Almanach

Nouvelle semaine, nouvelle rubrique… Avec l’Almanach, je vous propose de joindre l’utile à l’agréable en revisitant sur le ton de l’humour les dictons associés au Saint du Jour. Vous n’aurez donc plus d’excuse pour oublier de souhaiter sa fête à votre collègue ou voisin… tout en restant à la pointe de l’actualité décorative mondiale.

” A la Sainte Sophie, sache de l’éparpillement faire fi “

Puisque ce jour est tout entier consacré à la sagesse – je vous renvoie à l’étymologie du nom Sophie – il était impensable de ne pas en profiter pour mettre un peu d’ordre dans nos fatras divers… Pour nous y aider, nous pouvons compter sur la bibliothèque en aluminium Gigio de chez Miniforms.

J’avoue ne pas forcément vouer une passion particulière pour les bibliothèques murales, souvent passablement massives et ennuyeuses. Celle-ci dénote par sa sobriété, que n’interdit en rien une touche d’originalité, puisque vous aurez remarqué que les étagères ne sont pas superposées, mais se succèdent en une charmante irrégularité, donnant ainsi à ce meuble de rangement une allure aérienne louable.

Et vous qui pensiez que sagesse rimait avec tristesse….

Ps : rendons à César… je ne suis pas à la génitrice de cette brillante idée, que mon dulciné Boucle d’Or soit ici remercié pour ce trait d’esprit

Florence Doudat : une vraie lumière

Pardonnez-moi pour cette entrée en matière bien peu subtile, mais qui a finalement le mérite de l’intelligibilité.

La tendance – crise et conscience environnementale, je suppose, obligent – étant de repenser nos habitus de consommations, j’avais envie de me pencher aujourd’hui les créations de Florence Doudat, qui réussit le pari de l’innovation dans la récupération.

Vous êtes vous jamais demandé ce que devenaient les affiches publicitaires une fois la campagne achevée ? Avec Florence, elles sont promises à une deuxième vie bien plus durable qu’un plan média ciblé. Forte d’une longue expérience comme styliste dans la presse écrite, Florence Doudat a toujours considéré la lumière comme une matière à part entière. Sensible à l’environnement comme à la fugacité des images publicitaires, elle s’essaie, avec un talent certain, à associer les deux et nous propose des luminaires directement créés à partir d’anciennes affiches détaillées et transformées pour nos intérieurs.

Lampe Urbaine

Lampe "Urbaine"

Le principe est relativement simple (mais il fallait y penser !) : après avoir sélectionné les supports papiers, Florence les consolide à l’aide de polyphane, une matière plastique bien connue des amateurs de loisirs créatifs pour rigidifier les matières fragiles. Ainsi solidifiés – et en même traîtés contre le feu, les affiches se transforment en d’élégants abats-jours aussi uniques qu’originaux

.

La pléthore d’affichage publicitaire qui nous gouverne permettra indéniablement à Florence de disposer de toute la matière brute nécessaire pour donner libre court à son talent créatif multiple et varié, à l’image de ses collections. J’ai pour ma part un petit faible pour la quiétude bleutée du modèle “Escapade” et la naïveté bucolique de l’”Arrosée“.

Escapade nocturne

"Escapade" nocturne

Lampe Arrosée

Lampe "Arrosée"

Plus d’informations et collections disponibles sur le site
Florence Doudat Créations

La réponse en images

J’espère que votre gymnastique cérébrale d’avant-hier vous aura été profitable… Inutile de vous faire languir plus longtemps, voici la récompense à vos efforts ! (j’avais bien sûr délibérément et fort subtilement caché l’indice qui eût pu vous vous éviter de vous creuser la tête)

Cette boîte contient en effet mon ex-ennemi juré de décoration (non, pas le sticker, l’autre), j’ai nommé la microbille, sur laquelle je me suis déjà ici et épanchée. Ayant connu un grave traumatisme esthétique à l’époque où les poufs-poires étaient à la mode, je m’étais solennellement promise que PLUS JAMAIS aucun objet les contenant ne franchirait plus mon seuil.

Ambient Lounge semble en passe de me faire mentir, ou du moins revenir sur cette radicalité. Venue des antipodes (l’Australie), cette marque pleine d’inventivité a réussi l’improbable : rendre élégant voire très chic le fauteuil en microbilles.

