Green peace

Faites-vous partie de ces heureuses mains vertes qui réussissent à coup sûr plantations et ornements floraux?

J’envie votre chance et votre talent, que je ne partage malheureusement pas. En dépit de toutes mes attentions, les plantes ont le mauvais goût de dépérir à mon contact. A l’heure où j’écris ces lignes, vous me voyez pleine d’inquiétude pour la superbe orchidée qui m’a été récemment offerte , et qui n’a pas encore subi cette terrible malédiction – vous pourrez légitimement arguer du fait que je place la barre très haut et qu’une orchidée est suprêmement fragile et délicate à entretenir… mais est-il ornement floral plus gracieux que les orchidacées ?

Cette réalité est d’autant plus regrettable que les plantes animent avantageusement tous les intérieurs, et participent à ce titre intégralement d’une décoration réussie. Plus encore, verdure, fleurs et autres graminées investissent désormais l’univers du design et de l’architecture urbaine, à grand renfort de murs végétaux, de toitures jardins et de matériaux naturels. Sans vouloir crier derechef à la révolution culturelle, la combinaison du minéral et de l’organique étant sans conteste une réalité ancestrale, je suis en admiration devant les initiatives verdoyantes qui fleurissent (notez la métaphore filée…) au gré des rues et de certains bâtiments publics.

Mais revenons-en à nos moutons la question des végétaux dans la décoration intérieure. Les infortunés de mon espèce, qui ont renoncé à enrichir jardineries et fleuristes en investissant dans des plantes prétendument résistantes, lesquelles n’auront, pour finir, pas survécu 30 jours à leur nouveau domicile, considèreront sans doute d’un œil avisé l’extension de la taxidermie au monde floral. Les plantes stabilisées de Meamea, sous forme de tableaux à suspendre ou en pot, peuvent en effet offrir un bon expédient à tous ceux qui anéantissent jusqu’aux cactus.

greendayLe principe est simple et efficace : de véritables végétaux sont sélectionnés et traités de façon à remplacer leur sève par de la glycérine – une nouvelle vertu à ajouter à la longue liste des qualités de ce composé aux mille usages -, figeant ainsi feuilles, tiges et couleur. En respectant quelques précautions d’emploi, vous pourrez enfin être fiers de vos plantations, tout en vous épargnant arrosages, effeuillages et rempotages. Notons que le procédé de stabilisation est non-polluant et totalement biodégradable, et que ces créations sont prévues pour durer plusieurs années.

Quoique ayant un petit faible pour les tableaux végétaux de la gamme, je ne suis cependant pas très à l’aise avec le principe, qui n’est pas sans me rappeler celui de la naturalisation de nos amies les bêtes. cela étant, cette considération reste personnelle : certes ne suis-je pas pleinement en accord avec les prosopopées qui demandent : “Objets inanimés, avez-vous donc une âme/Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer?”… Cela ne m’empêche cependant pas de louer l’aspect remarquable de ce concept ni de voir en Lamartine une charmante incarnation du romantisme.

Peut-être devrai-je cependant un jour mon salut jardinier à mon intérêt pour la chose culinaire. En bonne amatrice de cuisine et de petits plats, j’ai un intérêt très marqué pour les épices et les aromates de toute sorte. C’est évidemment dans la fraicheur que ceux-ci révèlent l’absolu de leur saveur, et j’ai depuis un certain temps dans l’idée qu’un mini-potager apportera à mes préparations une plus-value gustative appréciable, tout en m’ouvrant la voie à un apprentissage horticole accéléré.
Cruel dilemme qui est le mien cependant : lequel, parmi les pots à herbes aromatiques imaginés respectivement par Saga et par Royal VKB, remportera mon suffrage ?


Le premier, tout en grès, est ravissant avec ses trois bacs siamois montés sur une réserve d’eau facile d’accès, et le second n’est rien moins qu’un véritable jardin en miniature, avec ciseaux de taillage discrètement intégrés à la structure en résine de mélamine à l’entourage légèrement grisé. Nul doute que la décision va être difficile à prendre…

Au (petit) coin!

Il ne vous aura sans doute pas échappé que le plus petit et le plus indispensable de notre intérieur est ces derniers temps un sujet de prédilection pour tous les amateurs de décoration. Je veux bien sûr parler de nos toilettes, qui, de la presse écrite aux médias audiovisuels en passant par les boutiques dédiées, sont immanquablement mis sous les feux de la rampe – une jolie ironie comme je les aime étant donné le caractère foncièrement intime de l’enjeu.

