Obsession quand tu nous tiens

Il ne vous aura peut-être pas échappé que j’ai une véritable obsession passion avouée pour tout ce qui touche aux luminaires. Et parmi eux, les lampes qui revisitent notre conception de l’éclairage en nous proposant des formes inhabituelles sont les grands agents de ma contemplation extatique…

Quelle ne fut donc pas ma joie de découvrir chez Presse Citron – que j’aime décidément bien – un tube lumineux aussi bucolique que réjouissant, idéal en ces moments d’intenses attentes printanières.

La lampe branche D+I de taille – 128 cm de longueur – est composée d’une coque à la finition gentiment sylvestre en polyéthylène qui abrite un tube fluorescent. Elle se branche – sans mauvais jeu de mot – sur secteur et peut se poser, s’allonger, se suspendre ou tout simplement trôner au centre de la pièce pour accompagner les urbains frustrés – dont je fais partie – dans leur apéritifs d’inspiration champêtre ou leurs soirées régressives devant l’intégralité de la Petite Maison dans la Niaiserie Prairie(que celui qui n’a jamais péché devant une des multi-rediffusions de la série culte me jette la première bûche).

Certes, l’investissement relatif qu’exige l’hypothétique acquisition de cette belle création donne un léger bémol à mon exaltation, et pourtant, si je vous dis que l’éclairage est de basse consommation – 36 W, avec une intensité lumineuse qui s’apparente aux 120 W de nos ampoules à incandescence classiques – et qu’elle vous assure en moyenne une fidélité de 6000 heures, serez-vous résolument plus mesurés ?

Et si l’attente du printemps (bientôt les amis, 21 mars is coming) se fait pesante, le même Presse Citron nous offre d’agrémenter nos murs de sympathiques arborescences qui oscillent entre élégance et romantisme… Ces jolies arabesques en acier laqué agrémentent des patères qui accueilleront certainement avec beaucoup de plaisir nos prochains effeuillages à la faveur des beaux jours revenus.

Déco(m)pression

Ah, le stress au travail, en voilà un sujet évocateur… quand l’humeur est aux échanges téléphoniques musclés et aux dossiers urgents à rendre pour hier demain, la tension est à son comble et le burn-out imminent.

Plutôt que de me livrer à une longue et douloureuse révision de mes méthodes de travail et ma capacité à être (des)organisée, je préfère me livrer à de joyeux vagabondages en quête de ce qui fera de mon bureau une référence en matière de décoration, et de ce fait le vecteur d’une sérénité professionnelle retrouvée.

Mauvaise foi et fuite facile ? Certainement, mais tellement plus amusant.

Vous vous rappelez peut-être qu’à une époque encore finalement assez peu reculée, l’objet bureau était un support de travail indispensable, celui-là même où s’accumulaient papiers et enveloppes, crayons, ciseaux et agrafeuses, autant d’outils qui certes demeurent, mais dont la puissance laborieuse a été passablement revue à la baisse avec l’invasion du virtuel dans notre façon de travailler. Si aujourd’hui nos portables, ordinateurs personnels et autres écrans plats sont littéralement devenus incontournables, ils s’accompagnent d’un sérieux danger tapis dans l’ombre, à l’affût des démarches trainantes et des pieds mal assurés : les câbles de raccordement. Regardez bien, ils pullulent, investissant les jolies moquettes veloutées des open spaces en de fascinantes boucles qui ne demandent qu’à étreindre vos pas. Sans compter qu’entre le câble de l’ordinateur, celui du casque audio, celui de la batterie, et les inaliénables rallonges et multi-prises qui les accompagnent, l’imbroglio n’est jamais loin. Heureusement, fidèle au poste, le valeureux Woofy, le range-câble canin que l’on ne présente plus, veille à maintenir l’ordre sur nos fils enfiévrés. Tous les comités d’entreprises seraient-ils prêts à investir dans cette réjouissante idée? La réponse ne m’appartient hélas pas…

Certes, le papier n’est plus forcément l’élément central de nos existences laborieuses… je reste néanmoins fascinée par sa capacité à s’étendre, s’empiler et se chiffonner pour finalement jouer avec mes nerfs en s’amusant à habilement dissimuler le courrier confidentiel et capital auquel il me faut répondre derechef sous une pile de feuillets tout aussi peu superflus. J’ai longtemps considéré avec une bienveillance légèrement condescendante ces étranges objets que l’on nomme porte-courrier, lesquels me semblaient jusqu’à il y a peu l’apanage des générations anciennes, d’une de ces multiples boîtes inutiles encombrant peu utilement l’espace ou les armoires pour un rapport esthético-fonctionnel quasi nul. Et pourtant…

… Pourtant oui, je l’avoue sans aucune honte, cette version acidulée m’est délectable, d’autant que ses cadres magnétiques en caoutchouc – une marque de fabrique de son éditeur, Presse Citron – permettent aux plus subalternes des secrétaires assistantes de jouer dans la cour des grands en arborant en évidence – et ceci en nettement plus chic, soyons sérieux – les clichés de leurs êtres chers.

