Une semaine pour durer

sdd_468x60_30ko

A moins que vous ne viviez en ermite, à l’écart de toute forme de communication (mais en ce cas je doute que vous ayez accès au World Wide Web…), il ne vous aura sans doute pas échappé que cette première semaine du mois d’avril est consacrée au Développement Durable, avec à la clef un imbroglio foisonnement de manifestations et d’initiatives destinées à nous faire réfléchir sur nos habitudes de vie, nous initier aux bonnes pratiques d’une consommation qui n’épuise pas plus que de raison les ressources planétaires .

Bien loin de moi l’idée me lancer aujourd’hui dans une laborieuse analyse des concepts d’écologie, de consommation éthique et de développement durable, mais tous ceux que le sujet ne laissent pas indifférents peuvent compter sur le Salon Planète Durable, qui, du 2 au 5 avril Porte de Versailles à Paris, ne vous propose rien moins que de “découvrir les solutions pour un monde meilleur“.

Autant vous dire qu’il y a de quoi faire.

“Planète Durable® sera la vitrine de toutes les offres et les initiatives en matière de développement durable afin de consommer mieux à l’heure où chacun aiguise sa conscience sociale et environnementale”

Si je devais choisir un objet pour matérialiser cette fibre écocitoyenne qui, lentement mais sûrement, semble investir nos sociétés, j’opterais sans aucune hésitation pour la bicyclette, qui incarne, bien plus qu’un simple moyen de transport, à elle seule un état d’esprit, presque un engagement militant - et je le dis avec d’autant plus d’objectivité que je sais à peine tenir sur un vélo et que je n’en fais strictement jamais.

Or donc, sachez que la bicyclette peut continuer de nous servir bien longtemps après avoir rendu les armes jantes.

La Lampe Bicyclette est une œuvre de récupération vélocipédique conçue par Tät Tat, de fort bien inspirés designers suisses, distribués en nos contrées hexagonales par la non moins inspirée équipe de PA Design.

Fabriquée à partir du montant, du phare et du pignon de vitesse de la Petite Reine, qui lui confèrent un joli aspect industriel vieilli, elle était évidemment l’illustration toute trouvée de l’esprit de cette semaine durable qui se doit de perdurer.

Joindre le futile à l’agréable

Passion du dispensable, quand tu nous tiens… Tâchant depuis plusieurs années de ne pas me jeter de façon complètement écervelée dans la fièvre consumériste, je me fais un devoir de ne pas trop souvent acheter ce dont je n’ai objectivement pas besoin.

Et comme j’essaie aussi d’avoir deux doigts de jugeote, je sais bien que ce qu’il y a d’intéressant à désirer quelque chose, c’est bien la délicieuse période de latence préalable, celle où nous sentons monter en nous la joie promise de posséder enfin l’objet tant espéré…

Mais j’ai beau me soumettre à cette (monacale, il va sans dire) discipline de mesure et de tempérance, mon naturel futile a tendance à revenir au galop… je me laisse forcément prendre au piège jeu des menus accessoires et autres belles choses dont il me semble que l’acquisition rendrait ma vie ô combien plus délectable… Il ne me reste donc plus qu’à me livrer à une joute rhétorique et dialectique avec moi-même afin de pouvoir justifier de l’absolue nécessité de mes caprices à la bonne marche du foyer… Travaux pratiques :

comment tout mettre à sack

comment tout mettre à sack

Au rang des stimuli actuels de ma mauvaise foi, il y a le vase Sack, en prévision duquel j’ai échafaudé un argumentaire tout à fait infaillible : vous avez certainement comme moi remarqué qu’on n’a jamais le récipient adéquat lorsqu’on nous offre des fleurs. Il est toujours trop large, trop grand, trop étroit… Pour mettre en valeur les belles graminées. Avec lui, fini les moments passés à découper en toute hâte – et pour un résultat assez navrant – une bouteille d’eau minérale pour faire tenir ensemble une jolie composition florale : en effet, il se transforme à volonté grâce à sa composition en pvc thermoformable.

Le principe est simple : il devient malléable passé sous l’eau chaude, puis se rigidifie à l’eau froide une fois la forme idoine trouvée. Cette idée lumineuse nous vient de PA Design, qui se surpasse décidément pour nous proposer des objets du quotidien revisités par le biais de l’humour et de la différence.