Si l’on en croit les spécialistes, cet engouement pour la décoration du petit coin tient au fait qu’il s’agit d’un des derniers espaces qui n’avait, jusqu’ici, que très modérément inspiré les designers… Lesquels se rattrapent au centuple, qu’il s’agisse des toilettes elles-mêmes ou des accessoires pour agrémenter l’apparence de cet espace rituel aux passages obligés nombreux.

Les conseils déco pour ce véritable centre névralgique de l’équilibre domestique pullulent sur la toile, et j’aimerais à titre personnel m’inscrire en faux contre une grave erreur opinion largement répandue selon laquelle les toilettes s’accommodent mal de teintes sombres.

un papier coordonné pour le summum du chic

Mes toilettes ont été très récemment entièrement parées de noir – sol et plafond compris -, et le résultat dépasse de très très loin mes espérances : agrémentée d’accessoires en acier chromé – qui sont à la couleur noire ce que l’anémone est au bernard-l’ermite : un très indispensable compagnon -, des toilettes toutes simples se transforment en un ravissant écrin postmoderne qui n’a rien à envier aux plus rutilants des lofts industriels relookés par un designer de renom. Pour parachever cette réussite, il ne me reste donc plus qu’à coordonner mon papier-toilette au gré d’une petite virée du coté de chez Renova !

Si je poussais la tentation jusqu’à vouloir sublimer absolument mes 1,5m² d’espace d’aisances, il va sans dire que je songerais sérieusement à investir dans une cuvette japonaise – car nul n’ignore que les Nippons sont sans doute les fabricants de toilettes les plus inventifs et les plus décomplexés du monde… Notons cependant que ce retard a largement tendance à être aujourd’hui rattrapé par l’Europe, et plus particulièrement par sa frange méridionale.

un siège de choix

C’est de l’autre côté des Pyrénées que sont en effet nées les toilettes Khroma, qui en dépit de ses consonances germaniques, sont bien un pur produit espagnol, fabriqué par le prince du sanitaire, j’ai nommé Roca. Ce que j’apprécie tout particulièrement dans ce modèle, ce ne sont pas tant les couleurs – néanmoins très élégantes et variées -, que la grande recherche qui a été faite en matière de texture – un habillage en mousse vient réchauffer la surface de la cuvette et le transforme en un confortable siège – et d’assise (si je puis me permettre une considération assez triviale… mais il s’agit bien de toilettes après tout).

l'œuf, la poule et le trône

La zone transalpine de l’Union n’est pas en reste elle non plus, avec Il Bagno, un modèle ovoïde très séduisant conçu par Stefano Giovannoni pour Alessi et commercialisé par le spécialiste suisse des sanitaires Laufen. Tout de céramique conçu, il est pourvu d’abattants avec ralentisseurs intégrés, il est doté d’un revêtement spécial breveté pour en simplifier l’entretien.

Et si vous rêvez, pour vos toilettes, d’une ambiance ludique et/ou décalée, vous ne serez pas en reste : pour transformer votre vespasienne en boudoir, optez pour le kit Toilet Spirit, composé d’un rouleau de papier peint imprimé, représentant un empilement de molletonneux rouleaux de papier rose en trompe l’œil et de deux portes-rouleaux en acier chromé sur lesquels vous pourrez ajuster deux – véritables cette fois – rouleaux de papier toilette ad hoc.

livré sans assistante

livré sans assistante déco

Si le côté berlingot de cette création pleine de fantaisie du très créatif Christophe Koziel est un peu trop sirupeux à votre goût, vous pouvez toujours vous tourner vers une valeur sûre (je ne dirais plus montante car leur succès est trop confirmé pour cela) du design français, en adoptant les papiers peints récréatifs des 5.5 Designers. Morpions, Mots Mêlés ou Labyrinthe, vous avez l’embarras du choix et la possibilité de customiser vos murs et de vous livrer à vos passe-temps de façade en multipliant les types de crayons et les couleurs… effet personnel et inédit garanti!

jeux interdits

Aux adeptes d’une décoration minimaliste qui fasse la part belle aux matières brutes et à la créativité de votre famille et de vos visiteurs, je propose pour terminer cette idée déco simple et amusante : passez grossièrement une sous-couche claire, disposez un pot de crayons de couleurs sur le réservoir de vos toilettes… et proposez ainsi à vous invités un livre d’or grandeur nature.

