Pour d’obscures raisons, certains objets décorativo-utilitaires me causent presque des crises d’urticaire (et si vous me connaissez, vous savez que ne suis que très peu encline à la dramatisation).
C’est notamment le cas de l’objet baptisé “Applique“.
Est-ce dû à mon intolérance pathologique pour ce qui touche à la chose électrique pour laquelle je nourris une peur panique ? Je pencherais plutôt pour une allergie avérée à l’aspect généralement imbuvable des objets en question, qui oscillent généralement entre le kitsch assumé et le mauvais goût ouvertement déclaré.
Pourtant, je ne remets pas en soi ouvertement en cause l’importance du concept, qui permet, rappelons-le, de fournir un éclairage mural – je recopie en l’état la définition donnée par le très respectable Dictionnaire de l’Académie française :
Appareil d’éclairage fixé à un mur. ” La pièce était éclairée par un lustre et des appliques “
Je me pensais donc condamnée à voguer de Charybde en Scylla et à devoir choisir entre espace trop sombre et éclairage ridicule.
Jusqu’à ce que mes petits doigts fiévreux m’amènent, de clic en aiguille, à découvrir la lampe Kate de chez Pulpo (encore une fois, vive l’Allemagne), qui se paie le luxe de l’originalité tout en réinventant le retro-chic : un pied de facture très victorienne, mais découpé sur la plaque en acier et qui découvre donc le mur sur lequel la lampe est fixée, un interrupteur à tirette, certes, mais suffisamment court pour être drôle dans la discrétion, et un abat-jour revisité en mode moderne qui ne se découvre, effet 3-D oblige, que d’une moitié.
En un mot comme en cent, j’adhère, j’adore…
Une petite réserve cependant, l’applique n’en reste pas moins lampe, et il vous faudra en plus de la fixer au mur la positionner à proximité immédiate d’une prise de courant, car oui, son seul défaut est qu’elle se branche et n’existe pas (encore ?) à connecter à votre domino électrique préféré…