Mais je crois que ce qui motiverait plus encore ma motivation à travailler, ce serait de voir mon labeur consacré par les feux des projecteurs, grâce à cette lampe tout simplement sublime de chez Spaus dont je ne me lasse pas, même si son accessibilité reste hélas hypothétique.

Conseils anti-énervement (vécu et approuvé)

Je sais, c’est mardi, il pleut/vente/fait froid/n’y a pas l’électricité/y a (encore) un problème sur la ligne de métro…

ces petits riens du quotidien

Tous les ingrédients sont réunis pour nous offrir une cure intense de grise mine avec particules de mauvaise humeur intégrées. Quand il m’arrive d’avoir très fortement envie d’écraser par mégarde les escarpins chromées de la vilaine peste qui m’a démis le bras en s’acharnant à rentrer dans la rame surchargée au prétexte que “cela fait le troisième que je laisse passer” (tu n’es pas la seule ma grande…), et que la partie reptilienne de mon cerveau est à deux doigts de prendre le dessus sur la construction civilisée de ma conscience, j’ai deux une astuces pour retrouver la sérénité et entamer gaiement la journée.

    - envisager pour l’incivique personne-qui-se-croit-tout-permis une séance de tortures inspirée de l’Inquisition
    - imaginer une décoration qui ferait des transports publics un espace paisible et convivial, même en situation critique – le matin entre 9h et 9h32 par exemple.

Il est cependant à noter que sur ce point, et du moins en l’état parisien de mes connaissances actuelles, de substantielles améliorations ont été apportées, ce qui a d’ailleurs pour effet de m’inciter d’autant plus à la rêverie décorative ayant pour objet le transport en commun.

Rendre le trajet agréable, c’est à mon avis plus simple qu’on ne le croit, et surtout affaire de comportements. Alors pour initier la joie et le bien-être aux pires heures de la cohue, je propose aux Régies de transport autonomes ou municipales les suggestions suivantes :

    Zozo(o) dans le métro

    Zozo(o) dans le métro

    - Repenser la décoration murale des habitacles, et profiter de l’engouement quasi universel pour les autocollants ardoise (comme ici en version ménagerie par Coco Bohème) pour proposer un mur entier de libre expression aux voyageurs fatigués et/ou énervés ?

    Objet Joliment Identifiable

    - Prévoir un éclairage plus tamisé, histoire d’éviter aux jeunes et jolies femmes de prendre trop abruptement conscience que quelques poils disgracieux ont résisté à l’assaut de la pince à épiler… J’imaginerais par exemple très bien ce modèle urbain-chic de chez Artemide, variable en nuances et en intensité, au-dessus de ma tête sur le toit bringuebalant du métropolitain.

    Dans mes rêves les plus fous

    Dans mes rêves les plus fous

    - Et s’il m’était permis de rêver au meilleur des mondes possibles, je proposerais enfin que les transports en commun soient équipés de machines à café, de poubelles à tri sélectif, de diffuseurs de parfum, de musique douce, de passagers souriants. Mais là, ce serait sans doute franchement divaguer.

Et pour info…
¡ʇnoʇ zǝʌɐs snoʌ ‘àlıoʌ ˙˙˙ɐıʇuɐqɐɹq ǝp uıʍʇ ǝlèpoɯ ǝl ʇsǝ ǝllǝqnod ɐl ʇǝ sǝɹèɯéɥdé suoısɐʌuı sǝp dn-uıd ǝıloɾ ɐl ‘ıʇʇɐƃnq ɐsɐɔ zǝɥɔ ǝp ʇuǝıʌ éɟɐɔ ɐ ǝuıɥɔɐɯ ɐl

Or… de ma vue

Je rassure illico les valeureux défenseurs de la langue française qui sont déjà sur le point de me dénoncer à l’Académie du même nom, non, je n’ai pas tiré un trait sur le respect des règles élémentaires de syntaxe et de grammaire… ceci est bien un jeu de mots (plus ou moins réussi ?).