Rappel : Il vous reste un jour pour vous rendre à la Biennale de Saint-Etienne

Le design n’est plus assimilé à un phénomène de mode, il ne s’exprime plus seulement de façon décorative mais s’approprie des questions plus fondamentales liées à l’évolution des modes de vie, aux mutations sociales, en se décloisonnant, en se confrontant à d’autres approches

Ce n’est pas moi qui le dit, mais Elsa Francès, directrice de la Cité du Design de Saint-Étienne et commissaire générale de la Biennale éponyme – qui fermera ses portes aujourd’hui 30 novembre – dans l’édition du 27 novembre d’un journal terrien de l’après-midi.

Ces rencontres incontournables qui ont fêté cette année leur dix ans (il s’agit donc ici de la 5ème édition), ont cette année été vivement placées sous le signe de conscience environnementale, avec de nombreuses propositions de meubles, d’objets et de dispositifs destinés à mieux contrôler les habitudes de consommation, du moins à réduire leur impact sur l’environnement.
Quoiqu’il reste encore tout beaucoup à faire pour faire de nous des amateurs de déco éclairés et attentifs, les créateurs ne sont littéralement emparés de ce concept et nous proposent, pour la quasi totalité de nos activités modernes, des solutions intelligentes et, espérons-le, prometteuses.

La récupération fait sans aucun doute partie des pièces maîtresse de la nouvelle philosophie consumériste. J’ai déjà évoqué toute l’admiration que je portais au tapis bibicleta de Nanimarquina ou aux paillassons Feet First de chez Fred, chacun réalisé à partir de pneu recyclés. Mais les produits manufacturés ne sont pas les seuls à subir les affres du gaspillage, et je voulais donc aujourd’hui vous présenter un heureux moyen de recueillir avantageusement l’eau de pluie.

Au Japon, le label Kyouei design a en effet imaginé un porte parapluie écologique en céramique blanche composé non pas d’un mais de deux bacs aux fonctions radicalement différentes. Le plus évident et vaste des deux est une vasque cylindrique très sobre et vaste, destinée à accueillir les parapluies et autres cannes de vos convives et de toute la maisonnée… jusqu’ici, rien que de très classique. La bonne nouvelle provient de l’excroissance inférieure, qui communique avec la première vasque et abritera vos petites plantations qui seront ainsi alimentées en eau par les gouttelettes ruisselant de l’étoffe imperméable de nos arachnéennes armatures. Vous aurez avec ce porte-parapluie écolo de quoi apporter à vos entrées un petit air de verdure, même en plein hiver…

Cette création originale n’est pas sans me rappeler la série de mobilier de jardin “à cultiver” imaginé voici quelque temps déjà par les si géniaux 5.5 Designers. Pour mémoire, les jeunes prodiges du design avaient élaboré une série de chaises, tables et bancs d’extérieurs en béton pourvus, en lieu et place des accoudoirs, plateaux ou dossiers, de jardinières pour réveiller l’inspiration de tous les Tistou les Pouces Verts qui sommeillent en nous.

Jugez plutôt…

du ciment sous les plaines

Si vous avez la chance de posséder un jardin, voici une heureuse façon d’unifier votre espace en réalisant un jeu de correspondances entre votre vestibule et votre terrasse…

Voici enfin des créations qui nous offrent de nous réjouir des intempéries !

Excellent début de semaine (pluvieux) à tous

La nature, cette inconnue

… c’est du moins la réflexion qui me vient à l’esprit lorsque je considère les créations de Bleu Nature. Non pas que je nourrisse le moindre doute quant à l’infinie fertilité de maman Déméter, mais je reste littéralement sans voix devant la finesse avec laquelle cette marque à la renommée grandissante sait s’inspirer des dons d’icelle.

Il y a par ailleurs une réelle poésie à imaginer que les accessoires et les meubles nés de l’imagination fertile de Frank Lefevbre et de son équipe sont élaborés à partir de galets, de bois, de laine et de peaux. Le principe même de Bleu Nature est exemplaire : créer et inventer grâce à et en hommage à la richesse de notre environnement.

Malheureusement Évidemment, cet artisanat de la matière brute a un coût – certain, quoique pas nécessairement outrageux -, mais quoi de plus délicieux que de se savoir propriétaire d’un exemplaire unique, d’un objet conçu, réalisé et ajusté pour se modeler tout entier à la matière première et en sublimer les formes ?

Car chaque œuvre Bleu Nature est par principe unique, car les matériaux de base ne sont pas le produit d’un moule unique, mais le fruit du hasard universel, vous avez déjà vu deux morceaux de bois rigoureusement identiques, vous ?