Ici, rien de comparable – si ce n’est bien évidemment la microbille – avec le cauchemardesque pouf poire. Fauteuil, sofa ou même chaise longue, Ambient Lounge a soigné les formes comme les finitions. Les coutures sont naturellement ultra renforcées et le tissu d’une épaisseur digne des robes de bure, la douceur, le moelleux et le coloris en plus.

Ce qui me plaît, je crois, le plus avec ces différentes assises, qui sont une totale invitation à la détente stylée, c’est le concept presque ludique par lequel ce sont les acquéreurs eux-mêmes qui remplissent leur fauteuil. Le procédé se nomme Funnelweb, et permet, par un astucieux système de fermetures à glissières et de manchon hermétique, de transférer les billes de leur sac au fauteuil, et inversement lors de l’entretien desdits fauteuils, mais également de choisir vous-même votre niveau de confort en optant pour un remplissage plus ou moins important.

Je ne m’étendrai pas forcément sur le côté un peu tape-à-l’œil des photographies d’ambiance, à tout le moins peut-on être sûr, à observer la mine réjouie de la charmante demoiselle, que, côté bien-être et délassement, Ambient Lounge tient toutes ses promesses !

ps : @Julie : tu étais dans le vrai… certes c’est pas un fauteuil de piscine, mais il est en quelque sorte gonflable et permet bien de lézarder !

Le meuble qui tue

Aujourd’hui, je me sens pleine d’altruisme et de désintéressement… Certes, je n’ai pas la télévision – je m’en porte à merveille, merci -, mais des coups d’œil – évidemment fortuits – par la fenêtre m’ont permis de constater qu’au fil des mois, la quasi totalité de mes voisins s’est équipée de rutilants écrans plats dont les dimensions varient de simplement immenses à résolument titanesques.

Spéculant sur la place – dans tous les sens du terme – qu’un tel appareil peut prendre dans la vie de tous les jours, je me suis rapidement trouvée assaillie par un souvenir que j’avais remisé dans les tréfonds de l’oubli : le meuble télé de mon enfance, une espèce de caisse en bois et rotin – je ne suis pas responsable des erreurs décorative de mes ascendants – qui prenait la poussière et accueillait une série jaunissante de programmes télé et de modes d’emploi variés et soutenait l’appareil, qui sous mes yeux ébahis passa, un soir des années 80, de la bagatelle de 3 canaux à la réception de 6 chaines, ce qui pour la téléphage en herbe que j’étais autrefois, représentait une révolution invraisemblable. Une question me taraude donc en ce jour : les meubles télé sont-ils toujours – à l’image de mes souvenirs – aussi laids qu’indispensables ? Les téléspectateurs sont-ils toujours condamnés à affubler pour leur bon plaisir, leur salon d’une telle inélégante fourniture ? Je vous laisse juge…

La bonne nouvelle, avec les innovations technologiques apportées aux postes de télévision c’est que l’appareil ne doit plus obligatoirement être (dis)posé sur un meuble, mais qu’il est possible de suspendre, soit en le fixant directement au mur de la pièce – certains nouveaux habitats prévoient même un appareil directement intégré dans la cloison -, soit en l’accrochant dans l’emplacement prévu cet effet sur le meuble éponyme.

Si vos soirées sont placées sous le signe des programmes de téléréalité du cinéma coréen des années 1960, vous ne verrez sans doute aucun inconvénient à ce que votre meuble soit l’écrin de votre passion, et que ses formes et lignes en “imposent” autant que l’appareil lui-même. Sonorous n’est pas frileux en la matière, avec des meubles télé modernes combinant les deux matières alchimiques du hype décoratif contemporain (selon certain…), à savoir le verre et l’aluminium… La véritable bonne idée, à mon avis, de ces collections conçues pour être avant tout fonctionnelles et à mêmes d’offrir un confort (télé)visuel optimal, c’est une gamme de coloris un peu différente du tout-venant… Les modèles violets et bleus sont en ce sens plus que réussis…

Les adeptes d’un style plus minimaliste apprécieront sans doute le modèle le plus discret du marché édité par Gisan, qui se présente sous la forme d’une tablette plutôt sobre mais néanmoins astucieuse, puisqu’elle dissimule câbles et branchements disgracieux et comporte un élément pivotant pour positionner librement le téléviseur.

