Florence Doudat : une vraie lumière

Pardonnez-moi pour cette entrée en matière bien peu subtile, mais qui a finalement le mérite de l’intelligibilité.

La tendance – crise et conscience environnementale, je suppose, obligent – étant de repenser nos habitus de consommations, j’avais envie de me pencher aujourd’hui les créations de Florence Doudat, qui réussit le pari de l’innovation dans la récupération.

Vous êtes vous jamais demandé ce que devenaient les affiches publicitaires une fois la campagne achevée ? Avec Florence, elles sont promises à une deuxième vie bien plus durable qu’un plan média ciblé. Forte d’une longue expérience comme styliste dans la presse écrite, Florence Doudat a toujours considéré la lumière comme une matière à part entière. Sensible à l’environnement comme à la fugacité des images publicitaires, elle s’essaie, avec un talent certain, à associer les deux et nous propose des luminaires directement créés à partir d’anciennes affiches détaillées et transformées pour nos intérieurs.

Lampe Urbaine

Lampe "Urbaine"

Le principe est relativement simple (mais il fallait y penser !) : après avoir sélectionné les supports papiers, Florence les consolide à l’aide de polyphane, une matière plastique bien connue des amateurs de loisirs créatifs pour rigidifier les matières fragiles. Ainsi solidifiés – et en même traîtés contre le feu, les affiches se transforment en d’élégants abats-jours aussi uniques qu’originaux

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La pléthore d’affichage publicitaire qui nous gouverne permettra indéniablement à Florence de disposer de toute la matière brute nécessaire pour donner libre court à son talent créatif multiple et varié, à l’image de ses collections. J’ai pour ma part un petit faible pour la quiétude bleutée du modèle “Escapade” et la naïveté bucolique de l’”Arrosée“.

Escapade nocturne

"Escapade" nocturne

Lampe Arrosée

Lampe "Arrosée"

Plus d’informations et collections disponibles sur le site
Florence Doudat Créations

Comme un lundi au soleil

Inéluctable lundi, je t’ai vu arriver ce matin avec toute la mauvaise humeur de mes yeux fatigués. Mais tu n’auras pas raison de ma motivation… Pour passer outre l’impossibilité de cette chance qu’on n’aura jamais, j’ai décidé d’investir joyeusement mon lieu de travail, et d’imaginer l’aspect que prendrait, dans mes rêves les plus fous, mon bureau idéal…

Puisque de rêve il est question, autant voir les choses en grand : passer mes journées à compulser dossiers et appels d’offre ne doit plus être contraignant posté sur une assise aussi luxueuse que le trône fauteuil Saint-Luc conçu par DCS. Fibres de carbone, acier laqué, cuir cousu main et tissu microfibre, on touche avec DCS au très haut de gamme du design français, et à la fine fleur de la haute technologie appliquée à la création.

my name is boss, big boss

my name is boss, big boss

Je veux bien devenir grand patron et accumuler toutes les heures supplémentaires du monde s’il m’est donné de goûter au confort de ce dossier bigrement accueillant, et résolument moderne.



Dans un registre plus abordable mais non moins majestueux, je poserais bien volontiers la lampe Chain distribuée par Nemo Cassina sur ma table de travail. Cette jolie création, que nous devons à l’architecte et designer italienne Ilaria Marelli se plie à toutes les exigences grâce à sa structure en aluminium articulée. Et pour que le cœur à l’ouvrage soit complet, elle diffuse une lumière quasi naturelle grâce à ses LED, également synonymes d’une durée de vie avoisinant les 50 000 heures. Totalement pliable, elle garantit un encombrement minimum pour tous ceux qui comme moi apprécient les places nettes et les bureaux soignés.

N’étant cependant pas complètement masochiste, il me fallait adjoindre à ce fantasme de bureau un accessoire de rêve qui ne soit pas rancardé aux confins de l’inaccessible. Entre accessoire et fourniture de bureau, le Doddlebook distribué par (je vous le donne en mille) Umbra est un cadre photo sur lequel est enchâssé un bloc notes de 80 pages, qui vous permettra de relever tous les messages de votre équipe et même de laisser libre cours à votre créativité lors des réunions et autres brainstormings…

Chère Youpi Touch, ceci est mon petit hommage personnel à ton article sur les papiers peints Pattern Tales que j’ai adoré…

Comme quoi il n’est pas complètement stérile de rêvasser au boulot…

Moralité : « il vaut mieux rêver sa vie que la vivre, encore que la vivre, ce soit encore la rêver »
Marcel Proust – Les Plaisirs et les Jours