… Amour à savourer jusque sous vos pieds et vos tables basses grâce au confortable tapis Paris (même si je me demande bien pourquoi il a été baptisé ainsi, et non Love, tout simplement ?) édité par Angelo.
Happy 2012 !
… Amour à savourer jusque sous vos pieds et vos tables basses grâce au confortable tapis Paris (même si je me demande bien pourquoi il a été baptisé ainsi, et non Love, tout simplement ?) édité par Angelo.
Happy 2012 !
Un tapis en forme de planche de surf ou de snowboard, vous y auriez pensé vous?
Diantre, c’est pourtant vrai après tout, pourquoi cantonner le tapis à de classiques formes géométriques quand tant d’audacieuses possibilités s’offrent à votre imagination ? On avait déjà le tapis fleur pour la salle de bain, pourquoi ne pas pousser un peu plus loin ?
La marque néerlandaise Arte Espina ose la différence, en créant des tapis originaux aux coloris pétillants, avec notamment sa série “Crazy Surfing” qui ne manquera pas de satisfaire les plus exigeants des ados amateurs de glisse.
Outre leur design amusant et chamarré, ces tapis sont tuftés en espirelle, une fibre synthétique dont le contact rappelle celui de lalaine et brevetée par la marque, qui résiste autant aux marques laissées par les meubles qu’aux taches… sans compter que les labels TÜV et TFI lui ont été décernés, garantissant la qualité du processus de fabrication, et son respect des normes environnementales.
Un tapis abordable, sympathique et à même de séduire nos teenagers blasés ? ça n’existe pas, ça n’existe pas !
Et, pourquoi pas ?
J’avoue, cette fois, je suis un peu perplexe et ne sais quoi penser des tapis de cuisine. A priori, l’on serait en droit d’estimer qu’ils sont à moindre frais (quoique) en mesure d’embellir radicalement cette pièce maîtresse, dissimulant par exemple les imperfections d’un lino fatigué ou réchauffant un carrelage un peu trop froid…
Certes, néanmoins, et sans être une une maniaque de la propreté, je m’interroge sur le bien fondé hygiénique d’un accessoire déco de prime abord intéressant… Pour avoir vécu quelques mois dans une cuisine au carrelage noir, j’ai pu constater avec un étonnement mêlé d’effroi qu’un sol de cuisine n’est rien moins qu’un puits à saleté sans fond.
Je ne remettrai certainement pas en cause le confort manifeste du modèle capitonné – une tendance du moment ! – de chez Umbra, mais je crains qu’il ne soit, comme les autres de ses congénères, une occasion supplémentaire de passer plus de temps à épousseter, balayer et nettoyer qu’à profiter d’un intérieur de bon goût !
N’ayant pas, je vous le rappelle, la télévision, je serais bien en peine de vous fournir un compte-rendu détaillé d’une célèbre émission de real-tv…
Non, si bonheur champêtre il y a, il sera le fait des paisibles ruminants qui accommodent nos trajets en train et en voiture.
Le rapport avec le champ décoratif ?
J’y viens, j’y viens…
Vous savez sans doute que la peau de vache est un élément incontournable de toute décoration qui n’a pas honte d’affirmer son admiration pour le stye champêtro-naturaliste emprunté aux ranchs texans. Au demeurant, fouler au pied le cuir – fort doux - de Pâquerette transformée en descente de lit ne me pose pas tant un problème moral qu’esthétique.
Tout d’abord, j’ai toujours eu un peu de mal avec les contours mal définis… rien ne me met plus hors de moi qu’un tapis qui rebique, alors si en plus les coins sont démultipliés par une forme non rectangulaire, je ne réponds plus de rien !
Et puis reconnaissons-le, toute confortable et lustrée qu’elle soit, une peau de vache à l’état brut confère une petite touche taxidermiste à une décoration qui ne peut pas être du goût de tous.
Angelo semble avoir surmonté la difficulté avec le tapis Rodeo. Ici, la peau de vache a été découpée, teinte, travaillée et agencée de façon à se présenter sous une forme plus classique, et en même temps diablement originale.
J’aime beaucoup l’idée des ronds de peau – mais ils seraient en tissu que je les aimerais tout autant – cousus ensemble et qui proposent une mosaïque de couleurs et de formes très réussie, qui changent – précisément - des uniformes tapis de salon traditionnels.
Le bas blessera en revanche au niveau de l’entretien, le tapis étant constellé de ronds, il est aussi forcément “troué” de partout…
Il faudra donc sans doute une sacrée dose de patience et un aspirateur des plus précis pour venir à bout des miettes répandues dans toutes ces interstices…
Décidément, la perfection n’est pas de ce monde.