Que les partisans de lignes épurées se rassurent tout de même, des solutions plus sobres existent… Sur roulettes, tout en angles, par exemple, comme chez Marais International, qui témoigne de son expertise dans le domaine du verre…

Je constate en tout cas que la plupart des fabricants semblent s’adapter à la fin programmée (décembre 2011) du signal analogique, qui rencardera les antennes de nos toitures au rang de romantiques antiquités…

Étoiles et compote

I was there !

Eh oui, j’ai eu l’insigne honneur et opportunité de pénétrer dans le cénacle clos et de me livrer à des heures de vagabondages enfiévrés dans le labyrinthe des rêves sis au Parc des Expositions de Villepinte… J’ai fait lundi mon baptême de Maison et Objet.

J’ai eu beau n’y passer que quelques heures, j’en suis ressortie les pieds en compote et des étoiles plein la tête…
Vous me pardonnerez si je ne vous livre pas d’emblée le résumé de mes ravissements et mes intuitions quant aux tendances décoratives prochaines et imminentes (d’ailleurs il me faudra sans doute un petit moment pour que cette masse d’images et de découverte se décante comme il se doit), mes déambulations dans les halls et les allées eurent raison de mes forces, aujourd’hui, je ne rêve que couvertures, coussins, musique douce et station allongée (surtout).

Ce qui m’est évidemment un prétexte tout trouvé pour placer mon humeur du jour sous le signe du confort.

jeu de coussins

jeu de coussins

En dehors des bougies, j’ai une autre passion inusable : les coussins, et plus généralement tout ce qui relève du moelleux, du duveteux, du cotonneux.

Bien que n’étant que très modérément amatrice de sieste, je suis prête à faire une exception notable si je peux m’étendre sur le coussin Pillow Play créé par Ana Mir pour Nanimarquina. Conçu sur le modèle inusable de la microbille en polystyrène, il est évidemment d’une malléabilité absolue.

Et puisqu’il s’agit de Nanimarquina, il est évidemment en prime joliment ajouré, avec un fin liseré de couleur pour soigner l’élégance même en situation de fainéantise aigüe.

Euclide es-tu là?

Euclide es-tu là?

La microbille fait également la (bonne) fortune de la marque belge Sit On It, qui décline le concept sous tous les angles… (les poufs géants, c’est eux) : pyramidal, cubique, et même elliptiques, cela ne m’étonnerait pas qu’un de leurs designers soit un amateur patenté de géométrie dans l’espace

plus c'est long, plus c'est bon

Mais j’avoue demeurer davantage encore intriguée et entraîner à musarder tout à mon aise face à la création étrange et pénétrante de Antidiva. Le divan-lit-canapé-fauteuil-chauffeuse Kaa Micama est inclassable et incalculable, au point que j’ai d’ailleurs moi-même quelques difficultés à en saisir le principe (d’où ma velléité toute désintéressée de l’essayer pour moi vous). Il s’agit ici d’un serpentin de coussins reliés entre eux par un système de fermeture Eclair, et tournoyant autour d’un ilot central. Totalement flexible, il se double et se dédouble en d’innombrables variations toutes plus disposées les unes que les autres à célébrer Morphée et ses sbires.

Avis aux amateurs (fortunés)… de mon côté, je m’en vais offrir à mes petits petons un repos bien mérité.

Joindre le futile à l’agréable

Passion du dispensable, quand tu nous tiens… Tâchant depuis plusieurs années de ne pas me jeter de façon complètement écervelée dans la fièvre consumériste, je me fais un devoir de ne pas trop souvent acheter ce dont je n’ai objectivement pas besoin.

Et comme j’essaie aussi d’avoir deux doigts de jugeote, je sais bien que ce qu’il y a d’intéressant à désirer quelque chose, c’est bien la délicieuse période de latence préalable, celle où nous sentons monter en nous la joie promise de posséder enfin l’objet tant espéré…

