Ceci n’est pas un oeuf

poubelle tri ovettoJ’étais bien la première à penser que dit tri sélectif, dit poubelle encombrante… C’était là faire preuve de bien peu d’imagination… Certes, il est bien sûr impossible de faire abstraction des différents compartiment qui font l’essence même des poubelles dites de tri, mais – il suffisait d’y penser ! – rien n’interdit d’optimiser l’espace et de faire preuve d’ingéniosité dans le design!Une ingéniosité qui attend sans conteste son paroxysme avec le modèle Ovetto, créée par le designer italien Gianluca Soldi.

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Une maxi corbeille pour les bureaux désordonnés (et les autres)

Si la désorganisation est ma croix mon credo, elle me pèse parfois assez pour qu’il me vienne de temps à autre des envies de grand désencombrement… Tout particulièrement, c’est mon bureau, celui-là même où une chatte ne retrouverait pas ses petits, qui mériterait un déblayage drastique des monceaux de papiers, lettres, enveloppes et autres tickets de caisse que je garde imperturbablement, généralement pour y noter frénétiquement et perdre un numéro important ou la trouvaille du siècle.

J’ai généralement peu d’affection pour les poubelles de bureau, généralement trop petites – il suffit qu’on veuille s’essayer à y jeter un papier roulé en boule pour qu’il retombe à côté – et trop peu pratiques – les chemises et dossiers périmés dont on souhaite faire enfin table-rase étant généralement plus grands que la corbeille elle-même. Sans compter qu’elles se renversent toujours, dissimulées qu’elles sont dans le recoin du bureau, au moindre mouvement de jambe.

Heureusement, Rubbermaid a pris le taureau par les cornes et imaginé une maxi corbeille en maille qui s’assume : haute, rectangulaire, sans ostentation – sans beaucoup d’élégance non plus peut-on ajouter, mais le lui demande-t-on au final ? – elle est tout simplement parfaite en compagnon de déblayage paperassier !

Ce qui ne me manque pas

Ce qu’il y a de sympathique avec le fait d’avoir un troisième enfant, c’est rien de ce qui touche au nécessaire de la petite enfance ne vous est étranger et que l’on est capable de constituer un sac de survie pour tous les imprévus en deux minutes montre en main.

Avec l’expérience, je me sens de plus en plus en mesure de discerner entre le superflu et l’essentiel (ce qui ne signifie pas que je ne sois pas adepte aussi du superflu!).

Au rang de ce qui ne me manque donc pas, il y a ceci

poubelle à couches Sangenic

Attention, je ne dis pas qu’une poubelle à couches soit foncièrement une invention inutile, son caractère indispensable me paraît même avéré dans les espaces où nos petits prolifèrent, comme dans les crèches.

Peut-être parce que nos poubelles à nous ont facilement tendance à se remplir plus vite que de raison, je n’ai pour ma part jamais éprouvé le besoin d’enfermer les restes des changes dans un récipient qui emprisonne odeurs et bactéries… et pour couper court à tout reflux nauséabond, j’ai finalement toujours trouvé que de vieux journaux offraient un emballage tout à fait pratique.

Et je ne dis pas cela seulement parce que j’ai toujours eu les plus grandes difficultés du monde à jeter la couche correctement dans le sac de cette poubelle et à tourner correctement le mécanisme après avoir refermé le couvercle !

100 % VIP(P)

C’est l’été, entre torpeur et vacances, je me sens un devoir de vous proposer un peu de culture déco en lançant une grande série ludo-éducative :

Toi aussi découvre l’histoire qui se cache derrière une marque “.

Aujourd’hui, penchons-nous sur la marque Vipp, un bonheur de design scandinave aux origines danoises bien ancrées… Saviez-vous que cette marque de prestige (si vous ne me croyez pas je vous laisse le soin de compulser les prix) devait son existence à un simple salon de coiffure ?

Non ?

Chouette, vous vous coucherez avec le sentiment d’avoir gagné votre journée !

L’objet phare de Vipp, celui par lequel la notoriété arrive, c’est la poubelle, or, ladite poubelle fut inventée le jour ou Madame Vipp, coiffeuse de son état, sollicita son métallurgiste de mari pour qu’il fabrique la poubelle de sa future enseigne.

    [La scène se passe au Danemark, en 1939]

    [Madame Vipp (de son vrai nom Marie Nielsen)] — “Dis-moi Holger, elle en est où cette poubelle? Comment veux-tu que je me fasse une clientèle si le sol de la boutique reste est couvert de cheveux ?