Même si je ne suis pas, loin s’en faut, amatrice du genre, je ne rechigne cependant pas à reconnaître une idée intelligente et intéressante… c’est le cas pour deux nouveaux modèles fort sympathiques :
Avis aux âmes d’enfant – qui n’est pas bercé par la nostalgie réconfortante de l’école primaire…? -, voici une vraie trouvaille, le sticker marelle, simple, élégant, discret parce que dépourvu des inévitables fioritures dont la tendance vire de plus en plus sûrement à la surcharge…
C’est à Alaro et au talent fertile de sa créatrice Bérangère – qui réussira peut-être à me réconcilier avec les stickers – que nous devons cette marelle et innocente comme si elle venait d’être tracée à la craie… C’est en quelque sorte une idée de cadeau toute trouvée qui aura en plus le mérite de détacher petits et grands de la console pour les amener, mine de rien, à des jeux de plein air indoor…
Et si comme moi vous êtes un devenu Docteur ès taches à force de devoir réparer vos maladresses, ou si vous en avez assez de vous demander s’il faut oui ou non mettre du sel sur du vin rouge (la réponse est non), pourquoi ne changer de revêtement et opter pour le sticker tapis imaginé par les Invasions Éphémères, emmenées par la foisonnante et ravissante Sofia Antonovich ?

supprimez l'angle mort
Ses arabesques florales lui confèrent un petit côté Laura Ashley tout à fait dans la tendance cocooning du moment. Composé de quatre panneaux triangulaires qui peuvent s’associer au centre de la pièce, il est aussi très élégant comme ornement d’angle, pourquoi pas dans une cuisine ou sous le porte-parapluie de l’entrée.

plus d'inquiétudes...
Une véritable aubaine, quoi qu’il en soit, que ce tapis, pour tous les Pierre Richard en herbe ou en chair : il se nettoie à l’éponge, résiste aux griffes comme aux coups de talons, et ne risque pas de devenir une pouponnière à poussière.
*La réponse est : les adhésifs vinyles, plus couramment connus sous le vocable anglo-saxon de stickers. Petit aparté étymologique, sachez par ailleurs que le substantif adhésif est issu du latin adherare: être fermement attaché à quelque chose, et que le verbe anglais to stick serait issu d’un terme proto-indoeuropéen faisant référence à ce qui reste définitivement en place… intéressante nuance, n’est-il pas?
Et pour un total look à la gloire de nos sous-sols urbains, vous pouvez même donner le la de vos inspirations citadine dès le seuil de votre demeure, avec ces paillassons circulaires imitation plaque d’égoût frappés aux lettres de votre cité de prédilection (quoiqu’il ne faille pas être amoureux de Stockholm ou Kuala Lumpur, à ce jour, vous pouvez vous imaginer être à Londres, New York ou Paris). Il est en pneu recyclé, comme son lointain cousin de chez Nanimarquina, et rend hommage à toutes les inventions qui refusent le gaspillage.
Petit bémol cependant, je ne suis pas foncièrement convaincue de la haute fonctionnalité d’un paillasson rond… à moins d’avoir une porte concave… avis aux créateurs.
Ultime hommage – floral cette fois – à la DDE : ce vase-plot en céramique très astucieux, idéal pour tous les lofts et intérieurs inspirés du design industriel.
A bientôt pour de nouvelles tendances déco…
En règle générale, les tapis ne m’inspirent guère. Véritables usines à poils et à poussière, pouponnières à miettes – vous avez remarqué que plus nous les secouons et aspirons, plus ils semblent regorger de délicieuses surprises? -, ils sont aussi les réceptacles privilégiés de toutes sortes de liquides, de préférence collants…
Ils ne trouvent guère plus grâce à mes yeux au niveau de leur effet ornemental, se rapprochant plus du moment kitch incontournable que de l’objet de déco indispensable… Mais la créatrice espagnole Nani Marquina me confronte avec grâce à tous ces a priori. Premier choc pour la sceptique que je suis : pour la première fois, ces tapis me font l’effet d’une grâce esthétique hors du commun. Beaux voire sublimes, ils incarnent à eux seuls le bon goût et la douceur à laquelle nous aspirons – je l’imagine – tous. Deuxième choc : au-delà de cette réussite, je découvre l’engagement de Nani Marquina et de sa société contre le travail des enfants et sa participation assidue aux programmes de coopération régulés que l’on traduit souvent par le terme de “développement durable”. Si les inventions sont multiples et toutes plus raffinées les unes que les autres, l’investissement est de son côté radicalement citoyen. Les créations Nanimarquina sont réalisées à la main, notamment en Inde et au Pakistan, encourageant ainsi l’activité économique locale et promouvant de fait des techniques et savoir-faire réputés – j’ai beau ne pas trop aimer les tapis, je suis au courant de l’héritage tisserand et de la réputation d’une certaine région du monde en ce domaine.
J’ai particulièrement apprécié la série presque tri-dimensionnelle Little Field of Flowers, aux couleurs qui peuvent rappeler les quatre saisons, particulièrement charmante avec ses motifs cousus en forme de feuilles et de fleurs. Une création très originale m’a également plu, celle d’un tapis composé à partir de pneu de vélos recyclés… Une démarche originale!
Serais-je sur la voie de la réconciliation avec le commun des mortels? Quoi qu’il en soit, j’ai d’ores et déjà trouvé une marque à surveiller et à admirer, en espérant que de nouvelles collections verront bientôt le jour.