In vino veritas

Noël approche, et comme chaque semaine, je vous propose ma sélection de cadeaux chics et chocs qui vous permettront de faire fureur sous le sapin.

Avez-vous remarqué que les arts de la table sont sur le point de supplanter les passions et passe-temps les plus fondamentaux de la fin du XXème siècle ? Exit les abonnements aux clubs de sport du quartier ou les soins en institut – sauf si ceux-ci sont destinés à vous Messieurs -, désormais, la détente hors temps de travail se joue sur le terrain des ateliers culinaires et autres cours d’œnologie. A ma grande honte, je dois bien reconnaître que je suis devant l’univers des vins aussi pure qu’un chaton qui vient de naître. A peine saurais-je distinguer un très grand cru du Beaujolais nouveau, et comme je n’ai jamais arrondi mes fins de mois estivales en me lançant dans l’aventure des vendanges, j’ai également de véritables et profondes lacunes sur la géographie des cépages. J’appartiens de ce fait de plein droit au public-cible des innovations marketing dans le domaine.

Si mon emploi du temps de ministre et le fait que je ne sois pas titulaire du petit carton rose m’empêchent à ce jour d’orienter mes prochaines vacances sur la route des vins, je pensais suggérer à Papa Noël d’aller faire un petit tour du côté de l’Atelier du Vin et de me ramener dans sa hotte le coffret du parfait candide de la dégustation : le coffret Wine discovery, réalisé sur le principe “apprendre en s’amusant”, capsules olfactives et fiches de dégustations à l’appui… Un cadeau tout trouvé si vous avez déjà épuisé le concept de la sélection de grands crus envoyés à domicile, ou en préalable à cette délicate attention. (et je sais de quoi je parle).


    Forte de cet apprentissage, je serai peut-être en mesure, l’an prochain, de consacrer mes efforts et mes recherches à la meilleure façon de gérer ma cave personnelle en dépit de l’absence cruelle d’espace idoine.
    Si vous faites partie de ceux qui jouent déjà dans la cour des grands, voici quelques salutaires trouvailles, qui vous permettront, je le souhaite, d’optimiser votre organisation et renforcer vos qualités d’hôte de bon goût.

      Du côté de chez Menu, vous trouverez un rack design tout en verticalité et aux lignes très douces, qui, sur votre mur, accueillera vos meilleures bouteilles en une subtile suspension défiant les lois de la pesanteur, mais non de la mécanique. Disponible en acier chromé ou en noir laqué, il se paie même le luxe de convenir à tous les genres et tous les goûts.

      en apesanteur

      en apesanteur

        Si vos pièces vous le permettent, je ne saurais cependant que vous conseiller de porter votre attention au Range-bouteilles Cru de chez U+, qui est véritablement un de mes coups de cœur du moment. Rappelant les casiers en terre cuite qui, dans certaines régions, servent effectivement à entreposer bouteilles et flacons, cette petite étagère à compartiments ronds est par essence dédiée à l’œnologie.

          Composée de 12 cylindres, elle a été intelligemment conçue, puisque ces derniers sont de diamètres variables, rendant ainsi possible le rangement de gros calibres qui, en règle générale, font notre fierté autant que notre embarras car ils s’accordent mal avec les dimensions de nos cuisines.

            Enfin, si, l’expérience aidant, vous cheminez de plus en plus sûrement sur la voie de l’expertise et prêtez une attention totale et absolue au conditionnement de vos bouteilles, la cave à vin miniature Sowine de chez ArteVino fera certainement votre bonheur. Avec elle, tout ce qui peut comporter d’espaces superflus a été supprimé, dont l’aboutissement est ce cube hautement technologique composé de deux compartiments totalement indépendants l’un de l’autre, et qui vous offriront de savourer dans les meilleures conditions le Montbazillac pour vos toasts de foie gras à la compotée de figues fraîches, et le Mouton-Cadet pour votre faisan farci aux agrumes et aux raisins. Et pour bien faire, ArteVino n’a naturellement pas oublié l’essentiel : cette mini-cave (qui fonctionne sur secteur et vous garantit une consommation réduite) est plus que plaisante à observer, avec ses angles adoucis et ses reflets argentés.

            A toutes fins utiles, permettez-moi, en guise de salutations, de jouer les moralisatrices et de vous rappeler qu’en toute circonstance, le vin comme tout alcool ne se savoure que dans la modération.