Outre leur caractère unique, ces créations portent en elles toute la ferveur artisanale qui a été consacrée à leur élaboration. N’y a-t-il pas une certaine poésie à imaginer que les rondins de bois qui composent la table basse Tupilak, d’abord laminés par le ressac et pétrifiés par les éléments, ont été sélectionnés, transportés et transformés pour devenir cette composition épurée, subtilement rehaussée par des cercles de métal émaillés ?

des promenades au bord de leau immortalisées

des promenades au bord de l'eau immortalisées

Si j’ignorais que Bleu Nature est une source de fierté nationale en matière de design, je jugerais que leurs œuvres sont l’incarnation idéale de l’esprit scandinave et de la tradition zen : justesse, douceur, subtilité. L’inspiration nordique n’est d’ailleurs manifestement pas niée, si l’on en croit les jolis patronymes des différentes créations, directement issus de la mythologie groenlandaise et de la sémiotique septentrionale.

Certes, il s’agit d’apprécier un style naturel qui n’est pas anodin – et je conçois qu’il puisse ne pas plaire -, mais les amateurs du genre y trouveront leur égérie.

Si tout me plaît chez Bleu Nature, je classerais parmi les plus séduisants de leurs produits la lampe Kuukku et sa rondeur bonhomme, rassurante et raffinée. Les lignes hors du commun de cet abat-jour en coton monté sur bois flotté distillent un éclat délicat et chaleureux, très à propos dans une entrée ou dans le salon, surtout s’il vous tient à cœur d’y créer une ambiance intime et romantique.

Avec un nom tout entier consacré à l’azur et à l’ailleurs, il eût sans doute été inconvenant que Bleu Nature ne se consacrât qu’aux seuls intérieurs. Avec sa collection outdoor – mais que ne renieraient certainement pas bon nombre de salles à manger – Natsiq, Bleu Nature joue la carte de la simplicité à l’état brut : les assises des sièges sont composées de planches en bois grisé montées sur un pietement en inox laqué, et, en guise de dossiers et d’accoudoirs, des rondins en bois blanc. J’entrevois cependant les remarques et réticences quant à la dureté de ce joli mobilier pour nos derrières délicats, que je peux aisément admettre…

un petit café?

un petit café?

Mais du fait même de son aspect minimaliste, ladite collection peut être aisément complétée par toute sorte de confortables accessoires.

Mais si comme moi vous n’avez pas la possibilité de vous délacer au bord de la piscine, et que votre baignoire est votre espace détente de prédilection, ne désespérez pas, le miroir Baltique et son cadre tout en ramure vous permettra de conférer à votre salle de bain une facture sereine et délicate.

D’intérieur en extérieur, que l’Esprit Matière soit avec vous !

Advent Tea Party

Pour prolonger le précédent post et ses préoccupations culinaires, je vous propose, chers lecteurs, en cadeau, une simple et savoureuse recette de petits sablés à réaliser vous-mêmes et à déguster autour d’un goûter design.

Pour confectionner une cinquantaine de sablés, mélanger dans une terrine 200 g de sucre, 250 g de beurre (je n’ai pas dit que c’était bon pour la ligne), 3 jaunes d’œufs et 3 sachets de sucre vanilliné. Ajouter 275 g de farine, former une boule et la laisser reposer 1h au réfrigérateur. Après ce temps, étaler la pâte sur un plan fariné et découper à l’emporte-pièce les formes de votre choix (à défaut d’emporte-pièce, un verre fait très bien l’affaire). Disposez sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et légèrement beurrée, dorer avec un mélange de jaune d’œuf et de lait. Enfournez 12 minutes (et pas une de plus – la cuisson détermine la réussite de vos sablés, et si vous ne disposez pas d’un four multifonction pourvus de programmes de cuisson dignes de ce nom à l’image du luxueux modèle de chez Bosch, je vous conseille de rester impérativement face à votre four pour surveiller l’état de vos œuvres. Renouveler l’opération jusqu’à épuisement de la pâte et laisser refroidir.

D’expérience, je vous confirme que ces sablés accompagneront idéalement vos goûters d’hiver, servis sur une ravissante coupelle en forme de cochon, d’écureuil ou de mouflon, à l’image des présentoirs de chez Sagaform.


Si vous vous sentez la fibre hippie chic, vous procédez certainement à vos dans la théière en céramique et noyer de chez Tonfisk. Ce joli coffret finlandais au design très naturel, composé d’une théière cylindrique avec couvercle en liège et de deux tasses plaira sans conteste aux jeunes couples et à tous les tenants d’une décoration et d’un style tout en simplicité.