Maintenant que je me suis (légitimement) accordée une nouvelle sauteuse, ma (future hypothétique) cuisine (aménagée) s’avère déjà plus reluisante. Hélas – trois fois hélas, je n’ai toujours que de banales casseroles, qui ne me permettent pas de mijoter ni d’étuver comme il se doit mes emplettes maraichères du marché…

après le fridayware, le cookware

après le fridayware, le cookware

Heureusement Royal VKB a pensé à moi : j’avoue rester complètement sans voix devant la beauté vintage de la gamme de faitouts Cookware – un faitout, exactement ce qui me manquait ! c’est fou comme la vie est bien faite.

Ils ne sont pas magnifiques, ces récipients conçus par le designer néerlandais Jan Hoekstra, ici en pleine démonstration?

Il a pensé sa gamme en tenant compte des aspirations de chaque amateur de cuisine à la maniabilité et la performance : même si pour vous cuire un œuf relève de la gageure, vous vous êtes forcément un jour ou l’autre confronté à la difficulté de vider l’eau d’une casserole sans vous ébouillanter et/ou répandre la moitié du contenu dans l’évier évidemment encombré de toute part parce qu’il est tellement plus drôle d’attendre que les reliefs des précédents repas se soient fossilisés sur les assiettes pour commencer à les laver.

Ici, le problème est doublement facilité grâce au système de fermeture des couvercles qui vous offrent le luxe de vider ladite eau majestueusement, et aux anses enfin larges et recourbées qui permettent une prise en main totale. Il va falloir que je trouve le moyen de rendre mes outils de cuisson inutilisables.

En matière de décoration intérieure, j’ai un Trouble Obsessionnel Compulsif, celui des petits luminaires. Ma collection commence à être conséquente, entre lampes, photophores et bougies. Mais ce n’est naturellement jamais assez, j’en trouve toujours de plus attrayantes.

Alors pour m’autoriser cette brique lumineuse éditée par Suck, qui renferme une ampoule photovoltaïque (ce qui implique l’absence totale de tout système électrique), je vais tout simplement me contenter faire jouer la carte de l’émotion et de l’économie écologique.

Je suis sûre que vous débordez vous aussi de ressources et d’inventivité pour vous accorder de petits plaisirs décoratifs… Maintenant que je vous ai livré quelques uns des miens, j’attends les vôtres !

Comme un lundi au soleil

Inéluctable lundi, je t’ai vu arriver ce matin avec toute la mauvaise humeur de mes yeux fatigués. Mais tu n’auras pas raison de ma motivation… Pour passer outre l’impossibilité de cette chance qu’on n’aura jamais, j’ai décidé d’investir joyeusement mon lieu de travail, et d’imaginer l’aspect que prendrait, dans mes rêves les plus fous, mon bureau idéal…

Puisque de rêve il est question, autant voir les choses en grand : passer mes journées à compulser dossiers et appels d’offre ne doit plus être contraignant posté sur une assise aussi luxueuse que le trône fauteuil Saint-Luc conçu par DCS. Fibres de carbone, acier laqué, cuir cousu main et tissu microfibre, on touche avec DCS au très haut de gamme du design français, et à la fine fleur de la haute technologie appliquée à la création.

my name is boss, big boss

my name is boss, big boss

Je veux bien devenir grand patron et accumuler toutes les heures supplémentaires du monde s’il m’est donné de goûter au confort de ce dossier bigrement accueillant, et résolument moderne.



Dans un registre plus abordable mais non moins majestueux, je poserais bien volontiers la lampe Chain distribuée par Nemo Cassina sur ma table de travail. Cette jolie création, que nous devons à l’architecte et designer italienne Ilaria Marelli se plie à toutes les exigences grâce à sa structure en aluminium articulée. Et pour que le cœur à l’ouvrage soit complet, elle diffuse une lumière quasi naturelle grâce à ses LED, également synonymes d’une durée de vie avoisinant les 50 000 heures. Totalement pliable, elle garantit un encombrement minimum pour tous ceux qui comme moi apprécient les places nettes et les bureaux soignés.

N’étant cependant pas complètement masochiste, il me fallait adjoindre à ce fantasme de bureau un accessoire de rêve qui ne soit pas rancardé aux confins de l’inaccessible. Entre accessoire et fourniture de bureau, le Doddlebook distribué par (je vous le donne en mille) Umbra est un cadre photo sur lequel est enchâssé un bloc notes de 80 pages, qui vous permettra de relever tous les messages de votre équipe et même de laisser libre cours à votre créativité lors des réunions et autres brainstormings…

Chère Youpi Touch, ceci est mon petit hommage personnel à ton article sur les papiers peints Pattern Tales que j’ai adoré…

Comme quoi il n’est pas complètement stérile de rêvasser au boulot…

Moralité : « il vaut mieux rêver sa vie que la vivre, encore que la vivre, ce soit encore la rêver »
Marcel Proust – Les Plaisirs et les Jours

La nature, cette inconnue

… c’est du moins la réflexion qui me vient à l’esprit lorsque je considère les créations de Bleu Nature. Non pas que je nourrisse le moindre doute quant à l’infinie fertilité de maman Déméter, mais je reste littéralement sans voix devant la finesse avec laquelle cette marque à la renommée grandissante sait s’inspirer des dons d’icelle.