    [Monsieur Vipp alias Holger Nielsen] — (Elle m’agace avec ses histoires de poubelle, je suis tourneur fraiseur moi, pas Géo Trouvetou…) [tout haut] J’y travaille mon ange, j’y travaille !…

(Note de l’Auteur : les dialogues et le contexte sont purement fictionnels. Toute ressemblance avec des faits existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.)

La poubelle en question eut un succès immédiat et foudroyant auprès de la clientèle, marquant le début du succès et de la renommée pour M. Nielsen et sa création qu’il baptise “Vipp“, verbe danois signifiant “basculer”, en référence au mécanisme à pédale.

La fabrique prend de l’ampleur, mais le modèle évolue peu, gardant à cœur de conserver des lignes carrées adoucies par des angles arrondis…

Son second succès commercial, Vipp le doit à la fille cadette des Nielsen, qui reprit l’entreprise à la mort de Monsieur, et décida de proposer les poubelles aux particuliers – jusque là, seuls les professionnels y avaient accès.

Aujourd’hui, on n’arrête plus la marque : après le lancement de sa collection de linge de maison en 2006 – les serviettes en coton et fibre de bambou – ce sont les accessoires pour la salle de bain qui ont le vent en poupe… Le design reste caractéristique, mais la palette (y compris graphique) se diversifie, et il est à parier que la petite marque danoise nous réserve d’autres surprises pour les saisons prochaines…

Serais-je victime d’une malédiction sanitaire ? c’est bien inconsciemment que les derniers posts en date sont consacrés à une thématique commune :)

Coup de balais

Voilààààààà, c’est finiiiiii

De retour au bureau, j’ai consacré ma journée de complète démotivation retour au labeur à nettoyer comme il se devait tout ce que mon ordinateur contenait de choses inutiles, à commencer par les 153 spams de ma messagerie, un vrai bonheur…

Forte de cette mise en jambe, j’en fus quitte pour réitérer l’opération en version légèrement plus salissante une fois rentrée dans mon doux foyer, qui eut le bon goût de me rappeler que j’avais inopportunément omis de libérer le réfrigérateur de denrées qu’une semaine de repos au frais avaient transformées en joyeux bouillon de culture.

Je vous ferai grâce des détails les plus sordides du film d’horreur alimentaire qui se joua dans ma cuisine, lequel me permit une nouvelle fois de remercier le ciel Brabantia pour la qualité de ses poubelles, je ne me lasse pas de la mienne

A Paris, comme, je le suppose, dans de nombreuses agglomérations, le fait de jeter ses déchets est un remue-méninge à soi tout seul, surtout quand on se penche sur la question de savoir si tel emballage a sa place dans la poubelle jaune (déchets recyclables, poubelle à valoriser en priorité !) ou dans le container vert (ce vulgaire contenant du tout-venant ordurier)…

Le tri sélectif à Paris ou l'imbroglio au quotidien

Avouons-le cependant, cette pratique aussi ludique que citoyenne comporte un dommage collatéral non négligeable : la propension à démultiplier les poubelles ou ce qui peut en tenir lieu. (je suis une grande adepte des sacs en papier pour les emballages, en dépit de leur absence totale de glamour).

Heureusement, les poubelles à tri sélectif se développent de plus en plus, même si continue de me demander pourquoi elles ne comportent généralement que deux compartiments alors que pas moins de quatre seraient nécessaires :

1 pour les déchets basiques (la fange de nos déchets),
2 pour les déchets recyclables (ceux que l’on est fier de jeter alors que nous ferions mieux de réfléchir à leur outrageux foisonnement),
3 pour le verre (hips),
4 pour le compost (à suggérer à votre copropriété/concierge comme engrais naturel pour les plantes du lotissement, vous m’en direz des nouvelles).

Admettons que l’on passe outre ce dernier, encore assez peu répandu dans les habitats collectifs urbains, il n’existe que de rares maques à pratiquer le trois-en-un :

L’Américaine Rubbermaid, avec son modèle en plastique qui gagnerait sans doute à faire quelques efforts esthétiques mais est tout de même plutôt originale avec sa forme en corole s’ouvrant, par pédale, sur trois compartiments colorés et amovibles, le tout pour une contenance globale honorable de 40 litres.

L’Allemande Hailo avec son modèle Trento öko trio disponible en plusieurs versions. Géométriquement irréprochable, cette poubelle teutonne ne fait pas de jaloux et révèle, toujours par pression de la pédale, trois seaux rectangulaires, eux aussi toujours colorés et amovibles, contenant chacun 11 litres.