Les propriétaires de loft et les amateurs de tendances plus modernistes lui préfèreront sans doute la sculpturale théière de Sorapot, qui associe avec une grande réussite et non moins d’originalité le pyrex et l’acier. Ce petit bijou a été pensé et étudié pour favoriser une infusion optimale de vos feuilles de thé, qui, au sein de la structure centrale, vogueront et flotteront pour révéler tout leur arôme.

Vous connaissez tous les vertus d’isolation thermique et phonique des fenêtre en double vitrage… Le principe est similaire avec ces mugs à double paroi qui vous permettront de savourer votre breuvage sans pour autant vous brûler les doigts essayer de donner le change en saisissant votre tasse par le haut et la voir se fracasser sur le sol faut d’une prise en main adéquate.

C’est àBodum que nous devons cette excellente idée, déclinée en plusieurs tailles et différents modèles pour offrir à toutes les boissons chaudes le contenant idoine.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un goûter réussi… Avec une pensée ultime pour les buveurs de café et les nostalgiques du chocolat chaud : Bodum, encore lui, a imaginé une chocolatière idéale pour préparer des chocolats mousseux à souhait et idéalement brassés. Quant aux cafetières, songeons un instant à l’environnement et renouons avec les modèles anciens, sans fil, sans programme, sans capsule, préférant aux accessoires superflus la profondeur de saveur révélees comme nulle par ailleurs… J’ai un petit faible pour les plus élémentaires des cafetières à piston, Bodum, là encore, demeure une valeur sûre…

Miroir, mon beau miroir…

C’est l’accessoire par excellence du moment, à l’heure où la tendance est aux petits espaces et aux pièces resserrées. Le miroir, en effet, n’est pas seulement l’attribut indispensable des Narcisse de tous bords, mais aussi et surtout un formidable pourvoyeur de perspectives, réduisant d’autant la tentation claustrophobie inhérente au fait d’évoluer dans un espace réduit.

En effet, intelligemment placée, une glace peut très bien pallier l’étroitesse d’une entrée ou la petitesse d’une cuisine. Autre avantage non négligeable, qui dit miroir dit réverbération et par tant possibilité d’illuminer pleinement des pièces trop sombres.

En matière de design, les accessoires réfléchissants ne connaissent pas la crise et se déclinent sous toutes les formes et toutes les tailles… Voici un petit florilège qui vous permettra, si le cœur vous en dit, de transformer votre intérieur en véritable galerie des glaces !

Si les supports et les cadres traditionnels vous ennuient, vous avez, grâce à l’inspiration de Matali Crasset et de Domestic, la possibilité de vous mirer dans un cadre libéré des contraintes du genre, grâce à sa silhouette en forme de visage, le miroir Alice en plexiglas adhésif vous invitera à vous rêver héroïne de Lewis Carroll, comme le suggère d’ailleur très explicitement son joli nom…

Il est difficile d’affirmer que les miroirs dits “pratiques et fonctionnels” incarnent à proprement parler la quintessence de l’élégance. Attention, je ne renie en rien leur profonde utilité, voire leur caractère indispensable pour s’assurer “en pied” de sa bonne tenue et vérifier que notre pantalon tombe correctement sur nos chaussures. Mais, à l’image des tables à repasser, des balais et des aspirateurs, ils sont inévitables mais rarement gagnés par la fièvre esthétique. Cette criante réalité a au moins le mérite de permettre aux louables exceptions de se démarquer radicalement de leurs congénères, à l’image du miroir porte habits Trellis de chez Umbra, qui dissimule sous son support quatre astucieux barreaux de rangement…

Il va sans dire qu’un tel accessoire ne nous donne plus aucune excuse pour jeter nos vêtements aux quatre coins de notre chambre et ne pas prévoir avant de nous coucher notre tenue du lendemain.

La nouvelle ne vous étonnera pas, pour renforcer l’impression d’espace, il est utile d’amplifier les perspectives. Une solution intéressante pourrait consister accrocher dans des zones stratégiques différents modèles de miroirs, de façon à créer un jeu de lumière, qui, par le biais de multiples réfléchissements, peut permettre d’éclairer à la fois convenablement et indirectement les pièces. Natuellement, avoir le compas dans l’oeil, du temps et de la patience sont pour cette tâche hardue de sérieux atoûts.