Il y a par ailleurs une réelle poésie à imaginer que les accessoires et les meubles nés de l’imagination fertile de Frank Lefevbre et de son équipe sont élaborés à partir de galets, de bois, de laine et de peaux. Le principe même de Bleu Nature est exemplaire : créer et inventer grâce à et en hommage à la richesse de notre environnement.

Malheureusement Évidemment, cet artisanat de la matière brute a un coût – certain, quoique pas nécessairement outrageux -, mais quoi de plus délicieux que de se savoir propriétaire d’un exemplaire unique, d’un objet conçu, réalisé et ajusté pour se modeler tout entier à la matière première et en sublimer les formes ?

Car chaque œuvre Bleu Nature est par principe unique, car les matériaux de base ne sont pas le produit d’un moule unique, mais le fruit du hasard universel, vous avez déjà vu deux morceaux de bois rigoureusement identiques, vous ?

Outre leur caractère unique, ces créations portent en elles toute la ferveur artisanale qui a été consacrée à leur élaboration. N’y a-t-il pas une certaine poésie à imaginer que les rondins de bois qui composent la table basse Tupilak, d’abord laminés par le ressac et pétrifiés par les éléments, ont été sélectionnés, transportés et transformés pour devenir cette composition épurée, subtilement rehaussée par des cercles de métal émaillés ?

des promenades au bord de leau immortalisées

des promenades au bord de l'eau immortalisées

Si j’ignorais que Bleu Nature est une source de fierté nationale en matière de design, je jugerais que leurs œuvres sont l’incarnation idéale de l’esprit scandinave et de la tradition zen : justesse, douceur, subtilité. L’inspiration nordique n’est d’ailleurs manifestement pas niée, si l’on en croit les jolis patronymes des différentes créations, directement issus de la mythologie groenlandaise et de la sémiotique septentrionale.

Certes, il s’agit d’apprécier un style naturel qui n’est pas anodin – et je conçois qu’il puisse ne pas plaire -, mais les amateurs du genre y trouveront leur égérie.

Si tout me plaît chez Bleu Nature, je classerais parmi les plus séduisants de leurs produits la lampe Kuukku et sa rondeur bonhomme, rassurante et raffinée. Les lignes hors du commun de cet abat-jour en coton monté sur bois flotté distillent un éclat délicat et chaleureux, très à propos dans une entrée ou dans le salon, surtout s’il vous tient à cœur d’y créer une ambiance intime et romantique.

Avec un nom tout entier consacré à l’azur et à l’ailleurs, il eût sans doute été inconvenant que Bleu Nature ne se consacrât qu’aux seuls intérieurs. Avec sa collection outdoor – mais que ne renieraient certainement pas bon nombre de salles à manger – Natsiq, Bleu Nature joue la carte de la simplicité à l’état brut : les assises des sièges sont composées de planches en bois grisé montées sur un pietement en inox laqué, et, en guise de dossiers et d’accoudoirs, des rondins en bois blanc. J’entrevois cependant les remarques et réticences quant à la dureté de ce joli mobilier pour nos derrières délicats, que je peux aisément admettre…

un petit café?

un petit café?

Mais du fait même de son aspect minimaliste, ladite collection peut être aisément complétée par toute sorte de confortables accessoires.

Mais si comme moi vous n’avez pas la possibilité de vous délacer au bord de la piscine, et que votre baignoire est votre espace détente de prédilection, ne désespérez pas, le miroir Baltique et son cadre tout en ramure vous permettra de conférer à votre salle de bain une facture sereine et délicate.

D’intérieur en extérieur, que l’Esprit Matière soit avec vous !

J’veux du soleil (1) : lève-toi et marche

Changement d’heure et climat automnal, voilà qui n’est pas forcément pour donner l’envie de quitter gaillardement son nid lit douillet pour arpenter couloirs frisquets, cuisines gelées et salles de bain glaçantes…. Si certain(e)s d’entre vous ont des idées pour mettre de la bonne humeur et de la chaleur dans nos cabines de douche, qu’ils se fassent connaître!

