Étoiles et compote

I was there !

Eh oui, j’ai eu l’insigne honneur et opportunité de pénétrer dans le cénacle clos et de me livrer à des heures de vagabondages enfiévrés dans le labyrinthe des rêves sis au Parc des Expositions de Villepinte… J’ai fait lundi mon baptême de Maison et Objet.

J’ai eu beau n’y passer que quelques heures, j’en suis ressortie les pieds en compote et des étoiles plein la tête…
Vous me pardonnerez si je ne vous livre pas d’emblée le résumé de mes ravissements et mes intuitions quant aux tendances décoratives prochaines et imminentes (d’ailleurs il me faudra sans doute un petit moment pour que cette masse d’images et de découverte se décante comme il se doit), mes déambulations dans les halls et les allées eurent raison de mes forces, aujourd’hui, je ne rêve que couvertures, coussins, musique douce et station allongée (surtout).

Ce qui m’est évidemment un prétexte tout trouvé pour placer mon humeur du jour sous le signe du confort.

jeu de coussins

jeu de coussins

En dehors des bougies, j’ai une autre passion inusable : les coussins, et plus généralement tout ce qui relève du moelleux, du duveteux, du cotonneux.

Bien que n’étant que très modérément amatrice de sieste, je suis prête à faire une exception notable si je peux m’étendre sur le coussin Pillow Play créé par Ana Mir pour Nanimarquina. Conçu sur le modèle inusable de la microbille en polystyrène, il est évidemment d’une malléabilité absolue.

Et puisqu’il s’agit de Nanimarquina, il est évidemment en prime joliment ajouré, avec un fin liseré de couleur pour soigner l’élégance même en situation de fainéantise aigüe.

Euclide es-tu là?

Euclide es-tu là?

La microbille fait également la (bonne) fortune de la marque belge Sit On It, qui décline le concept sous tous les angles… (les poufs géants, c’est eux) : pyramidal, cubique, et même elliptiques, cela ne m’étonnerait pas qu’un de leurs designers soit un amateur patenté de géométrie dans l’espace

plus c'est long, plus c'est bon

Mais j’avoue demeurer davantage encore intriguée et entraîner à musarder tout à mon aise face à la création étrange et pénétrante de Antidiva. Le divan-lit-canapé-fauteuil-chauffeuse Kaa Micama est inclassable et incalculable, au point que j’ai d’ailleurs moi-même quelques difficultés à en saisir le principe (d’où ma velléité toute désintéressée de l’essayer pour moi vous). Il s’agit ici d’un serpentin de coussins reliés entre eux par un système de fermeture Eclair, et tournoyant autour d’un ilot central. Totalement flexible, il se double et se dédouble en d’innombrables variations toutes plus disposées les unes que les autres à célébrer Morphée et ses sbires.

Avis aux amateurs (fortunés)… de mon côté, je m’en vais offrir à mes petits petons un repos bien mérité.