Alternative attrayante, vous pouvez également opter pour un miroir déstructuré, lequel pourra réfléchir de proche en proche une seule et même source de lumière. C’est une idée folle, toujours réalisée par Umbra, qui, avec son miroir Mosh, réussit le pari de renouveler un marronnier de la décoration… Je vous laisse apprécier ce chevauchement de 11 miroirs, tantôt à la verticale, tantôt à l’horizontale, et souvent en diagonale. Pour la petite histoire, reconnaissons à Umbra un grand humour et une connaissance approfondie de la lexie punko-hardcore, puisque le Mosh est une danse (?) bien connue des habitués des concerts de heavy metal consistant principalement à agiter bras et jambes frénétiquement et à se jeter les uns contre sur les autres… un genre de pogo poussé à l’extrême en quelque sorte… Je parie qu’après ce bref intermède linguistique, vous considérez ce miroir sous un nouvel angle (ce qui tombe à pic pour un post consacré au reflet…)

Dans un registre plus apaisé, je ne pouvais pas clore cette rubrique sans vous présenter une des innombrables merveilles de la marque française Bleu Nature. Ce miroir hublot à la fois simple et très recherché mérite à mes yeux le qualificatif d’admirable… Rien de trop ni de trop peu ici, le cadre, composé de brindilles en bois flotté, encadre magistralement la glace, l’entourant d’un écrin naturel unique. Comme toutes les autres créations de la marque, ce miroir redonne vie à ce que la nature a éternisé : en effet, outre leur procédé de construction artisanal, les produits Bleu Nature ont pour dénominateur commun d’être créés à partir de matériaux glanés au gré des plages et des promenades, à l’image de ces branchages élimés par l’eau et le vent. Je reviendrai bientôt plus substantiellement sur les autres oeuvres de la marque, qui mérite un long détour à elle toute seule.

Entre ciel et terre

Du nouveau dans le domaine de l’adhésif… je sais, voici typiquement le genre d’expression galvaudée à force d’être réitérée, qui plus est pour ce qui concerne l’accessoire déco par excellence du moment*. (tu n’as pas deviné? rends-toi vite au bas de ce post pour connaîre la réponse)

Même si je ne suis pas, loin s’en faut, amatrice du genre, je ne rechigne cependant pas à reconnaître une idée intelligente et intéressante… c’est le cas pour deux nouveaux modèles fort sympathiques :

une marelle adhésive pour se dépenser malgré la pluie

une marelle adhésive pour se dépenser malgré la pluie

Avis aux âmes d’enfant – qui n’est pas bercé par la nostalgie réconfortante de l’école primaire…? -, voici une vraie trouvaille, le sticker marelle, simple, élégant, discret parce que dépourvu des inévitables fioritures dont la tendance vire de plus en plus sûrement à la surcharge…

C’est à Alaro et au talent fertile de sa créatrice Bérangère – qui réussira peut-être à me réconcilier avec les stickers – que nous devons cette marelle et innocente comme si elle venait d’être tracée à la craie… C’est en quelque sorte une idée de cadeau toute trouvée qui aura en plus le mérite de détacher petits et grands de la console pour les amener, mine de rien, à des jeux de plein air indoor…


le plastique c'est fantastique

le plastique c'est fantastique

Et si comme moi vous êtes un devenu Docteur ès taches à force de devoir réparer vos maladresses, ou si vous en avez assez de vous demander s’il faut oui ou non mettre du sel sur du vin rouge (la réponse est non), pourquoi ne changer de revêtement et opter pour le sticker tapis imaginé par les Invasions Éphémères, emmenées par la foisonnante et ravissante Sofia Antonovich ?

supprimez langle mort

supprimez l'angle mort

Ses arabesques florales lui confèrent un petit côté Laura Ashley tout à fait dans la tendance cocooning du moment. Composé de quatre panneaux triangulaires qui peuvent s’associer au centre de la pièce, il est aussi très élégant comme ornement d’angle, pourquoi pas dans une cuisine ou sous le porte-parapluie de l’entrée.

plus dinquiétudes....

plus d'inquiétudes...

Une véritable aubaine, quoi qu’il en soit, que ce tapis, pour tous les Pierre Richard en herbe ou en chair : il se nettoie à l’éponge, résiste aux griffes comme aux coups de talons, et ne risque pas de devenir une pouponnière à poussière.

*La réponse est : les adhésifs vinyles, plus couramment connus sous le vocable anglo-saxon de stickers. Petit aparté étymologique, sachez par ailleurs que le substantif adhésif est issu du latin adherare: être fermement attaché à quelque chose, et que le verbe anglais to stick serait issu d’un terme proto-indoeuropéen faisant référence à ce qui reste définitivement en place… intéressante nuance, n’est-il pas?