Mais j’ai beau me soumettre à cette (monacale, il va sans dire) discipline de mesure et de tempérance, mon naturel futile a tendance à revenir au galop… je me laisse forcément prendre au piège jeu des menus accessoires et autres belles choses dont il me semble que l’acquisition rendrait ma vie ô combien plus délectable… Il ne me reste donc plus qu’à me livrer à une joute rhétorique et dialectique avec moi-même afin de pouvoir justifier de l’absolue nécessité de mes caprices à la bonne marche du foyer… Travaux pratiques :

comment tout mettre à sack

comment tout mettre à sack

Au rang des stimuli actuels de ma mauvaise foi, il y a le vase Sack, en prévision duquel j’ai échafaudé un argumentaire tout à fait infaillible : vous avez certainement comme moi remarqué qu’on n’a jamais le récipient adéquat lorsqu’on nous offre des fleurs. Il est toujours trop large, trop grand, trop étroit… Pour mettre en valeur les belles graminées. Avec lui, fini les moments passés à découper en toute hâte – et pour un résultat assez navrant – une bouteille d’eau minérale pour faire tenir ensemble une jolie composition florale : en effet, il se transforme à volonté grâce à sa composition en pvc thermoformable.

Le principe est simple : il devient malléable passé sous l’eau chaude, puis se rigidifie à l’eau froide une fois la forme idoine trouvée. Cette idée lumineuse nous vient de PA Design, qui se surpasse décidément pour nous proposer des objets du quotidien revisités par le biais de l’humour et de la différence.

Maintenant que je me suis (légitimement) accordée une nouvelle sauteuse, ma (future hypothétique) cuisine (aménagée) s’avère déjà plus reluisante. Hélas – trois fois hélas, je n’ai toujours que de banales casseroles, qui ne me permettent pas de mijoter ni d’étuver comme il se doit mes emplettes maraichères du marché…

après le fridayware, le cookware

après le fridayware, le cookware

Heureusement Royal VKB a pensé à moi : j’avoue rester complètement sans voix devant la beauté vintage de la gamme de faitouts Cookware – un faitout, exactement ce qui me manquait ! c’est fou comme la vie est bien faite.

Ils ne sont pas magnifiques, ces récipients conçus par le designer néerlandais Jan Hoekstra, ici en pleine démonstration?

Il a pensé sa gamme en tenant compte des aspirations de chaque amateur de cuisine à la maniabilité et la performance : même si pour vous cuire un œuf relève de la gageure, vous vous êtes forcément un jour ou l’autre confronté à la difficulté de vider l’eau d’une casserole sans vous ébouillanter et/ou répandre la moitié du contenu dans l’évier évidemment encombré de toute part parce qu’il est tellement plus drôle d’attendre que les reliefs des précédents repas se soient fossilisés sur les assiettes pour commencer à les laver.

Ici, le problème est doublement facilité grâce au système de fermeture des couvercles qui vous offrent le luxe de vider ladite eau majestueusement, et aux anses enfin larges et recourbées qui permettent une prise en main totale. Il va falloir que je trouve le moyen de rendre mes outils de cuisson inutilisables.

En matière de décoration intérieure, j’ai un Trouble Obsessionnel Compulsif, celui des petits luminaires. Ma collection commence à être conséquente, entre lampes, photophores et bougies. Mais ce n’est naturellement jamais assez, j’en trouve toujours de plus attrayantes.

Alors pour m’autoriser cette brique lumineuse éditée par Suck, qui renferme une ampoule photovoltaïque (ce qui implique l’absence totale de tout système électrique), je vais tout simplement me contenter faire jouer la carte de l’émotion et de l’économie écologique.

Je suis sûre que vous débordez vous aussi de ressources et d’inventivité pour vous accorder de petits plaisirs décoratifs… Maintenant que je vous ai livré quelques uns des miens, j’attends les vôtres !

Résolument organisée

Trêve de plaisanterie, voici 2009 désormais bien lancé. Même si je rechigne à prendre des résolutions que je n’arriverai pas à tenir, j’aimerais placer cette nouvelle année sous le signe d’un accomplissement qui me fait bien cruellement défaut : celui de l’organisation.

Je porte une croix sans doute communément partagée : j’ai toutes les peines du monde à demeurer ordonnée, et il me semble qu’au fil du temps, ce défaut s’aggrave. Je déborde du même coup d’astuces sans cesse réinventées pour donner le change : je suis ainsi passée maîtresse dans l’art de savamment dissimuler papiers urgents et autres factures au fond d’un placard, dans ce genre de subtile cachette dont on se dit : “je vais mettre ça là comme ça je saurai où il est”, et qu’on s’empresse de reléguer aux portes de l’oubli.

Je vous assure que je caricature à peine.

