Le bon Saint Eloy

J’ai voilà peu dit du mal du sex-toy canin imaginé par Clément Eloy, le jour est désormais venu de rendre justice à ce jeune créateur plein de talent dont l’inventivité n’a d’égale que la pertinence et la justesse raffinée (à l’exception notable de Hot Doll, mais je ne m’épancherai pas davantage sur le sujet).

Talent, beauté, créativité et jeunesse, Clément Eloy n’a, semble-t-il, guère de défauts à son actif.

Diplômé en ingénierie de l’Institut Supérieur de Design de Valenciennes – depuis 20 ans une référence d’expertise et de rigueur dans la galaxie des formations dans la déco et le design – il n’a cependant pas pris le temps de se reposer sur ses lauriers et n’a pas tardé à investir notre quotidien en mettant son dynamisme et son inventivité au profit de grandes marques.

Il a par exemple œuvré, pour Decathlon, à la création d’accessoires de sport aussi chics que fonctionnels.

A 24 ans, il fonde l’agence Feel Addicted, véritable espace d’innovations et d’émotions entièrement consacré à l’imagination des hommes et de la vie quotidienne, Clément Eloy ausculte l’existence et conçoit des objets qui ont pour enjeu de nous faire vivre de nouvelles expériences, visuelles, gustatives, tactiles, en un mot globales, et nous conduire à goûter les saveurs ultimes du corps et de l’esprit.

Qu’on ne s’y trompe pas, Clément Eloy n’est pas un inventeur de l’accessoire, mais un créateur de réalité qui sublime la monotonie du monde.

Son ambition est durable, autant que sa profonde conscience environnementale et sa volonté de participer, par ses travaux, à la réduction de notre empreinte écologique.

C’est ainsi qu’il a conçu son le nom de Lucifer, une boîte d’allumettes toute en rondeur solide et rechargeable pour restreindre le recours au tout jetable, ou encore les corbeilles de bureau SamePaperPlayAgain qui nous prouvent magistralement que le tri sélectif peut être ludique tout autant qu’esthétique.

des poubelles qui détendent

des poubelles qui détendent

Volontiers subversif, Clément Eloy ose également explorer des domaines que la frilosité bien-pensante du monde actuel rencarderait facilement au rang des indésirables vulgaires et tabous. Il est ainsi le premier à proposer un sex-toy pour chien, malicieusement baptisé HotDoll, et dans un esprit de délicieuse fausse innocence, un capuchon de stylo tout en bonbon sucré, le désormais célèbre Suckmybic…

un crayon à déguster...

un crayon à déguster...

Alliages de matériaux nobles et de lignes conjuguant finesse et sobriété, détonants, vertigineux et uniques, les projets de Clément Eloy ne peuvent pas laisser indifférent, et corroborent avec brio l’adage trop souvent négligé : “La valeur n’attend pas le nombre des années”. (plus d’informations sur cette citation in Pierre Corneille, Le Cid (II-2) )

Ménagons-nous

des poubelles qui inspirent

des poubelles qui inspirent

Ce qu’il y a de frustrant à côtoyer au quotidien l’univers du design, c’est de déceler assez rapidement que, faute de bourse suffisamment approvisionnée, de place ou tout simplement de réel besoin, les mille et unes sémillantes inventions de la mode des objets restent pour la plupart hors de portée. J’ai par exemple récemment pris toute la mesure de la beauté fonctionnelle des poubelles Brabantia, en particulier des modèles Touch Bin qui depuis n’ont de cesse de me faire regarder avec un profond mépris ma ridicule poubelle en plastique. Malheureusement pour moi, celle-ci est encore en parfait état, et je ne suis pas si violente qu’il ne me vienne une pulsion mortifère à son égard. Mais quel effroi quand je la considère, avec son couvercle à pousser naturellement perméable à toutes les odeurs et les déchets collants. Et dire que j’ai été si heureuse lors de son acquisition, pour la première fois, j’avais le sentiment d’être en possession d’un réceptacle adéquat, vaste (30 Litres !) cylindrique, sobre enfin, qui me faisait rentrer dans la cours des grands en m’offrant de me livrer à des considérations sans fin sur les différentes marques de sacs poubelles et de ne plus me tenir à l’affût des sacs plastiques dont j’essaie par ailleurs de faire un usage des plus restreints, fausse bonne conscience environnementale oblige.

C’est donc avec une joie non dissimulée que j’ai désormais la possibilité de pallier ce manque en mesurant toute la nécessité qu’il y a à posséder une poubelle de salle de bain. Comme c’est un accessoire qui lui fait encore défaut, je n’ai pas à hésiter plus longtemps.

Cette note légère dissimule toutefois un vrai tourment intérieur pour l’amatrice d’entretien d’intérieur que je suis. Ne vous méprenez pas, j’ai évidemment plus de projets dans la vie que de vivre dans le ménage et les détergents, mais comme beaucoup, j’ai une petite tendance à la maniaquerie pour ce qui touche à la propreté, même si je ne prétends pas être irréprochable sur ce plan. Pour en revenir à mes tourments ménagers – qui rejoignent quelque peu mes difficultés au rangement rationnel de tout mon bazar -, je rêverais de renouveler intégralement tout ce qui peut participer de l’hygiène ménagère

Même cause et mêmes effets pour ce qui concerne la lessive… je n’ai pas à me plaindre puisque je dispose depuis peu d’un panier à linge sale tout à fait ravissant en bois et tissu qui serait parfait si sa qualité de fabrication relativement fantasque ne faisait se détendre les coutures pour le faire ressembler ressembler à son contenu : un amas de linge en désespérance. J’ai dans l’idée de doubler ce panier rudimentaire d’un second, plus solide sans doute – il n’y a pas que Brabantia dans la vie, visez un peu le modèle Vipp au design minimaliste irréprochable…

ceci n'est pas un thermos

ceci n'est pas un thermos

…Et de lui proposer une nouvelle destinée en le transformant en panier pour linge à repasser… car c’est bien joli de pouvoir cacher son linge sale, encore faut-il pouvoir faire de même une fois le linge propre et sec, tout le monde n’a pas la chance d’avoir une femme de ménage.

En dépit d’un équipement parfois lacunaire, j’essaie de tenir mon domicile à l’abri de la saleté. Je vous livre en bonus quelques petits trucs de nettoyage efficaces sans être trop agressifs pour l’environnement : vinaigre blanc (un grand classique) pour faire briller les chromes et éliminer le calcaire, et bicarbonate de soude pour blanchir l’émail. Toute la subtilité réside dans le fait de déposer la poudre en couche épaisse et de laisser agir quinze minutes avant de frotter et rincer. Résultat miraculeux garanti! Et pour la poussière, adoptez la glycérine : imprégnez votre chiffon de quelques gouttes de ce liquide un peu visqueux, la poussière est captée par le chiffon et vos meubles brilleront de mille feux. Si vous avez d’autres conseils de nettoyage ou des suggestions d’indispensables de l’entretien, n’hésitez pas à les laisser en commentaires!