Comment anticiper le cauchemar de Noël

Pas de doute, la frénésie des fêtes est sur le point de s’abattre sur nous, crise financière ou non… Je remarque de plus en plus immanquablement de subtils magazines en papier glacé fleurir au gré de mes lectures féminines, les calendrier de l’Avent s’étaler dans les magasins (et disparaître plutôt rapidement, tout le monde a donc décidé d’être prévoyant cette année?), les éclairages publics se pârer d’étoiles et d’entrelacs et nous promettre une féerie pleine de scintillements et de douceur…

Comme vous tous et comme chaque année, je réitère ma promesse de m’or-ga-ni-ser et de ne pas me retrouver à courir les boutiques de préférence le 24 décembre à 17h en quête de l’ultime cadeau idéal. C’est promis, cette fois, je vais anticiper, prévoir, prévenir, pour goûter avec délectation les semaines de décembre qui me sont chères et sont pour moi synonymes de bougies, de mandarines, voire de bougies en mandarine et de petits sablés croustillants.

Je me suis donc dit qu’il serait intéressant de faire un petit tour du côté de la décoration et de déceler les bonnes idées et les accessoires chics qui feront plaisir à Tata Suzanne ou pourquoi pas à moi-même. Je vous propose donc de réaliser, au cours des 6 prochaines semaines, un pêle-mêle d’idées cadeaux qui tomberont juste et raviront les intéressés autant que vos portes-monnaies.

L’occasion est trop belle, pourquoi ne pas commencer par ce qui fait et défait l’harmonie de l’intérieur j’ai nommé : l’éclairage ?

On peut toujours arguer du fait qu’une lampe est un bibelot de plus, une fantaisiste babiole pour personnes non inspirées, je trouve au contraire que les luminaires sont à l’intérieur ce que les livres sont à la culture : une expérience sans cesse renouvelée qui n’est jamais excédentaire.

plus besoin de choisir entre chandelle et ampoule

plus besoin de choisir entre chandelle et ampoule

Originale et délurée, cette ravissante lampe ramifiée combinant l’abat-jour et la bougie imaginée par Suck sort radicalement de l’ordinaire et semble nous inviter à laisser libre cours à notre imagination pour nous livrer à des jeux de lumières infinis. J’aime tout particulièrement l’interrupteur à fil très rétro, un vrai hommage, à la fois au vintage et aux cottages de nos voisins anglais.

pour les clubbers et tous les autres

pour les clubbers et tous les autres

Dans un registre plus moderne (quoiqu’une touche de fantaisie non futile dans un environnement classique puisse exprimer un goût très sûr), la lampe Moonwalk, création amusante mais non point futile du brillant Thomas de Lussac, suscite toute mon admiration. Toute en finesse, cette silhouette minimaliste en acier laqué dont la position rappelle un pas de danse à la renommée intergalactique me semble pouvoir trouver sa place dans toutes les pièces de la maison et jouer les lampes de salon aussi bien que les veilleuses, et les lampes de bureau ou de chevet… un véritable condensé d’élégance relativement abordable.

Mais ce qui sera à mon humble avis le must have de l’hiver sort des ateliers d’un poids lourd de la technologie mondiale, avec une lampe qui s’adapte à toutes les humeurs puisqu’elle explore l’intégralité du cercle chromatique et le décompose en 16 millions de nuances. Son écrin arrondi à fond plat renferme une LED très puissante – rappelons que la LED a l’avantage de ne pas chauffer et se distingue par une longévité qui, pour le cas présent, frôle la décennie – qui pourra, au choix, faire défiler sa gamme de couleurs automatiquement ou être programmée sur une nuance spécifique en sélectionnant la teinte, l’intensité, et même la saturation…

le dernier-né des luminaires philips

le dernier-né des luminaires Philips


Mon petit doigt me dit qu’il y a dans ce Living colors (c’est son petit nom, tout en simplicité) est le genre de produit tout trouvé pour les jeunes urbains et les adeptes des gimmicks à l’affût des tendances high tech.

La semaine prochaine, notre rubrique spécial Noël vous montrera comment faire plaisir avec des cadeaux ménagers.
Bon lundi à tou(te)s

Le bon Saint Eloy

J’ai voilà peu dit du mal du sex-toy canin imaginé par Clément Eloy, le jour est désormais venu de rendre justice à ce jeune créateur plein de talent dont l’inventivité n’a d’égale que la pertinence et la justesse raffinée (à l’exception notable de Hot Doll, mais je ne m’épancherai pas davantage sur le sujet).