Bref, cette année, la Julie nouvelle est arrivée, je m’y engage, ma vie ne sera plus une course effrénée contre le chaos. Toute investie de cette sincère bonne volonté, je m’intéresse assez logiquement de près à tout ce que la déco peut proposer de meubles de rangement.

Bibliothèque Broox pour en finir avec le Bronx

Bibliothèque Broox pour en finir avec le Bronx

Ma chasse au trésor m’a tout droit conduite sur les traces de Desalto, dont j’aime assez les lignes sobres et rectilignes. Dernière trouvaille en date, une bibliothèque murale à structure articulée ajustable en fonction de la taille des ouvrages que l’on souhaite y entreposer ou de la hauteur des murs.

Imaginée par le designer italien Denis Santachiara, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de créations originales et élégantes – allez voir son site, lui-même originalement élaboré, qui présente une petite partie de son foisonnant ouvrage) – cette bibliothèque peut aussi bien servir d’étagère simple pour mettre en valeur nos petits et grands bibelots, mais aussi – tant que nous y sommes – pour ranger idéalement tout ce qui relève des dossiers et de la paperasserie.

A présent que j’ai trouvé de quoi motiver le tri nourri de tout ce qu’il y a de superflu dans mes classeurs à levier, il me restera à m’attaquer à ce qui fait le désespoir des tables basses : la presse écrite. Je fais partie de ceux qui les entassent joyeusement sous icelle, pour le plus grand bonheur de nos chats qui prennent un grand plaisir à massacrer mes magazines féminins préférés ma collection d’Alternatives internationales.

J’ai longtemps considéré le porte-revue avec un certain mépris, considérant ce dernier comme l’évident apanage du mauvais goût. Mais j’étais jeune et vierge des réalités du monde de l’écrit, des tentations divertissantes au moment de prendre le train, de l’attachement que l’on peut porter aux journaux dont l’encre reste sur les doigts aussi sûrement que son papier jaunit. Aujourd’hui, je n’ai plus tout à fait la même radicalité de jugement pour cet obscur objet du loisir. Cela ne résoudra pas le problème de l’inclinaison naturelle des griffes félines pour l’interdit, mais je me verrais assez disposant allègrement les journaux que je renâcle à jeter dans le porte revues tout cuir de la marque Midipy, qui avec ses anses et sa fermeture coulissante relève davantage du sac à main hype que de la corbeille à fourbi.

Cocorico de mise pour cette jolie marque qu’est Midipy (rénées?), installée aux confins du sud-est hexagonal et qui remet au goût du jour les savoir-faire régionaux avec des collections en cuir et laine, fabriqués à la main et totalement exempts de rusticité affectée.

De votre côté, qu’en est-il des vœux pieux bonnes résolutions pour 2009 ?

I wish you…

… une meilleure forme que la mienne en ces périodes de ripailles et joyeusetés diverses et variées.

Point d’excès pour ma part, si ce n’est de mon lit, ce qui m’a également empêchée d’être devant mon clavier pour vous adresser mes meilleurs vœux et un Noyeux Joël.

En retard et en avance, je vous souhaite donc de merveilleuses fêtes, et espère que Papa Noël vous aura gâté à votre convenance…

À présent que le premier round des réjouissances est terminé, nous avons quelques jours pour nous remettre et surtout nous préparer à faire tourner les serviettes pour enterrer 2008 avec le sourire.

Si pour vous réveillon rime avec flonflon, paillettes et cotillons, ne renoncez pas pour autant à l’élégance-attitude en optant pour des contenants qui feront rire ou sourire vos convives et changeront un peu des sempiternels gobelets en plastique, souvenir de soirées étudiantes moins fortunées.

Pour un pied de nez plein d’humour aux gobelets susmentionnés, vous avez le choix entre une version chic de Rob Brandt, qui reproduit en version céramique et à s’y méprendre les inévitables froissures de nos temporaires compagnons de soirée… et une version qui revisite le concept du bal masqué (ohé ohé). Les gobelets fantaisie Pick your Nose trompe l’oeil la bouche de chez Fred qui nous transforment, le temps d’une gorgée, en jolie moustachue ou en pétillant Cyrano… Petit plus environnemental appréciable, ils ne sont pas en plastique mais en carton recyclable et cependant très résistant

Si vous êtes plutôt – comme moi ! – versé dans le cocooning hivernal, et que pour vous l’an neuf se célèbrera à la lueur des chandelles, au coin du feu ou au fond du canapé, décor floral et atmosphère douce seront certainement vos meilleurs amis.