            Ranger la vie

            Des boîtes de rangement comme on les aime

            Des boîtes de rangement comme on les aime

            Si vous faites partie de ceux qui ne font que rêver à un intérieur beau et net sans jamais accéder à cette aspiration élémentaire, ce sujet devrait vous intéresser. Comme vous, je suis une désorganisée-née, incapable en dépit de toute ma bonne volonté de ranger et archiver comme il se doit papiers, documents, magazines et autres bibelots. C’est bien simple, plus je m’y essaie, plus l’immensité de la tâche me désespère.
            Le bon côté des choses, c’est qu’en contrepartie je suis toujours à l’affût du moindre accessoire qui me permettra de mettre un terme au capharnaüm ambiant. Je vous en particulier une passion absolue aux boîtes de rangement. Attention, pas ces boîtes en carton tristounettes et furieusement conventionnelles, non, je parle des véritables boîtes à archivage en dur, avec ou sans couvercle, mais dont la solidité laisse au moins espérer qu’on n’y entrepose davantage qu’un dossier et quatre enveloppes.
            Toutes les occasions sont bonnes pour en acquérir une : une flânerie chez le papetier du coin, une ballade dans un centre commercial inconnu, une couleur, une matière attrayante… En bonne fashion victim de l’accessoire de rangement, je pourrais même désormais archiver l’histoire de mes trouvailles dans une nouvelle boîte…
            Je m’interroge continuellement sur le bien-fondé et l’efficacité de cet engouement, avec les années, je dois reconnaître que mon petit plaisir a plutôt tendance à accumuler les problèmes qu’à m’épauler dans mon espoir de devenir un jour la gérante efficace de mon chez-moi. On ne se refait pas… dernièrement, j’ai complètement fondu devant une boîte pliable en simili-tissu achetée dans un grand magasin de bricolage à l’enseigne verte et blanche. Naturellement, cela n’a pas révolutionné les choses, tout s’accumule et se bouscule, mais au moins suis-je heureuse en ouvrant mon armoire de découvrir ce rangement fidèle déjà débordant de mille petites choses aussi inutiles qu’indispensables. A présent, ai-je vraiment envie de compléter le lot et de retourner acheter tous les coloris disponibles? Pas si sûr…

            Alors, naturellement, quand j’ai découvert l’existence des boîtes de rangement en cuir Calligaris – tant de beauté suave en un si petit objet, le designer ne pouvait être qu’italien – mon sang n’a fait qu’un tour et mon cœur à tremblé. Une nouvelle tentation s’offre à moi avec la promesse d’une addiction durable. Élégantes, sobres, spacieuses, solides, il semblerait qu’elles rassemblent beaucoup de qualité… Je n’ai pas encore franchi le pas de l’achat, pour une fois le prix est tout de même plus conséquent – mais ma paix intérieure ne vaut-elle pas un véritable investissement? -, mais il est fort à parier que je ne saurai pas longtemps résister à cette tentatrice à manipuler qui libérera les trésors de mon imagination pour inventer la bonne tenue de mes affaires… Verdict après expérience !

            Toutou you too – le chien dans le design: de l’art et du cochon

            Quand l'univers canin inspire le design

            Quand l'univers canin inspire le design

            Avez-vous remarqué combien nos compagnons à quatre pattes inspiraient les créateurs du moment? Qu’il s’agisse du fond, de la forme ou de l’usage, la référence animale, en particulier canine, est constante…

            Naturellement, un certain nombre de ces réalisations, quoique d’un caractère révolutionnaire relatif, ne peuvent pas ne pas être plaisants, voire attachants, voire indispensables, à l’image de plusieurs doudous repérés au gré de mes flâneries. La société Anima Peluches, spécialisée dans la fabrications de peluches ultra réalistes, a évidemment investi sur l’aspect attachant et sécurisant du meilleur ami de l’homme en version inoffensive et furieusement douce. Mais j’ai plus encore craqué devant les doudous en crochet de la créatrice néerlandaise – son nom ne l’indique pas! – Anne-Claire Petit.
            Cette femme propose une véritable ménagerie de jouets petits et grands, tricotés main et en coton bio… mais elle semble avoir été gagnée par la fièvre canine, et a le mérite de proposer des modèles de toutous un peu différents de ceux que l’on rencontre habituellement, comme les bassets ou les terriers, le tout déclinable en plusieurs tailles et coloris, des plus sages aux plus psychédéliques…

            Mais le meilleur ami de l’homme inspire bien au-delà des accessoires pour enfants, à l’image des designers déjantés de Normann Copenhagen qui ont eu l’idée d’un cache-câbles ma foi assez élégant et astucieux en forme de chien. Si le côté ultra fonctionnel de Woofy – c’est son petit nom – peut laisser songeur, je ne suis personnellement pas insensible au design global de l’objet, et au fait qu’il pourrait m’être bien utile pour me débarrasser des fils qui traînent partout chez moi.

            Pour filer jusqu’au bout la métaphore canine, impossible de passer à côté de ce qui à mon humble avis mérite le hot d’or de l’accessoire le plus vulgaire du moment, j’ai nommé le Sex Toy pour chien Hot Doll dont l’arrivée sur le marché est salué avec une bonhommie déconcertante par l’ensemble de la presse spécialisée… Sans nier le fondement créatif de cette invention (?) du brillant designer Clément Eloy et la libido débordante de Rex, je dois bien dire que cet étrange croisement entre un lévrier et un canard sauvage à l’orifice évocateur ne m’inspire pas outre mesure. Mais je mets cette frilosité sur le compte d’un arrière-fond d’éducation luthérienne… N’en déplaise à ses créateurs, je reste sceptique quant aux vertus de l’engin sur le bien-être de Rex, sans parler des doutes qui m’étreignent quant à son entretien… Je m’arrête là, sinon je vais être obligée de crypter.
            Je suis en revanche beaucoup enthousiaste devant un autre produit dédié, très conventionnel peut-être, mais dont la fabrication semble tout simplement réinventer le principe de la corbeille pour les dodos de Médor. Les Belges de Sit on it ont eu la brillante idée de réinventer le concept pour nous permettre d’offrir à notre meilleur ami un tatami qui soit autre chose qu’un monceau inénarrable de tissus râpeux recouverts d’une couche de poils, et à la propreté discutable en dépit de tous nos efforts. Non seulement leurs poufs sont élégants et ultra simple à entretenir car en nylon, mais également finement décalés grâce à la légende latérale qui confère une touche d’humour et de fantaisie à l’ensemble.