Talent, beauté, créativité et jeunesse, Clément Eloy n’a, semble-t-il, guère de défauts à son actif.

Diplômé en ingénierie de l’Institut Supérieur de Design de Valenciennes – depuis 20 ans une référence d’expertise et de rigueur dans la galaxie des formations dans la déco et le design – il n’a cependant pas pris le temps de se reposer sur ses lauriers et n’a pas tardé à investir notre quotidien en mettant son dynamisme et son inventivité au profit de grandes marques.

Il a par exemple œuvré, pour Decathlon, à la création d’accessoires de sport aussi chics que fonctionnels.

A 24 ans, il fonde l’agence Feel Addicted, véritable espace d’innovations et d’émotions entièrement consacré à l’imagination des hommes et de la vie quotidienne, Clément Eloy ausculte l’existence et conçoit des objets qui ont pour enjeu de nous faire vivre de nouvelles expériences, visuelles, gustatives, tactiles, en un mot globales, et nous conduire à goûter les saveurs ultimes du corps et de l’esprit.

Qu’on ne s’y trompe pas, Clément Eloy n’est pas un inventeur de l’accessoire, mais un créateur de réalité qui sublime la monotonie du monde.

Son ambition est durable, autant que sa profonde conscience environnementale et sa volonté de participer, par ses travaux, à la réduction de notre empreinte écologique.

C’est ainsi qu’il a conçu son le nom de Lucifer, une boîte d’allumettes toute en rondeur solide et rechargeable pour restreindre le recours au tout jetable, ou encore les corbeilles de bureau SamePaperPlayAgain qui nous prouvent magistralement que le tri sélectif peut être ludique tout autant qu’esthétique.

des poubelles qui détendent

des poubelles qui détendent

Volontiers subversif, Clément Eloy ose également explorer des domaines que la frilosité bien-pensante du monde actuel rencarderait facilement au rang des indésirables vulgaires et tabous. Il est ainsi le premier à proposer un sex-toy pour chien, malicieusement baptisé HotDoll, et dans un esprit de délicieuse fausse innocence, un capuchon de stylo tout en bonbon sucré, le désormais célèbre Suckmybic…

un crayon à déguster...

un crayon à déguster...

Alliages de matériaux nobles et de lignes conjuguant finesse et sobriété, détonants, vertigineux et uniques, les projets de Clément Eloy ne peuvent pas laisser indifférent, et corroborent avec brio l’adage trop souvent négligé : “La valeur n’attend pas le nombre des années”. (plus d’informations sur cette citation in Pierre Corneille, Le Cid (II-2) )

D’égoût et des couleurs

Signe des temps, même le plus trivial des quotidiens est source d’inspiration pour les designers. Si vous faites partie de ceux que les plaques d’égoût invitent au voyage dans l’imaginaire poétique de Pont-à-Mousson, vous ne serez pas étonnés d’apprendre que ces aménagements urbains peuvent également investir nos maisonnées.
Délicieuses et originales, ces plaques d’égoût en forme de coussin – ah non, pardon, c’est l’inverse – imaginés par les prodigieux designers de Fred,n’ont pas leur pareille pour mettre un peu d’humour sur une chaise un peu terne. Et comme il est de bon ton d’interdire d’interdire, rien ne nous empêche d’en faire de moelleux tapis de sol ou de jeux et d’avoir ainsi un prétexte tout trouvé pour dérober insidieusement les jeux de construction de vos petits et vous transformer en un spécialiste de la voirie efficace et inspiré.

Et pour un total look à la gloire de nos sous-sols urbains, vous pouvez même donner le la de vos inspirations citadine dès le seuil de votre demeure, avec ces paillassons circulaires imitation plaque d’égoût frappés aux lettres de votre cité de prédilection (quoiqu’il ne faille pas être amoureux de Stockholm ou Kuala Lumpur, à ce jour, vous pouvez vous imaginer être à Londres, New York ou Paris). Il est en pneu recyclé, comme son lointain cousin de chez Nanimarquina, et rend hommage à toutes les inventions qui refusent le gaspillage.


Petit bémol cependant, je ne suis pas foncièrement convaincue de la haute fonctionnalité d’un paillasson rond… à moins d’avoir une porte concave… avis aux créateurs.

Ultime hommage – floral cette fois – à la DDE : ce vase-plot en céramique très astucieux, idéal pour tous les lofts et intérieurs inspirés du design industriel.

A bientôt pour de nouvelles tendances déco…