Pour trinquer – tout de même – à la santé de la Saint-Sylvestre, je me laisserais bien tenter par cette mignonne création de l’Atelier du Vin, le seau Rose & Bulle qui réunit en un seul élément seau à glace et soliflore… Un tel atout-charme à l’appui, vous n’aurez plus de raison de ne pas offrir à votre dulciné(e) le souvenir d’une soirée éternellement romantique et la certitude d’un nouvel an qui pourrait commencer plus mal, surtout associé à ce qui suit…

Vous avez peut-être remarqué qu’il est de bon ton ces derniers temps d’inclure de la lumière dans tout ce que le quotidien peut comporter d’objets et d’accessoires. Aujourd’hui, c’est donc au tour de la table basse de s’illuminer de l’intérieur pour faire briller vos soirées et apéritifs de circonstance. Total look garanti et fantaisie en option avec ce cube lumineux en polyéthylène de chez Slide avec câble et douille électrique que vous pourrez choisir de garnir à votre gré d’une ampoule blanche ou colorée. J’ai quelques doutes quant au bien fondé de l’esthétisme de l’objet en extérieur sachant qu’il requiert de se trouver à une distance raisonnable d’une prise de courant, mais l’idée n’en demeure pas moins attrayante…

Bon intermède festif à tous et à très bientôt pour des vœux de fin d’année dynamiques et circonstanciés !

Revu et corrigé

Que diable ces références scolaires viennent-elles donc faire dans un espace tout entier consacré au plaisir spontané et ludique de la décoration ?

N’ayez crainte, je n’entends pas me plonger dans la nostalgie douce-amère de nos jeunes années, mais bien évidemment rendre aujourd’hui – plus encore que les autres jours – hommage à la capacité des créateurs à détourner les objets pour en redéfinir le style et/ou la fonction. Je trouve la pertinence ces initiatives d’autant plus méritantes qu’elles s’emparent des objets les plus banalement quotidiens avec une inventivité profondément exaltante.

Prenons le cas du tapis : très longtemps confiné à des formes géométriques classiques, et à des poils ras ou longs, il se détache de plus en plus de ce cadre prédéfini, avec à la clefs des motifs, des couleurs et des matières qui nous conduisent même, progressivement, à oublier sa destination première (apporter de la chaleur et du confort) pour n’y voir plus qu’un absolu objet de décoration, voire un appel à la réflexion sur nos habitus de consommateurs. Chez Nanimarquina que j’aime décidément beaucoup, Marti Guixé a ainsi inventé le tapis News, une reproduction à grande échelle des pastilles que nous rechercherons avec beaucoup de passion dans nos échoppes préférées lors des soldes de janvier.

grâce à ceci...

good news

...Marti Guixé vous autorise à profiter de cela

Si l’excentricité est pour vous comme une seconde nature, n’hésitez pas à associer à ce témoignage du temps présent une version rééditée en mode argent de la commode Louis XV des demeures anciennes. De facture a priori un peu trop clinquante – non, je ne me résoudrai pas à inscrire les onomatopées “bling-bling” au registre de mon vocabulaire – à mon humble goût, il me semble cependant que cette création que nous devons à Chaisor saurait apporter à une chambre un peu terne une élégance substantielle.

Dans un registre moins onéreux encombrant, je ne suis pas insensible – tout en continuant de me demander si mon aptitude à l’autodérision ne toucherait pas là, en y faisant figurer un de mes portraits, sa limite -, à Horned, le – bien nommé – cadre à cornes de chez Pulpo. Mais après tout, qu’est-ce qui nous empêcherait d’y afficher la photographie de notre médor préféré et d’imaginer ainsi une composition artistico-humoristique qui n’aura rien à envier aux plus mythologiques des bestaires ? Évidemment, il est tout aussi possible – mais si prévisible, en quelque sorte – d’en faire une délicate attention à votre moitié en cas de douloureuse séparation – ce que je ne vous souhaite naturellement pas.