Je n’ai évidemment pas attendu mon âge avancé et l’aventure de ce blog pour tâcher de rendre plus agréables mes lever… reste que mes efforts n’ont pas toujours porté leurs fruits, j’entends par là que je ne saute pas forcément de mon lit en entonnant un chant à la gloire des “réveils en beauté”…

Je m’emploie cependant à faire de ce moment matinal délicat le prélude à une journée réussie, dont voici, humeur et idées déco à l’appui, les différentes étapes cruciales

déco du matin, tout va bien

déco du matin, tout va bien

Première étape : le petit déjeuner, pas toujours évident quand tout est sombre et froid… autant tâcher de se réchauffer au plus vite, et pour ce faire, rien de tel qu’un bon thé.

Ah, le thé, une cérémonie à elle toute seule, les amateurs ne me contrediront pas… et pour un thé réussi, bien sûr, une eau idéalement chaude (entre 70 et 95°C selon les types de thé) est de rigueur

J’ai découvert avec émerveillement la bouilloire sans fil des Américains de Morphy Richards. En l’espèce, rien de révolutionnaire dans le mécanisme, mais quel raffinement dans l’aspect… Je ne m’attarde pas sur ses lignes élancées, son design sobre et la fonctionnalité de son anse large et de son système sans fil, non, ce qui change tout avec cette bouilloire, c’est sa transparence éclairée… je m’explique : non seulement elle est en verre teinté transparent qui permet, pour une fois, de mesurer avec exactitude le niveau d’eau de l’appareil, mais surtout dispose-t-elle d’un sublime et astucieux système d’éclairage qui se met en route quand l’eau arrive à ébullition, et enveloppe la pièce d’un halo bleuté à la puissance hypnotique incomparable.

Rien de tel pour imaginer lagunes et chaleur même dans les plus polaires des cuisines

Pour le breuvage lui-même, je suis assez puriste, le thé nature fumé restant mon optimum… Heureusement, l’engouement croissant pour ce genre de breuvage a permis de largement relever le niveau et la qualité de ces feuilles à infuser. Pour tous ceux qui souhaiteraient découvrir l’inénarrable richesse du thé qui, tout comme le vin, dispose d’une infinité de crus et de saveurs, Tea Forté propose une assez bonne entrée en matière. Le packaging est séduisant et original, avec des sélections variées – “natures” ou aromatisées, quoique j’appartienne la catégorie des puristes qui considèrent qu’un thé aromatisé n’est déjà plus un thé – présentées dans de jolies pyramides, et des coffrets réellement réussis… autant de bonnes idées cadeaux en prévision d’un Noël approchant

Il existe en outre une grande inventivité dans le domaine des réceptacles de nos liquides chauds ou froids. J’aime beaucoup le design gentiment rétro des mugs et bols Menu, leur décoration géométrique et acidulée est un hommage au designer danois Verner Panton. Petit plus, la fabrication thermos qui permet d’éviter les brûlures tout en gardant nos breuvages bien au chaud.

Si vous êtes plutôt portés sur le café, sachez que mes amis (voir le premier article de ce blog) de Bosch, toujours à la pointe, ont élaboré une cafetière digne des plus rutilants des zincs, qui propose en un tournemain la quintessence du café franchement moulu… Je sais que nous sommes là à mille lieux des jolies dosettes en aluminium qui fleurissent au rayon café de nos grandes surfaces et des machines idoines les perforant avec amour, mais, sans même tenir compte de la question environnementale soulevée par lesdites capsules, y a-t-il réellement une comparaison possible – n’en déplaise aux fans de George – entre un percolateur quasi-professionnel et un pseudo-gadget galvaudé ?

Reste cependant un souci de taille pour les moins du matin d’entre nous : celui de la lumière blafarde qui ne manque souvent pas d’aveugler nos petits yeux fatigués. Il est toujours compliqué de trouver un juste milieu entre un éclairage tamisé délicat mais peu performant et la puissance aveuglante d’un néon… A cœur vaillant, rien d’impossible, Laurent Baulé a créé une suspension dont la forme me rappelle un peu celle d’un butagaz de camping, et qui agit comme un filtre salvateur pour mettre de la gaité dans nos ampoules et un effet disco réjouissant dans nos cuisines.

Adieu réveils moroses, une journée réussie ne peut que commencer !

Rendez-vous très prochainement sur ce blog pour la suite de mes aventures déco du matin… prochain épisode : l’art de vivre dans ma salle de bain.