...pas trop mal réussies cette année

...pas trop mal réussies cette année

Vous savez ce que c’est que les associations d’idées, on est en train de se demander si ce ne serait pas le jour idéal pour ne pas réfléchir au dîner et essayer de faire des crêpes (lundi, c’était la chandeleur), et on se retrouve à hésiter sur le fait de savoir si oui ou non le doré a sa place dans le bon goût décoratif. A titre personnel, je suis davantage sensible à l’or quand il est dans mon assiette, sous forme de pâte brillante, brûlante et croustillante… En dépit de mon savoir-faire plutôt limité et de patents défauts d’ustensiles élémentaires, j’espère avoir préservé l’honneur de mes racines bretonnes (cf. photo).

Je ne parle pas des petites espiègleries ultra luxueuses dont s’amusent beaucoup de grandes marques en proposant immanquablement à chacune de leur collection une version ultra luxueuse pour le plaisir des yeux – comme les créations en or (rien que ça) de chez Vipp, que je dois bien avouer ne pas plus apprécier que cela, quitte à passer pour une vilaine jalouse, mais à la tendance assez répandue actuellement, à mon avis, de mettre du brillant et du mordoré à tous les niveaux de la décoration.

J’ai l’impression qu’il devient assez naturel de considérer comme une marque de chic éperdu le simple fait de revêtir n’importe quel objet de teinture dorée… comme si la connotation forcément positive – richesse, chaleur, opulence… – du métal précieux suffisait à transformer le plus simple des objets en incarnation du raffinement.

Ces derniers temps, ce sont les chaises
(ci-dessous quelques modèles – parmi bien d’autres de chez Chaisor)
qui sont victimes de la mode…

chaise dorée version (pseudo) chic...

chaise pliante version (pseudo) chic...

... et salle d'attente

... et salle d'attente

Permettez-moi de rester quelque peu perplexe.

Je m’interroge d’autant plus que je ne pense pas nécessairement être la seule psychorigide au monde à ne pas être forcément en admiration devant le clinquant aurifère… Si ?

J’ai quand même – souvenirs d’enfance obligent -, une petite affection pour la réédition par Branex-Design du tabouret TamTam en version “travail d’orfèvre”

Cueillette d’hiver

cueillette

Quelques heureux événements en perspective – ou tout récents – autour de soi, et l’attention décorative prend immanquablement une tournure enfantine… Je ne déroge pas à la règle, et ai imaginé ma petite liste de naissance idéale.

Réussir à combiner éveil gustatif, plaisir du jeu et apprentissage de la manipulation fait toute la réussite du plateau-puzzle de chez Royal VKB, qui est en fait un véritable service de table encastré, ou chaque couvert est pourvu des mêmes petits boutons rouges que sur les pièces des puzzles traditionnels… (vous savez, ceux des animaux de la ferme). Personnellement, je suis complètement sous le charme.

Mon autre grand coup de cœur, intégralement ludique cette fois, va au cheval à bascule Olga de chez Sirch (que je ne remercierai jamais assez d’avoir élargi son savoir-faire sylvicole à la création de mobilier pour enfants). Le nouveau-né n’en profitera que tardivement me direz-vous… certes certes… à moins que vous ne considériez, comme moi, qu’il possède des arguments esthétiques suffisants pour en faire d’ici l’accession de petit d’homme à la mobilité un long moment de bonheur ornemental…

Restons dans le bois, avec le lit à ouverture latérale Gugu, tout beau, tout bio (pin naturel, traitement écologique, peinture et vernis sans solvants…), fruit de l’imagination merveilleusement débordante de la créatrice espagnole Marianne-Juliette Brun. Ses collections sont une véritable quintessence de douceur et de raffinement… pas vraiment abordables hélas. Reste le plaisir des yeux et du rêve.

Last but not least, mon œil a été attiré par cette originale lampe-bonhomme de chez Black&Blum, que je détournerais volontiers en petite veilleuse pour éclairer douillettement la chambre de bébé… à moins, après réflexion, de se l’approprier comme exclusive lampe de chevet.

Je dédie naturellement ce billet à tous les futurs et jeunes parents… à très bientôt !

Et vous, vous faites quoi ce soir ?

Voyage, escapade, grande fête, petit comité, soirée déguisée, restaurant ?

Je me laisserai quant à moi emporter par l’inspiration parisienne, qui compte tenu de la météo pourrait bien se transformer en réjouissante fondue à la lueur des bougies.

Un seul mot d’ordre me concernant :

soyons zen

soyons zen

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Mais si préférez scrupuleusement décompter les minutes qui nous séparent de 2009, optez en plus lieu et place des grandes bougies des Enflammées pour le photophore version la Tête au Cube qui vous évitera d’avoir les yeux rivés à l’horloge ou votre montre.

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Je vous souhaite quoi qu’il en soit de terminer et de commencer ces deux années sous les meilleures auspices, bon réveillon à tous, et rendez-vous en 2009 !