votre organisation et renforcer vos qualités d’hôte de bon goût.

      Du côté de chez Menu, vous trouverez un rack design tout en verticalité et aux lignes très douces, qui, sur votre mur, accueillera vos meilleures bouteilles en une subtile suspension défiant les lois de la pesanteur, mais non de la mécanique. Disponible en acier chromé ou en noir laqué, il se paie même le luxe de convenir à tous les genres et tous les goûts.

      en apesanteur

      en apesanteur

        Si vos pièces vous le permettent, je ne saurais cependant que vous conseiller de porter votre attention au Range-bouteilles Cru de chez U+, qui est véritablement un de mes coups de cœur du moment. Rappelant les casiers en terre cuite qui, dans certaines régions, servent effectivement à entreposer bouteilles et flacons, cette petite étagère à compartiments ronds est par essence dédiée à l’œnologie.

          Composée de 12 cylindres, elle a été intelligemment conçue, puisque ces derniers sont de diamètres variables, rendant ainsi possible le rangement de gros calibres qui, en règle générale, font notre fierté autant que notre embarras car ils s’accordent mal avec les dimensions de nos cuisines.

            Enfin, si, l’expérience aidant, vous cheminez de plus en plus sûrement sur la voie de l’expertise et prêtez une attention totale et absolue au conditionnement de vos bouteilles, la cave à vin miniature Sowine de chez ArteVino fera certainement votre bonheur. Avec elle, tout ce qui peut comporter d’espaces superflus a été supprimé, dont l’aboutissement est ce cube hautement technologique composé de deux compartiments totalement indépendants l’un de l’autre, et qui vous offriront de savourer dans les meilleures conditions le Montbazillac pour vos toasts de foie gras à la compotée de figues fraîches, et le Mouton-Cadet pour votre faisan farci aux agrumes et aux raisins. Et pour bien faire, ArteVino n’a naturellement pas oublié l’essentiel : cette mini-cave (qui fonctionne sur secteur et vous garantit une consommation réduite) est plus que plaisante à observer, avec ses angles adoucis et ses reflets argentés.

            A toutes fins utiles, permettez-moi, en guise de salutations, de jouer les moralisatrices et de vous rappeler qu’en toute circonstance, le vin comme tout alcool ne se savoure que dans la modération.