Évidemment, si votre espace vous le permet, vous pouvez également accoler plusieurs grandes poubelles “classique” et les différencier par coloris !

Deep purple

Ayant toujours eu un goût prononcé pour toutes les variations de la gamme chromatique entre le violet et le lilas, j’ai plutôt tendance à me réjouir de la prise de conscience de la mode actuelle pour ces coloris trop souvent dénigrés… avec parfois un brin de nostalgie pour l’époque où ces tons pénétrants étaient encore confidentiels, j’avais alors encore l’illusion d’être au rang des happy fews détenant le bon sens inné du goût et de l’élégance :)
Avez-vous remarqué qu’après le vêtement, le mauve envahit l’intégralité des secteurs ayant de près ou de loin trait à l’ornement – je choisis à dessein ce terme un peu précieux qui est suffisamment vague pour concerner pléthore de domaines – ? Cela est si vrai d’ailleurs que même la pomme de terre vitelotte bleu violacé qui ne brille pas nécessairement par sa saveur se fait de plus en plus présente même dans la grande distribution – cf. le rayon chips de la plupart des enseignes.

produit de la pêche aux bonnes idées violettes

produit de la pêche aux bonnes idées violettes

Désormais, je me sens un peu comme un enfant dans un magasin de jouets, la tendance me permettrait presque d’offrir à mon appartement un total look placé sous le signe du pourpre.
Côté cuisine et arts de la table, la toute jeune marque Fous de dinette est à la page et propose toute une série d’accessoires et de linge de cuisine où le violet est à l’honneur… sans compter l’inventivité avec laquelle elle revisite assiettes et plats où batifole une ménagerie de silhouettes aux lignes très épurées qui permettent de réaliser une table originale, à la fois dépareillée et élégante. Je rêverais de combiner ces différents motifs pour un repas sur le thème de l’exotisme ou des végétaux ! … et d’y associer les calices mauves transparents de la dernière collection Cristal d’Arques… cette gamme néo-baroque de ce mastodonte de la verrerie me permet aussi de réviser mon jugement sur le caractère un peu galvaudé des Cristal d’Arques … j’avais un souvenir prégnant du kitch tordant des publicités de mon enfance, mea culpa.
Même les toilettes s’ouvrent à la noblesse violacée. Le constructeur Vipp décline depuis peu ses modèles. Outre une colorisation fort agréable des poubelles à pédale caractéristiques, une gamme de produits dérivée a vu le jour. Je trouve la gamme violette particulièrement réussie avec des tons presque fluorescents qui égaient une pièce capitale pour la maison et notre réputation.

Dans un registre moins accessoire, je remarque que le violet peut investir des dimensions plus conséquentes, chaises, poufs ou canapés par exemple. Les designers belges de Sit on It sont très créatifs dans ce domaine avec plusieurs gammes de coussins à microbilles qui sont à mille lieux de l’horrible pouf en poire des décennies passées – c’est une expérience personnelle, mais je me rappelle encore de l’héritage d’un pouf poire noir dont les coutures craquaient de partout et libéraient des jaillissements de microbilles qui se répandaient partout dans l’appartement. C’était très amusant au demeurant, mais beaucoup moins sympathique en terme de ménage, plusieurs années après, j’en retrouve encore dans l’aspirateur. Depuis, j’en ai conçu une sainte haine de ce genre de pouf. Avec Sit on it, le problème de la fontaine aux perles se pose moins, les coutures étaient réduites à la portion congrue. Parfaitement adaptable à la forme du corps, ces coussins semblent tout indiqués pour toutes les occasions, et bien sûr, Sit on It a eu la bonne idée de les décliner en un joli coloris mauve violacé.
Chez Nanimarquina aussi, le pourpre est à l’honneur. J’ai déjà dit tout le bien que je pensais de cette formidable créatrice espagnole et de sa démarche résolument éthique et équitable, bis repetitas donc, car non contente de réaliser de magnifiques tapis, Nanimarquina conçoit aussi des accessoires irrésistibles, comme les coussins en parallélépipède Zoom ou les poufs Tomato à la forme évocatrice. S’ils existent en plusieurs coloris, je fonds naturellement devant les modèles violets mats, qui me semblent conférer une réelle profondeur en même temps qu’une invitation au plaisir de la vie.

La liste pourrait être longue, et il n’est pas dit qu’elle ne s’allongera pas. Mais que les amateurs d’autres couleurs se rassurent, je ne suis pas exclusive, d’autres tons viendront.