Palindrome ?

Esope reste ici et se repose“, cela vous dit quelque chose?

Bravo, vous êtes en effet face à un palindrome célèbre de la langue française… en effet, le terme désigne les mots ou phrase qui ont pour étrangeté de se lire indifféremment de droite à gauche et de gauche à droite.

Je ne suis pas certaine que les puristes applaudissent à mon trait d’esprit, mais c’est bien ce qui m’est venu en tête quand j’ai découvert une des nouveautés de chez Suck, cette amusante marque anglaise qui se fait fort de faire sortir de l’ordinaire tous les objets du quotidien.

paillasson Come In/Go away de chez Suck

Le paillasson Come In/Go Away a ceci de commun avec le palindrome qu’il peut se lire à l’endroit et à l’envers… mais la ressemblance s’arrête là, puisqu’ici le message diffère selon l’angle de lecture. D’un côté, un accueillant Come In peut saluer l’arrivée des convives, de l’autre, un rassurant Go Away indique le sens de la sortie (mais si vous vous sentez l’âme misanthrope, vous prendrez sans doute plaisir à le disposer inversement).

à positionner selon votre humeur!

Je ne vous le cache pas, le paillasson ne fait pas forcément partie de mes marottes décoratives, j’ai même tendance à le trouver gentiment kitch… mais kitcherie pour kitcherie, elle ne perd pas à se parer d’un brin d’humour !

Patère Noster

Saviez-vous que la patère qui nous sert si opportunément à suspendre nos vestes et manteaux, nous épargnant ainsi le douloureux encombrement de nos placards – cela étant toujours par trop occupés – doit son nom à sa ressemblance – en termes de forme – à un petit plat creux éponyme, qui, dans l’Antiquité, servait à recueillir les offrandes ?

Si vous faites partie de ceux que la différence entre le portemanteau et la patère susmentionnée interpellent, voici donc un élément de réponse : littéralement, le portemanteau désigne l’ensemble du dispositif, plus prosaïquement la barre en tant que telles, les patères étant l’ornement permettant d’y accrocher vos effets. J’en conviens, les évolutions en matière de formes et de matières peuvent plus que jamais prêter à confusion.

Toute considération étymologique mise à part, je me convaincs tous les jours un peu plus de la formidable utilité de ces accessoires, en étant dépourvue et à présent que la bise est venue, j’ai toutes les peines du monde à dénicher, pour mon manteau, un emplacement qui lui permette d’être tout à la fois facile d’accès et de ne pas embouteiller l’espace…

Rien ne me désole plus que d’assister à l’errance statique de mon trois-quart sur une chaise ou un fauteuil, qui suffit à détruire tous mes efforts à faire de mon chez-moi un espace ordonné… si ce n’est de devoir le remiser dans mon armoire, et de me livrer à la double quête et du cintre, et de l’espace idoine qui ne le fera pas ressembler à un tas de chiffons lors de ma prochaine sortie.

Bref, en un mot comme en cent, je suis mûre pour l’achat d’un portemanteau digne de ce nom.

C’est Umbra qui remporte sans doute la palme du plus astucieux portemanteau – ce qui ne l’empêche d’ailleurs pas d’être également très élégant – avec son modèle Flip en bois muni de crochets rétractables. Moi qui préfère apprécie une décoration simple et épurée, je ne pouvais pas rester insensible à cet exemplaire élégant, qui donnera du style à toutes les entrées.

Le problème, c’est qu’il est de nos jours rare de sortir uniquement muni de sa seule pèlerine. Couvre-chefs et autres bonnets mis à part, il est plutôt rare de ne pas transporter avec soi une armada d’indispensables accessoires téléphoniques et autres besaces qui tiennent plus de la hotte que de l’aumônière, y compris les vôtres messieurs, si si. Calligaris pallie cette éventualité et nous permet, avec le portemanteau étagère en bois et acier Lanscape, de recueillir tout ce dont vous ou vos convives auront à se délester avant de franchir votre seuil. L’étagère est d’une profondeur de 25 cm, détail confortable et je l’imagine savament étudié… Quant aux lignes, elles sont à l’image même de la marque italienne : raffinées, soignées, admirables…

Pourtant cette fois, c’est vers Paolodesign et ses mini portemanteaux Teddy que mon intérêt se porte. Nul doute que cette craquante frimousse ursine et ses accueillantes pattes auront le don d’apporter leur petite dose de bonne humeur aux journées les plus austères. Je tiens d’ailleurs à profiter de cette tribune pour m’insurger ouvertement contre le fait que ces portemanteaux – une des déclinaisons de toute une série animalière fantaisie – soient dans l’imaginaire collectif exclusivement réservés aux moins de 13 ans. Je ne vois vraiment pas pourquoi l’innocente facétie n’aurait pas sa place également dans le monde les pièces des adultes, non mais !