Quoi de plus tragiquement ennuyeux qu’un tabouret de bois ? Cette question rhétorique ne me tourne certes pas dans la tête à longueur de journée, mais je dois bien admettre ne pas voir en ce type d’assise la figure tutélaire du siège tendance. A moins qu’il ne se trouve comme ici judicieusement customisé et ne se mue en un joyeux dégradé arc-en-ciel tout de baudruches nouées revêtu. Le tabouret Baloon de Nathalie Kruch nous démontre une nouvelle fois qu’ils sont décidément très forts chez Umbra

Green peace

Faites-vous partie de ces heureuses mains vertes qui réussissent à coup sûr plantations et ornements floraux?

J’envie votre chance et votre talent, que je ne partage malheureusement pas. En dépit de toutes mes attentions, les plantes ont le mauvais goût de dépérir à mon contact. A l’heure où j’écris ces lignes, vous me voyez pleine d’inquiétude pour la superbe orchidée qui m’a été récemment offerte , et qui n’a pas encore subi cette terrible malédiction – vous pourrez légitimement arguer du fait que je place la barre très haut et qu’une orchidée est suprêmement fragile et délicate à entretenir… mais est-il ornement floral plus gracieux que les orchidacées ?

Cette réalité est d’autant plus regrettable que les plantes animent avantageusement tous les intérieurs, et participent à ce titre intégralement d’une décoration réussie. Plus encore, verdure, fleurs et autres graminées investissent désormais l’univers du design et de l’architecture urbaine, à grand renfort de murs végétaux, de toitures jardins et de matériaux naturels. Sans vouloir crier derechef à la révolution culturelle, la combinaison du minéral et de l’organique étant sans conteste une réalité ancestrale, je suis en admiration devant les initiatives verdoyantes qui fleurissent (notez la métaphore filée…) au gré des rues et de certains bâtiments publics.

Mais revenons-en à nos moutons la question des végétaux dans la décoration intérieure. Les infortunés de mon espèce, qui ont renoncé à enrichir jardineries et fleuristes en investissant dans des plantes prétendument résistantes, lesquelles n’auront, pour finir, pas survécu 30 jours à leur nouveau domicile, considèreront sans doute d’un œil avisé l’extension de la taxidermie au monde floral. Les plantes stabilisées de Meamea, sous forme de tableaux à suspendre ou en pot, peuvent en effet offrir un bon expédient à tous ceux qui anéantissent jusqu’aux cactus.

greendayLe principe est simple et efficace : de véritables végétaux sont sélectionnés et traités de façon à remplacer leur sève par de la glycérine – une nouvelle vertu à ajouter à la longue liste des qualités de ce composé aux mille usages -, figeant ainsi feuilles, tiges et couleur. En respectant quelques précautions d’emploi, vous pourrez enfin être fiers de vos plantations, tout en vous épargnant arrosages, effeuillages et rempotages. Notons que le procédé de stabilisation est non-polluant et totalement biodégradable, et que ces créations sont prévues pour durer plusieurs années.

Quoique ayant un petit faible pour les tableaux végétaux de la gamme, je ne suis cependant pas très à l’aise avec le principe, qui n’est pas sans me rappeler celui de la naturalisation de nos amies les bêtes. cela étant, cette considération reste personnelle : certes ne suis-je pas pleinement en accord avec les prosopopées qui demandent : “Objets inanimés, avez-vous donc une âme/Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer?”… Cela ne m’empêche cependant pas de louer l’aspect remarquable de ce concept ni de voir en Lamartine une charmante incarnation du romantisme.

Peut-être devrai-je cependant un jour mon salut jardinier à mon intérêt pour la chose culinaire. En bonne amatrice de cuisine et de petits plats, j’ai un intérêt très marqué pour les épices et les aromates de toute sorte. C’est évidemment dans la fraicheur que ceux-ci révèlent l’absolu de leur saveur, et j’ai depuis un certain temps dans l’idée qu’un mini-potager apportera à mes préparations une plus-value gustative appréciable, tout en m’ouvrant la voie à un apprentissage horticole accéléré.
Cruel dilemme qui est le mien cependant : lequel, parmi les pots à herbes aromatiques imaginés respectivement par Saga et par Royal VKB, remportera mon suffrage ?


Le premier, tout en grès, est ravissant avec ses trois bacs siamois montés sur une réserve d’eau facile d’accès, et le second n’est rien moins qu’un véritable jardin en miniature, avec ciseaux de taillage discrètement intégrés à la structure en résine de mélamine à l’entourage légèrement grisé. Nul doute que la décision va être difficile à prendre…